Verrouz et d’autres voix tout en haut de l’affiche au 4e festival cultures métisse

jeudi 10 novembre 2016
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Au fil des ans, le festival cultures métisse est devenu un conte où se côtoient des personnages musicaux haut en couleurs et un public bigarré.

Un évènement qui s’accroche, poings fermés et pieds liés, contre vents et marrées… Cette année, ces partenaires ont répondu présent : le Service de coopération et d’action culturelle (SCAC) de l’ambassade de France à Nouakchott, le ministère mauritanien de la culture et de l’artisanat, l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Nouakchott, Mattel (sponsor officiel)…

Pour Lamine Kane, silhouette frêle et regard imbriqué, par ailleurs patron de cet évènement, qui en était cette année 2016 à sa quatrième édition, il fallait mettre les pieds dans la pâte.

Cette année, le festival cultures métisse a connu quelques bouleversements avec des programmations musicales à PK9, Sixième arrondissement et Arafat. Pendant deux jours, les jeunes de ces deux moughataas de Nouakchott ont suivi des projections de films sur le terrorisme et l’immigration, tout comme ils ont pu s’enthousiasmer devant des concerts de musique qui a réuni des dizaines d’artistes peu en vue…sur les grandes scènes à Nouakchott. L’occasion de faire passer des messages.

"C’était une manière pour nous de sensibiliser les jeunes sur les dangers qui peuvent les guetter. Lorsque vous allumez la télévision, ce sont les guerres, l’immigration clandestine…Regardez aujourd’hui la migration des Syriens. Qu’est-ce qui a déclenché ça, c’est l’Etat Islamique, le terrorisme. Les jeunes de la banlieue sont largement vulnérables dans la mesure où ils n’ont aucune activité, n’ont rien à faire", explique Lamine Kane, promoteur du festival cultures métisse.

Le grand temps fort de cet évènement fut le 28 octobre, à l’Institut français de Mauritanie, partenaire traditionnel du festival cultures métisse depuis son lancement en 2013. Quatre spectacles étaient à l’affiche. Il s’agit de celui du sénégalais Carlou D, Cee Pee (Mauritanie), Verrouz Mint Seymali (Mauritanie), Dioba (Mauritanie, finaliste Prix Rfi découvertes 2015) et Le Calame (France).

Ils y sont tous allés de leur groove pour faire danser le public amassé devant la scène. Tantôt les cris de joie prenaient le dessus sur la musique. Tantôt, ce sont les pas de danse qui l’emportaient. Pêle-mêle et ambiance au rendez-vous. Ce soir, les rares personnes qui se sont déplacées ont retrouvé le plaisir de se lâcher. De Carlou D à Verrouz Mint Seymali, en passant par Dioba ou encore Cee Pee…Chaque chanson de ces artistes qui se sont succédé sur la scène était reprise en chœur.

"Le public était chaud", s’enthousiasme à la fin de son spectacle Verrouz Mint Seymali qui a fait danser le public sur les notes de la mythique chanson "Richetoun" de sa feue mère, Dimi Mint Abba, décédée le 04 juin 2011 à Rabat, au Maroc.

Autre enthousiasme, c’est celui suscité par la session musicale entre la mauritanienne Dioba et le groupe français, Le Calame, qui en est à sa deuxième venue à Nouakchott, dans le cadre du festival cultures métisse. Le public a pu découvrir leur travail né d’une résidence musicale qui s’inscrit dans le sillage de la philosophie du festival placé sous le slogan du métissage des cultures.

"En cinq jours, nous avons composé des morceaux où l’on s’invite sur le répertoire de l’autre à travers les différents langages mais aussi à travers la culture musicale, dans la façon de faire de la musique. Nous avons passé des jours à échanger pour trouver les chemins et les compromis. Ce soir, sur la scène, face au public, nous avons pris du plaisir. Les gens ont dansé et applaudi. C’était chouette", explique Clémence De La Taille, membre du groupe français Le Calame.

"Les spectacles étaient très frais", se réjouit le directeur de l’Institut Français de Mauritanie (Ifm), Stéphane Blanchon, lequel saluait quelques minutes plutôt sur la scène, lors de son mot de bienvenue, au public et aux artistes, le "travail de fond" de Nouakchott Music Action (NMA), initiateur du festival cultures métisses, "pour former de jeunes musiciens".

Avec cette quatrième édition, le festival cultures métisse ajoute des cordes à son violon.

Par Babacar Baye NDIAYE
Cridem





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