- Emploi | L’absence de relève se fait sentir

vendredi 28 octobre 2016
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On ne développe pas un pays, avec les bras croisés, vous ne travaillez-pas. » Propos d’un russe en Mauritanie à des fonctionnaires mauritaniens. Madame Aïcha Mint Bettar, est une secrétaire à la Direction de la Fonction Publique, elle a vu son congé écourté « pour raisons de services ».

Les raisons ne sont autres que tous ces autres collègues ne sont pas comme elle dans les différents ministères où le manque d’agents est criard, c’est le vide complet. (Voir, notre article sur le cas, en date du 20/10/2016).

Peu d’entre eux ont établi un calendrier de travail et des horaires de visites, qui même s’ils existent sont foulés du pied par les visiteurs qui ne servent qu’à meubler les bureaux de l’administration. Si on veut obtenir des assurances, il faut proposer des remèdes à ce mal. Pour l’instant, la liste est longue face à nos insuffisances administratives.

L’administration mauritanienne n’a jamais pu s’adapter aux mutations nationales et internationales, « c’est à croire que c’est un monde à part où ne plane aucun esprit civique pour le service public », argue Aïcha Mint Bettar.

On peut toutefois espérer que le monstre va bouger, pour faire place à une administration capable de servir de véritable bras séculier au secteur privé qui, lui aussi, en a bien besoin pour faire face aux nombreux défis du moment.

Vivement l’heure du réveil dans une administration handicapée par une absence de relève de sa vieille garde. La raison, selon cet agent de police est que « les hommes de tenues sont plus nombreux que les civils dans la fonction publique…c’est le seul corps qui recrute et construit des écoles dans toutes les Moughataas ».

En effet, malgré leur retraite de nombreux fonctionnaires de l’administration mauritanienne continuent d’exercer. Pourquoi ? Parce que l’administration de notre pays souffre d’un manque notoire de relève. Ce n’est pas un secret que l’administration travaille officieusement en français ; alors que plusieurs agents de l‘Etat qui se disent « bilingues » ne le sont guère.

Le bilinguisme chanté urbi et orbi, est loin d’être une réalité dans le fonctionnement de l’administration, des arabisants de par leur insuffisance l’ont bloqué. Ce que l’ancien qui doit aller à la retraite sait du circuit administratif, son successeur le plus souvent, ne sait pas le faire.

En général, il n’est le plus souvent pas rodé dans les arcanes de l’administration lui, qui s’est trouvé parachuté à un poste par un parent bien placé dans le système, qui lui aussi ne tient pas compte des compétences de « sa » recrue.

ADN
cridem





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