Atelier sur l’Enquête SONU 2018 Mauritanie, deux experts de l’UNFPA font le tour des partenaires

dimanche 28 juillet 2019
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En prélude à l’atelier du lundi 29 juillet 2019 destiné à la restitution des résultats de l’Enquête Rapide sur les Besoins en Soins Obstétricaux et Néonataux d’Urgence (ERB SONU) 2018 en Mauritanie financée par le Projet SWEDD, le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) a mobilisé deux experts internationaux spécialistes de la santé maternelle et infantile pour faire le tour des partenaires.

Du 22 au 25 juillet 2019, Dr. Azandegbe Nestor, Consultant international, ancien Conseiller Régional à l’OMS et ex-Représentant résident de l’UNFPA et Dr. Dahada El Joud, MPH, PhD en Santé de la Mère et de l’Enfant, Consultant international, accompagnés de deux cadres de l’UNFPA, Bocar MBaye, Chargé de Programme Santé de la Reproduction (SR) et Planification Familiale (PF) et Brahim Vall Mohamed Lemine, Chargé de Programme Population et Développement, ont fait le tour de certains partenaires intervenant dans le domaine de la santé maternelle et infantile pour les préparer à l’atelier du 29 juillet 2019 relatif à la restitution de la dernière enquête sur les SONU réalisée en 2017-2018. Cette enquête a été menée dans 9 régions sur les 15 que compte le pays.

Dans toutes leurs rencontres, les experts ont insisté sur la nécessité de mettre en place des SONU de qualité dans les centres de santé, soulignant qu’en agissant sur les grossesses et les accouchements compliqués, qui ne représentent que 15% de cas, on réduit de trois quart le nombre de décès maternel et infantile, et cela en l’espace de 3 à 5 ans.

PNSR. Au cours de leur entretien avec Dr. Sidi Mohamed Abdel Aziz, Coordinateur du Programme National de la Santé de la Reproduction (PNSR), la discussion a buté essentiellement sur les critères de classement des SONU en SONU B ou SONU C, trouvant que pour une ou deux fonctions manquantes (banque de sang et aspirateur manuel en général) sur les sept ou neuf retenues par les normes internationale, un pays comme la Mauritanie se retrouve avec une seule structure classée SONU B.

Projet SWEDD. Avec M.Mélaïnine Eyih, Coordinateur du Projet « Autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel » ou Projet SWEDD, le débat a porté sur l’absence du volet Santé de la Reproduction, pourtant prévu initialement, dans les projets financés par le projet SWEDD, notamment dans sa composante 2. Il a cependant indiqué les efforts consentis dans l’achat et la mise à disposition des médicaments ainsi que dans la formation des élèves et le renforcement des capacités des praticiens au niveau de l’Ecole Nationale Supérieure des Sciences de la Santé (ENSSS). Les résultats de l’ERB SONU 2018, permettront selon lui la mobilisation des ressources pour la SR dans le Projet SWEDD Phase 2.

ENSSS. Avec Dr. Zeynabou Haidy Haimoudan, Directrice de l’ENSSS, l’accent a été mis sur la formation des élèves, notamment les sages-femmes, dans la prise en charge des urgences obstétricales. Toute la santé de la mère et de l’enfant dépend, selon les experts, de la qualité de ceux qui seront formés dans cette école, érigée grâce à l’appui de l’UNFPA au rang de Centre régional de référence régionale avec système de mentorat, a rappelé Dr.Nestor Azendegbe.

Projet INAYA. L’entretien avec M.Mohamed Mahmoud Khattry, Coordinateur du Projet INAYA lancé en janvier 2019 sur financement de la Banque Mondiale et logé au Ministère de la Santé, a permis aux experts de saisir l’importante révolution que cette unité est en train d’apporter dans le mode de financement de la santé en Mauritanie. En effet, le Projet INAYA est lié par contrat résultat aux formations sanitaires qui sont rétribués en fonction des bilans qu’ils apportent dans l’amélioration des services de santé. Le projet opère dans sa phase pilote au Guidimagha et au Hodh Gharbi, avec élargissement en 2020 au Hodh Charghi.

OMS. Dr Mohamed Ould Cheikh du Bureau OMS Mauritanie, a affirmé aux consultants de l’UNFPA que son institution « attend de voir les résultats de l’enquête pour savoir où en sommes-nous et comment épauler le pays sur la base de données fiables ». Pour des SONU de qualité, capables de faire reculer la mortalité maternelle et infantile, il faudrait selon lui, accompagner la démarche par une plus grande vulgarisation des directives de l’OMS et encourager une politique de délégation des tâches au niveau des formations sanitaires.

UNICEF. Avec Dr.Sidi Ould Zahaf de l’UNICEF, il a été plutôt question de la synergie des efforts entre les principales agences des Nations Unies travaillant sur les questions de la mère et de l’enfant, notamment dans les zones de convergence.
Banque Mondiale. Mohamed Vadel Taleb Hacen de la Banque Mondiale s’est quant à lui réjoui de la coïncidence entre l’organisation de l’atelier du 29 janvier sur les résultats de l’ERB SONU et l’arrivée d’une mission du Global Financing Facility (GFF), un mécanisme de financement mondial de lutte contre la mortalité maternelle et infantile qui vient d’accepter la Mauritanie, après deux tentatives infructueuses.

AFD. A l’Agence Française de Développement (AFD), les experts n’ont pas pu rencontrer la personne directement responsable du volet Santé (parti en congé), mais se sont entretenus avec Anne-Sixtine Vialle-Guerin, Chargée de projets-Education et qui a été chargée par son collègue absent de la remplacer. L’occasion pour les consultants de rappeler les efforts déjà consentis par l’AFD dans le domaine de la santé en Mauritanie, notamment le financement de l’enquête SONU en 2013 et sa participation active dans tout le processus jusqu’à la restitution des résultats.

AECID. L’entretien avec M.Juan Lavin Suarez, Coordinateur Général de la Coopération Espagnole en Mauritanie (AECID) a permis de constater une certaine convergence d’intérêt par rapport à la santé de la mère et de l’enfant, bien que pour l’AECID, la priorité est accordée à la malnutrition. Néanmoins, M. Juan a souligné les efforts déployés depuis des années par son institution dans la construction et l’équipement de services de santé primaire, notamment dans les régions Sud du pays (Trarza, Brakna,Gorgol, Guidimagha).

Les experts ont rencontré par la suite d’autres acteurs, comme l’Association Mauritanienne pour la Promotion de la Famille (AMPF) et la Coopération belge.

Cheikh Aïdara





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