Distribution de kits d’accouchements : 5.000 femmes rurales et 25 structures de santé à l’intérieurs du pays visées par l’opération « Halte aux décès maternels ! »

mercredi 23 septembre 2020
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Le ministère de la Santé, avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) vient d’envoyer des équipes pour procéder à la distribution de 5.000 kits d’accouchements individuels et sécurisés au Hodh Charghi, Assaba, Guidimagha, en plus du « Triangle de l’Espoir », ex-Triangle de la Pauvreté. Ces kits sont destinés aux femmes vivant dans des zones sans accès aux services de santé et à 25 structures sanitaires situées dans ces zones cibles. Cette opération coup de poing vise à réduire la mortalité maternelle et néonatale dont les chiffres restent alarmants.

Plusieurs équipes composées de cadres du Ministère de la Santé et de l’UNFPA sont sur le terrain pour procéder à la distribution d’un lot de 5.000 kits d’accouchements individuels et hygiéniques destinés à 25 structures de santé dans les Wilayas du Hodh Charghi, de l’Assaba et du Guidimagha, en plus de localités situées dans le « Triangle de l’Espoir ». Il s’agit de zones pauvres et éloignées, où les structures de santé sont peu performantes en termes d’équipements, de matériels et de personnels de santé en nombre suffisant et de qualité.

Les localités dont il s’agit sont, pour le Hodh Charghi, les postes de santé de Bousteila, Leweinat, Veinya, Feireni, MBerra, Mebdoua, Jebel et Aghor. En Assaba, sont visés, les postes de santé de Kankossa 2, Garala, Keweila, Sani, Barkeol, Daghveg, Boubaghege, R’Dheidhi, Boulehrath. Au Guidimagha, les postes de santé de Boully, Hassi Chegar Bouanz, Agoinit, Gouraye, Tachott, Meith, Bekal et Azgueilim. S’y ajoutent des localités situées dans l’ex-Triangle de pauvreté qui englobe, les Moughataas de Mbout, Barkéol et Boumeid.

Le profil des populations vivant dans ces espaces géographiques objets de la présente campagne de distribution de kits d’accouchement est caractérisé par l’extrême pauvreté, l’éloignement des structures de santé et les taux élevés de décès maternels et néonataux. Il faut rappeler que la Mauritanie enregistre un taux de mortalité maternelle de 582 décès pour 100.000 naissances vivantes et un taux de mortalité néonatale de 54 pour 1.000 naissances vivantes (Mics 2015). La plus grande partie de ces décès viennent des régions ciblées par la campagne.

L’opération en cours vient ainsi consolider les efforts que les autorités sanitaires avec l’appui de leurs partenaires, en particulier l’UNFPA, ne cessent de mener depuis plusieurs années pour réduire considérablement le taux des décès maternels et néonataux. La mise en place du Système national de surveillance des décès maternels et la Riposte constitue dans ce cadre un des outils de veille pour suivre de près ces indicateurs de morbidité pour en connaître les causes au cas par cas.

Il faut souligner que parmi les axes fixés par les autorités sanitaires pour réduire la mortalité maternelle et néonatale figure la réduction des barrières financières pour l’accès aux services de la santé de la reproduction à travers le forfait obstétrical. De 9.500 MRO qui étaient requis auprès des femmes enceintes pour avoir droit à des services complets de maternité, y compris les frais d’accouchement et la césarienne, ce prix du forfait a été réduit à 4.000 MRO, la différence étant subventionnée par l’Agence Taazour. Parmi ces femmes désormais abonnées au forfait à 4.000 MRO, l’UNFPA a pris en charge 11.500 d’entre elles, désormais dispensées de toute dépense liée à la maternité, frais d’accouchement et césarienne compris.

L’étape suivante, autre contribution de l’UNFPA à la réponse nationale pour la réduction de la mortalité maternelle et néonatale, l’équipement de 13 centres de santé de référence afin de renforcer leur plateau technique pour l’offre en soin obstétrical néonatal d’urgence (SONU) de qualité.

L’ambition des autorités sanitaires est de rapprocher les soins de santé de la reproduction des populations, notamment les femmes enceintes, jusqu’au dernier kilomètre.

Les autorités seraient encore mieux inspirées si elles tiraient leçons d’expériences qui ont réussi ailleurs, comme les « Waiting House » au Madagascar, des logements construits par l’Etat ou par les communes à côté des centres de santé, afin d’y accueillir les femmes enceintes dans leurs derniers mois de délivrance et vivant dans des zones éloignées. Ou encore, le recensement de toutes les femmes enceintes dans les villages et hameaux reculés, avec un planning de leur date d’accouchement, pour permettre au personnel de santé d’aller assister celles qui ne se présenteraient pas à la daté prévue de leur délivrance.

Cheikh Aïdara





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