« Birame Dah Abeid et le Pacte de la Renaissance », le livre de Tania Tinoco qui a fait sensation à la Sorbonne

vendredi 8 octobre 2021
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La Sorbonne, temple du savoir français en plein cœur du quartier latin à Paris, a abrité jeudi 7 octobre 2021, la présentation de la version française du livre « Birame Dah Abeid et le Pacte de la Renaissance » de l’écrivaine équatorienne, Tania Tinoco.

Publié en version espagnole, puis traduit en anglais, l’ouvrage sous sa version française, qui retrace le parcours du leader abolitionniste et parlementaire mauritanien, Birame Dah Abeid, est le fruit de la collaboration de plusieurs personnes.

Il s’agit notamment d’Antonio Sola Reche, stratège politique de renommée internationale et son épouse, Susana Gonzales, mais aussi du Mexicain, Ignacio Gomez grâce à qui Antonio Sola et son équipe ainsi que Tania ont fait la connaissance de Birame à Nouakchott en 2019.

Il y a également deux français qui ont contribué à cet ouvrage. Il s’agit en l’occurrence du photographe Mathieu Dandoy et de Juan Francisco Capunay, Master en droit international général, mais aussi du photographe palestinien résidant à Paris, Raed Bawayah.

L’équipe comprend aussi deux professionnels équatoriens, Kevin Ponce et le journaliste Rafael Veintimilla, pour la mise en page et la dernière révision et l’édition, l’Argentine Soledad Waisman pour la traduction des chapitres, ainsi que la journaliste équatorienne, Andreina Laines Herrera, pour la correction et le style.
Le livre s’articule autour de 12 chapitres, plus un prologue, une note au lecteur, deux chapitres extra, « Dernier aveu » et « Pour une cause » et enfin, des remerciements.

Les 12 Chapitres

Comme les 12 travaux d’Hercule, l’ouvrage qui est égaillé par plusieurs photos de Birame ainsi que celles de femmes harratines et quelques anciennes esclaves libérées par son mouvement abolitionniste IRA, telles que MBarka Essatim et Haby, retrace le parcours d’un homme. Il alterne dans un style simple et plaisant, des moments douloureux dans le combat contre l’esclavage, tels que les récits douloureux de quelques rescapés, les répressions et les emprisonnements successifs sous le double quinquennat de Mohamed Abdel Aziz (2009-2019), mais aussi des moments d’intimité et d’humour.

Au cœur de ce champ plein d’embuches et de surpassement de soi, une philosophie humaniste se dégage, débouchant sur une reconnaissance populaire et un couronnement internationale d’un combat qui a pris ses racines dans des promesses d’un enfant à son père, celles de Birame Dah Abeid.

Le titre de l’ouvrage est tiré d’un slogan de campagne lancé le 16 avril 2019 à l’orée de la dernière présidentielle mauritanienne à laquelle Birame avait pris part et à l’issue de laquelle il conforta sa place de dauphin et de principale option pour une alternance politique en Mauritanie.

C’est au cours de cette campagne que l’auteur de l’ouvrage, Tania Tinoco, accompagnée de son mari, ainsi que d’Antonio Sola et son équipe, fit la connaissance de Birame. De ses entretiens avec lui, elle tirera la substance de l’ouvrage qui a été présenté jeudi 7 octobre 2021 à la Sorbonne, devant un public varié de défenseurs des droits de l’homme, d’écrivains, d’universitaires, de journalistes et d’étudiants.

Le regard que jette Tania sur la Mauritanie et sur les pratiques esclavagistes qui y sévissent à travers les dix ans de combat du mouvement IRA, mais surtout son regard sur Birame et sur la société mauritanienne, donne au lecteur mauritanien l’impression d’un regard tout à fait nouveau sur tous les faits relatés. Même si certaines assertions subjectives restent discutables, comme le nombre d’esclaves en Mauritanie ou l’approche sur les ethnies minoritaires ou majoritaires, bidhanes, harratines et négro-mauritaniens.

Le discours

C’est surtout, le discours de Birame Dah Abeid (https://initiativesnews.com/birame-prononce-un-important-discours-a-la-sorbonne/), au cours de la cérémonie de présentation de l’ouvrage de Tania Tinoco à la Sorbonne qui semble avoir le plus captivé l’assistance plus que la présentation de l’ouvrage lui-même.µ

A noter dans ce cadre que l’ouvrage de Tania Tinoco est le deuxième publié sur Birame. Paradoxalement, c’est encore une étrangère. Il s’agit de la Malgache, Vanina Raliterason qui avait publié en 2017, un livre intitulé, « Birame Dah Abeid, l’enfant du pays, petit-fils d’esclave : la liberté immédiate » où elle évoque en filigrane de la vie de Birame et du mouvement IRA, l’esclavage et la torture en Mauritanie, deux luttes à mener au 21ème siècle, selon elle.

Cheikh Aïdara





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