Si ce n’est une dévaluation… 10 UM de plus, ce sont 100 UM de plus !

vendredi 5 janvier 2018
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Près d’une semaine après l’émission de la nouvelle ouguiya, les populations se sont rendues compte qu’il s’agit bien d’une dévaluation déguisée de la monnaie nationale. En effet, au change, dans les banques primaires comme dans le marché noir, l’ouguiya a perdu de sa valeur : 1 Euro est à 45 NUM alors qu’il était à 432 MRO (c’est-à-dire 43,2 NUM), 1 $ US à 39,6 NUM contre 360 MRO (36 NUM). Mais c’est spécialement dans le commerce que cette « dévaluation déguisée » est plus flagrante : dans le secteur du commerce en gros, le sac de riz importé de 50 kg est désormais à 1750 NUM alors qu’il était à 16.000 UM (1600 NUM), celui au même poids de sucre à 1550 NUM alors qu’il était à 13500 UM (1350 NUM).
Les dommages collatéraux sont gigantesques pour les ménages, surtout quand sait que la politique de libéralisme adoptée par le gouvernement, permet aux détaillants de décider eux-mêmes des marges bénéficiaires de leurs produits de vente. Ainsi, dans les boutiques de quartiers, le kg de riz importé est commercialisé depuis le 2 janvier dernier à 45 NUM et celui du sucre à 35NUM. Dans un cas comme dans l’autre, les commerçants ont arrondi leurs prix, en les majorant de 5 à 10 NUM. En fait, il s’agit de leur toute première astuce commerciale qui consiste à revoir les prix de vente de leurs produits de 5 à 10 NUM. Conscients du fait que pour le sens commun, une augmentation de 10 NUM est aléatoire voire négligeable, les commerçants jouent sur le mental des consommateurs. Il s’agit-là des plus grandes augmentations de prix jamais connues dans le pays. En effet, la quasi-totalité des marchandises ont vu leurs prix majorés de 5 à 10 UNM, ce qui se traduit dans les faits à 50 et 100 UM. Depuis mercredi, le transport public est entré dans le jeu avec des taximan qui ont adopté de nouveaux tarifs fixés à 15 ou 20 UM la course, c’est-à-dire 150 et 200 UM (anciens), soit un augmentation de 50 à 100 % !
Dans nombre de quartiers de la capitale, des boulangeries ont revu leur commerce. Si certains boulangers ont revu le prix de la miche de pain en la commercialisant à 12 NUM (c’est-à-dire avec une augmentation de 20 UM, anciens), d’autres ont tout simplement revu à la baisse le poids de cette miche.
Pour l’heure, seuls échappent à cette envolée des prix, le marché de la volaille et de la viande rouge. Tout porte à croire cependant que cela ne saurait durer.
N.H





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