Sénégal : remous politiques après le limogeage de plusieurs hauts fonctionnaires

jeudi 24 octobre 2019
popularité : 0%

RFI Afrique - Au Sénégal, beaucoup de réactions après le limogeage de trois hauts fonctionnaires, lundi 21 octobre. Parmi eux, Sory Kaba, directeur général des Sénégalais de l’extérieur, qui s’était prononcé publiquement contre un troisième mandat de Macky Sall.

Il a été limogé par le président. Ce qui pose question au sein même du parti présidentiel. La page de la présidentielle de février à peine tournée, la question d’un éventuel troisième mandat du président Macky Sall fait déjà débat.

Invité dimanche dernier sur la radio RFM, Sory Kaba déclare que la Constitution du Sénégal ne permet pas au chef de l’État de se représenter en 2024. Il est démis de ses fonctions 24 heures plus tard.

Les deux évènements « n’ont rien à voir », assure le porte-parole adjoint de l’APR, le parti présidentiel, qui affirme que « ce limogeage était dans les tuyaux depuis plusieurs semaines ».

Pour Abdou Mbow, ceux qui entretiennent le débat le feraient « à dessein », pour « polluer » le mandat du chef de l’État. Débat « hors de propos », renchérit Pape Diouf, porte-parole de la coalition de la majorité Benno Bokk Yakaar, qui insiste sur le programme du président, « l’émergence en 2035 ».

L’affaire Karim Wade évoquée aussi

Il n’empêche, la question suscite un certain malaise au sein de l’APR. Un cadre du parti rappelle que Macky Sall avait exclu publiquement l’éventualité d’un troisième mandat. Un autre qui se définit comme « frondeur » dénonce une « gestion solitaire du pouvoir », la crainte d’une « dérive monarchique », et des « sanctions » qui pourraient découler d’une prise de position sur la succession du chef de l’État.

Avec le limogeage de Sory Kaba, les départs de Moustapha Ka et Samba Ndiaye Seck, de la délégation sénégalaise au comité des droits de l’homme de l’ONU, ne sont pas passés inaperçus. Ils avaient pris position ces derniers jours sur l’affaire Karim Wade et n’avaient pas fermé la porte à une « réhabilitation » du fils de l’ancien chef d’État. Des déclarations « non conformes à la position officielle de l’État du Sénégal », selon le gouvernement.





Commentaires



New Page 1

Le Journal



   Politique  

Crever l’abcès

--------------------------

Du refus du dialogue… politique

--------------------------

Protéger les travailleurs migrants depuis et vers la (...)

--------------------------


   Economie  

Les dépotoirs de Nouakchott, les incidents de Tivirit (...)

--------------------------

Des routes, des ponts et de l’emploi, l’ambitieux (...)

--------------------------

Lancement de la première enquête sur la protection (...)

--------------------------


   Social  

L’heure est au partage du gâteau

--------------------------

Arafat ne veut pas de ses nouveau-nés

--------------------------


   Culture  

« Traversées Mauritanides » lance sa 2ème édition « Hiver (...)

--------------------------

« Décolonisation », le film de Karim Miské en avant (...)

--------------------------


   International  

Joe Biden élu président des États-Unis

--------------------------

Mali : Ibrahim Boubacar Keïta libéré ce jeudi à 3 h du (...)

--------------------------


   Médias  

Covid-19 : l’initiative Covax pour vacciner les pays (...)

--------------------------

Pandémie du covid-19 La Mauritanie se porterait (...)

--------------------------


   Sport  

Demi-finales CAN U20 - Mauritanie Les Mourabitounes en (...)

--------------------------

CAN U 20 : la Mauritanie perd sur le fil face à (...)

--------------------------