Journée mondiale contre le travail des enfants : Situation alarmante en Mauritanie

lundi 12 juin 2017
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Quelques 37,6% des enfants âgés de 5 à 17 ans en Mauritanie travaillent comme bergers, paysans, aides garagistes, domestiques, charretiers… Une situation alarmante qui a conduit les autorités à ratifier les principales conventions de l’OIT contre le travail des enfants tout en mettant en œuvre un arsenal juridique et institutionnel conséquent. La journée mondiale contre le travail des enfants célébrée hier, lundi 12 juin 2017, a permis de procéder au bilan des actions accomplies.
Le Centre culturel de la Communauté Urbaine de Nouakchott, sis au Musée National, a abrité lundi 12 juin 2017 les activités commémoratives de la Journée mondiale de lutte contre le travail des enfants. La journée, dont l’ouverture officielle a été présidée par le Secrétaire général du Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de la Modernisation de l’Administration, a été marquée par la forte présence de la société civile et du personnel du Bureau internationale du Travail (BIT) en Mauritanie.
La cérémonie d’ouverture a connu un bref échange de discours entre le Secrétaire général du Ministère du Travail et le représentant du Projet Bridge relevant du BIT, M.Marc Ninerola qui a mis l’accent sur l’ampleur du travail des enfants en Mauritanie et l’appui du BIT dans deux axes du Plan d’action national pour l’élimination du travail des enfants (PANET RIM).
L’assistance, dominée par les jeunes, a suivi par la suite, une intervention des enfants, une chanson puis un message de secours adressé aux adultes. « Je veux juste rester un enfant » fut le message central et émouvant qui a été lu en français et en arabe.
Trois communications ont par la suite été présentées. La première, par le Coordinateur du Projet de lutte contre le travail des enfants au sein du bureau du BIT, M.Cheikh Thiam.
Dans son exposé il a brossé les principaux domaines d’intervention de son projet, notamment la formation et le renforcement de capacité des acteurs du travail (inspecteurs et contrôleurs du travail), mais aussi appui à l’institutionnalisation et à la mise en place du Conseil national du dialogue social, entre autres. Lui succédant, Mohamed Baba Deih, consultant, a campé le contexte du travail des enfants en Mauritanie, un pays où les moins de 18 ans représentent la moitié de la population. Il a évoqué les textes internationaux ratifiés par la Mauritanie dans le domaine du travail des enfants, notamment la Convention n°138 relative à l’âge minimum de travail et la Convention n°182 relative aux pires formes des travaux des enfants, mais aussi la Charte africaine pour le bien-être de l’enfant. Selon lui, le nombre d’enfants travailleurs a beaucoup baissé dans le monde, encore plus pour les filles que pour les garçons, une baisse de 40% chez les filles contre 25% chez les garçons.
Il estime qu’en Mauritanie, près de 80% des enfants sont victime de discipline violente, que 10,6% des enfants âgés de moins de 17 ans ne vivent pas avec leurs parents biologiques, que 41,7% des enfants de moins de 5 ans ne disposent pas d’acte d’état-civil.
Il a par la suite énuméré l’arsenal juridique mis en place pour lutter contre le travail des enfants et rendre obligatoire leur scolarité
Enfin, la troisième et dernière communication a été présentée par Frederico de l’ONG internationale « Save The Children » qui a axé son intervention sur le profil des enfants en mobilité et leur vulnérabilité face à l’exploitation et à la traite aussi bien dans les pays de transit que dans les pays de destination. Il déplore, surtout en Mauritanie, le manque de données statistiques et anthropologiques sur les raisons qui poussent les enfants à se déplacer, sur leur âge, leur couloir migratoire, mai aussi manque de visibilité dans les politiques du pays.
Ces enfants viennent pour la plupart du Mali, du Sénégal et de la Gambie et se répartissent en quatre catégories : les filles mineures domestique souvent exposées aux violences sexuelles, les filles et les garçons victimes du système du « Confiage » citant les enfants talibés, les mineurs vivant dans un environnement stable mais attirés par les mirages de l’Europe et enfin, les mineurs vivant dans un environnement familial instable et qui développent un lien avec la rue.
Cheikh AIdara





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