Rentrée littéraire africaine : Beyrouk décroche le Prix Kourouma

lundi 2 mai 2016
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Notre compatriote, l’écrivain MBareck Ould Beyrouk vient de remporter à Genève l’édition 2016 du Prix Amadou Kourouma avec son livre « Le tambour des larmes ». Les médias francophones du monde lui ont consacré des articles, chacun, revenant brièvement sur la trame du roman. Une jeune fille, Rayhana qui a eu le malheur de se faire séduire par un jeune citadin et de cet amour interdit, naîtra un enfant. Mais la honte sera cachée car sa mère, informée, va l’amener accoucher au bord de l’Océan atlantique, à des centaines de kilomètres du campement. Son enfant lui fit arraché et pour se venger de la tribu, elle vola le tambour sacré et se réfugia en ville, en compagnie d’une ancienne servante devenue prostituée à Atar et d’un Gorgiguen qui finira par l’amener à Nouakchott.

Ancien journaliste et fondateur du journal « Mauritanie-demain » créé dans la foulée du multipartisme au début des années 90, MBareck Ould Beyrouk, 59 ans, est né à Atar d’un père instituteur.

Tour à tour, MBareck Ould Beyrouk a été membre de la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel (HAPA), président de la Télédiffusion de Mauritanie, Secrétaire général du ministère de la Jeunesse et des Sports. Aujourd’hui, MBareck Ould Beyrouk est conseiller à la Présidence de la République. Il compte à son actif quatre ouvrages, « Le tambour des larmes », « Et le ciel a oublié de pleuvoir » (2006), « Nouvelles du désert » (2009) et « Le griot de l’émir » (2013).

Cité par Jeune Afrique, Rommuald Fonkoua, directeur du Centre international d’études francophones de l’Université Paris-Sorbonne, dira de MBareck Ould Beyrouk qu’il est « un conteur » soulignant que le « Tambour des larmes » est son roman le plus abouti et qu’il « pose comme ses ouvrages le problème du rapport complexe entre la tradition et la modernité ». Selon lui, « il est le premier en Mauritanie à l’avoir fait ». D’autres témoignages ont été recueillis, notamment ceux de l’Universitaire Idoumou Mohamed Lemine mais aussi ceux de l’écrivain touarègue Intagrist, sur la poétique de MBareck.

Pour sa part, l’éditrice des Editions Elyzad de Tunis, Elisabeth Daldoud, trouve que MBareck Ould Beyrouk est l’un « de ses meilleurs auteurs », le plus dans les échanges. Selon elle, « il a un rapport au temps qui vient tout droit du désert et il n’est jamais en tension ».

Déjà Beyrouk serait sur un autre ouvrage qui raconte l’histoire d’un garçon perdu des quartiers populaires de la capitale où règne la violence urbaine.

C.A





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