Deux nouveaux meurtres à Nouakchott

lundi 5 décembre 2016
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Samedi 26 Novembre, une des bourses de commercialisation de véhicules reçoit la visite de trois individus, à bord d’une Toyota Hilux nouveau modèle. Ils informent les responsables du lieu que le 4x4 est destiné à la vente. On l’examine aussitôt.

« Je connais ce véhicule », lance un des gérants, « son propriétaire a refusé, l’autre jour, de le céder à trois millions cinq ! – Non, c’est notre véhicule. – A combien voulez-vous le vendre ? – Un million d’ouguiyas », répondent les jeunes.

Leurs interlocuteurs qui connaissent la valeur du véhicule jugent l’affaire suspecte. Ils se concertent et décident d’informer discrètement la police. « Marché conclu, nous allons envoyer quelqu’un retirer l’argent à la banque. Asseyez-vous et attendez ». Un peu plus tard, des policiers du Commissariat spécial de la voie publique viennent cueillir les suspects et emmener le véhicule.

Les papiers du véhicule sont au nom de Sidi ould Yebba, natif de Mederdra. On finit par joindre sa famille. « Son téléphone est éteint depuis deux jours », affirme-t-elle, « et sa maison fermée à clef ».
On s’y rend, décide d’en enfoncer la porte, pour découvrir, bientôt, un cadavre caché sous un tas de linge. C’est Sidi, le propriétaire de la Toyota proposée à la vente par les trois lascars ! Les suspects sont toujours gardés à vue au CSVP. Une source policière affirme qu’ils seront transférés, dans les jours à venir, au commissariat de police El Mina 3.

Samedi 26 Novembre vers vingt deux heures, sur la terrasse d’une maison de Dar Naïm jouxtant l’ancien aéroport, trois jeunes hommes discutent. Soudain, une bagarre éclate, entre Hamza, le fils de la maison, et Baba. Leur ami commun essaie, en vain, de les calmer puis descend, en désespoir de cause, pour chercher de l’aide afin de les séparer.

Pendant ce temps, Baba poignarde Hamza à mort et prend la fuite. On évacue le blessé qui meurt en cours de route. La police vient faire le constat et évacuer le cadavre. Feu Hamza et son tueur toujours en cavale sont connus des fichiers de police.

Deux agressions en une nuit

Quartier Cité Smar, vendredi 25 Novembre vers 22 heures, Sidi Mohamed, boutiquier, est seul dans son échoppe. Soudain, une nuée de jeunes voyous se présente, gourdins en mains. Deux d’entre eux entrent, tandis que les autres restent pour surveiller la rue déserte. « Fais-moi la monnaie de 5 OOO ! », réclame l’un, « Je veux une grosse de Marlboro et cinq cartes de recharge », dit l’autre. Sidi a compris qu’il s’agit de malfaiteurs.

« S’il vous plaît, sortez, je n’ai pas ce que vous voulez », répondit-il en les repoussant. Il réussit à refermer l’une des portes. Il reçoit un coup de bâton sur le crâne mais parvient, tout de même, à refermer la seconde. Une fois à l’abri, il téléphone à un ami policier qui informe, à son tour, des agents de la BRB qui patrouillent non loin. Les policiers se dirigent aussitôt vers la boutique cernée par les bandits. Ils seront tous arrêtés et embarqués au CSPJ.

La même nuit, à Mellah, deux infirmières de garde ont été agressées par deux délinquants. L’une d’elles a été blessée au cou. Apparemment, le malfaiteur voulait l’égorger. Ce sont les appels au secours de sa compagne qui ont fait fuir les deux agresseurs qui ne semblaient chercher ni argent ni téléphone. La police les recherche activement.

Deux militaires s’infiltrent chez une famille dont ils agressent le père

La paisible bourgade de Tiguint est en train de devenir quartier périphérique de Nouakchott. Après les vols et cambriolages commis pendant la saison des pluies, elle vient de connaître un nouvel incident.

Il y a quelques jours, Sid M’hamed ould Ahmed Lowla, un pauvre musicien, quitte son domicile, vers 4 heures du matin, pour se rendre, comme d’habitude, à la mosquée voisine. Mais c’est un peu tôt et celle-ci est encore fermée. Aussi décide-t-il de rebrousser chemin.

Une fois rentré chez lui, le voilà nez-à-nez avec deux individus au visage masqué. « Mais qui êtes-vous et que faites-vous ici ? », demande-t-il. Pour toute réponse, un violent coup à la tête qui le fait saigner. Mais Sid M’hamed est tenace et essaie de maîtriser son agresseur. Le second malfrat intervient alors et le pauvre homme est bientôt obligé de lâcher prise. Les deux lascars s’enfuient dans les rues obscures.

Mais un téléphone portable et une carte professionnelle sont tombés au cours de la bagarre. Sid M’hamed les remet aux gendarmes alertés. On identifie alors les agresseurs : il s’agit de deux soldats du bataillon de logistique campé au sud de Tiguint. Une fois informé, son commandant met les deux suspects à la disposition de la brigade et va présenter, en personne, les excuses de l’armée à la victime. Voilà un geste digne d’un officier.

Mosy

Le Calame





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