Les gangs se professionnalisent

mercredi 16 novembre 2016
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La capitale du pays connaît depuis quelques années une montée vertigineuse du banditisme. C’est à peine si Nouakchott ne s’est transformée aujourd’hui en une dangereuse cité comparable à Harlem des années 70. Le phénomène des gangs y a particulièrement connu une expansion exponentielle. De plus en plus, les délinquants mauritaniens opèrent en bandes organisées spécialisées. Avec le temps, ces bandes se sont d’ailleurs davantage professionnalisées. Vols, cambriolages, braquages à mains armées, viols collectifs, enlèvements, rapts, drogue, etc. Toutes les ficelles du grand banditisme urbain se sont ainsi développés au fil des ans.
C’est ainsi qu’une de ces bandes dirigée par une femme vient de réussir une opération digne des séries mexicaines. Lors de la prière du vendredi dernier, au centre-ville de Nouakchott, un jeune tentait d’ouvrir la portière d’un véhicule stationné devant la mosquée saoudienne. Maque de chance !
Rois jeunes de passage, intrigués par son aspect suspicieux, s’avancèrent vers lui pour lui demander ce qu’il faisait. Il leur répondit que le propriétaire de la voiture est son patron, qu’il l’avait envoyé pour lui ramener sa bagnole. Ces explications ne convainquirent pas les jeunes qui continuèrent à le cuisiner. Les éclats de voix firent rappliquer d’autres curieux. Une foule hostile entourait déjà le voleur pris en faute. Sachant que son coup était foiré, il prit ses jambes à son cou. La foule se lança à sa trousse. Il passa devant un véhicule non immatriculé. Une femme était au volant et à son oreille un téléphone portable. Le voleur le lui chipa puis trébucha. La femme sortit de son véhicule, alors que la foule venait de l’alpaguer. Elle lui administra une gifle monumentale. Sur ces entrefaites, surgirent deux hommes en civil qui se présentèrent comme des agents de la Police judiciaire. Ils déclarèrent à la foule qu’ils allaient conduire le voleur au commissariat. La femme se proposa de les déposer. Leur mission accomplie et heureux d’avoir remis le voleur aux mains des policiers, les curieux de la mosquée qui avaient aidé à maîtriser le voleur se dispersèrent. Le propriétaire de la voiture que le voleur avait tenté de chiper décida d’aller à la P.J pour s’enquérir de son homme. Une fois sur place, il apprit qu’aucun voleur n’a été amené à la police et qu’aucun de leurs éléments également n’avait procédé à la moindre arrestation. Ainsi, tout le scénario précédemment décrit s’avéra être un plan de sauvetage monté par un gang dirigé par une femme et qui avait, en l’occasion, réussi à sauver un de leurs éléments en mauvaise posture.

Ahmed. B





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