Emploi | Administration, la grande menace.

vendredi 21 octobre 2016
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Savez-vous que la fonction publique mauritanienne qui avait signé son arrêt de mort depuis l’épuration des fonctionnaires noirs de son administration en 1989, commence déjà à en subir les conséquences. Il n’y a pratiquement plus d’agents de l’état, dans les bureaux de nos différents ministères. Ici, si les portes ne sont pas clauses faute de personnel, c’est les palabres de quelques dames autour d’un verre de thé.

A croire que de sa purge de 89, « l’amaigrissement » de son corps professionnel, n’a fait que se renforcer et cela dans tous les domaines. Pour preuve, dans tous les bureaux les trois quart de ceux qui sont supposés être des agents, n’ont pas le profil de l’emploi.

« Et c’est l’état qui est le seul responsable de cette situation chaotique, pour la plus part nous avons tous la soixantaine révolue, si nous devons aujourd’hui partir, qui prendra la relève », confie sous le sceau de l’anonymat, un vieux fonctionnaire du Ministère des finances.

La fonction publique du fait de l’absence de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, est dépourvue du minimum vital, la carence y est notoire du fait d’une administration qui veut chevaucher son fonctionnement entre deux langues, l’arabe et le français.

A tous ces problèmes, viennent se greffer une oisiveté galopante d’un personnel qui n’est visible « que pour prendre ses bulletins de salaires en fin de mois », confie cet autre fonctionnaire.

Alors que d’autres agents se voient, eux, privés de congés sur deux à trois ans, ils sont le plus souvent, les seuls à pouvoir faire le minimum nécessaire dans certains services. Au moment où l’on parle de la crise de l’emploi, rien ne semble être fait pour briser la glace, avec des « croûtes » recrutées, sur la base de la parenté et qui ne connaissent tripette.

La fonction publique, ne sollicite plus des offres de la part de candidats éligibles, si l’on peut utiliser l’expression, et répondant à des qualifications requises pour effectuer des travaux dans son administration. Ils sont combien ces agents ou ex-agents, ces diplômés en quête d’emploi, en colère contre les pouvoirs publics quand ils parlent des difficultés qu’ils rencontrent avec leur institution.

Si vous être l’un d’eux, et qu’il vous arrive de suivre un dossier, ayez du flaire et de la patience, car le mot « archiver » ne semble être inscrit le vocabulaire de notre administration. A cela s’ajoute le manque de maitrise de son travail de votre interlocuteur. Il est le plus souvent en plein désert et ne semble nullement préoccupé par vos revendications.

Il est tombé là par accident. Des actes d’abus et violations du droit du travail, sont au quotidien perpétrés sur les populations ; quant au rôle de la Confédération des Travailleurs de Mauritanie, il se trouve confiné à la figurine dans un Etat avec en bandoulière, une plateforme représentant ses travailleurs.

Quand on est silencieux et qu’on n’agit pas, devant tant de dérives, on fait partie des personnes qui font la promotion de la violation des droits de l’homme. Quand vous vous opposez à ce que l’on vous piétine, que l’on vous restitue se qui vous revient, à savoir votre droit, vous êtes un marginal.

Pourtant, l’administration est bien morte dans ce pays, de par la faute d’une certaine politique (jusqu’ici maintenue), par le pouvoir d’anesthésier le concitoyen que cela fait froid dans le dos. Ce dialogue, va-t-il balayer cette glace, qui met à nu des fautes de gestion présumées des gestionnaires de la fonction publique ? Rien ne le suppose, car le mal est plus profond que toutes ces politiques qui survécurent à tous les régimes.

Pourtant, l’avenir que nous sentons dans nos croyances et dans nos espoirs, est pour nos enfants. Vivement le passage du témoin par une transition pacifique générationnelle. Il est inadmissible que dans un pays de moins de quatre millions d’habitants, des maitrisards chôment.

ADN
Cridem





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