Esclavage en Libye : Emmanuel Macron parle de « crimes contre l’Humanité »

vendredi 24 novembre 2017
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Le président français Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse à Bucarest, en août 2017.
Après la diffusion d’images d’un marché aux esclaves de migrants africains en Libye, le président de la République Emmanuel Macron a demandé une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies pour aborder la question de ces ventes qu’il qualifie de "crimes contre l’Humanité".
Emmanuel Macron a réagi mercredi au documentaire choc diffusé la semaine dernière par la chaîne de télévision américaine CNN, qui a démontré l’existence d’un marché aux esclaves près de Tripoli. Le président français a qualifié ces ventes d’esclaves de « crimes contre l’Humanité », assurant à l’issue d’un rendez-vous avec son homologue guinéen, le président de l’Union africaine Alpha Condé, que « la dénonciation de la France était sans appel ».
Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a également pris la parole mercredi devant l’Assemblée nationale pour annoncer que la France avait demandé une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies au sujet de la vente de migrants africains comme esclaves en Libye.
« Nous souhaitons que le Conseil de sécurité s’entoure des avis publics de l’Organisation internationale des migrations et du Haut commissariat aux réfugiés, pour que ces deux organismes des Nations unies rendent public l’état réel de la situation en Libye, dont fait partie la traite des migrants », a expliqué le ministre.
Le Niger a convoqué l’ambassadeur libyen
Depuis la diffusion des images, de nombreuses personnalités politiques ou issues de la société civile, mais aussi des footballeurs célèbres, se sont depuis fait entendre, et certains pays sont passés aux actes, comme le Niger qui a convoqué l’ambassadeur libyen à Niamey ce 20 novembre pour explication.
Le ministère des Affaires étrangères du Rwanda a réagi dans un communiqué publié mercredi, estimant que le Rwanda ne peut pas « rester silencieux alors que des êtres humains se font maltraiter et vendre comme du bétail ». « Le Rwanda n’a pas la prétention de pouvoir accueillir tout le monde, mais la porte est grande ouverte », ajoute le communiqué.
Le président du Burkina Faso a décidé, lui, du rappel de l’ambassadeur à Tripoli, le général Abraham Traoré, pour consultation « après le choc d’images de traite négrière en Libye », a déclaré ce 20 novembre le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Alpha Barry





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