Les Mauritaniens dans une crise sans fin

lundi 5 avril 2021
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Les Mauritaniens semblent bien aimer les situations de crise. Quand on essaie de jeter un regard sur ce qu’ils entretiennent et ce qu’ils vivent, on arrive forcément à la conclusion que les Mauritaniens ne se sentent pas mieux ailleurs que dans une situation de crise ! La preuve, malgré les élections législatives, régionales et municipales, on ne cesse pas de s’embourber dans la crise politique et, comme pour nous rendre encore plus en phase avec ce qui est devenu notre nature, on ajoute à la crise politique, la crise économique et sociale, avec la flambée des prix, le chômage et les dysfonctionnements dans bon nombre de secteurs d’activité.
Ce qui étonne chez eux, c’est cette fatalité qui les poursuit. Tout se passe comme s’ils sont condamnés à vivre les crises, comme une sorte de « normalité ». Il n’y a pas autre chose à attendre de ceux qui les gouvernent et des autres qui s’opposent à eux. Car alors que les Mauritaniens souffrent au quotidien,.
Ainsi, l’un des plus grands problèmes auquel les Mauritaniens sont confrontés c’est cette indicible insouciance qui fait qu’ils regardent le temps et les choses passer. Le président, le ministre, le wali, le directeur ou n’importe quel quidam ou n’importe quel parvenu, peut agir à sa guise, en étant sûr qu’il n’aura en face de lui que des « Consentants » !
Ce n’est nullement un appel à la sédition, mais il faut, au moins, savoir exiger de ceux qui nous gouvernent – ou qui ont choisi de s’opposer au pouvoir – de mettre en priorité les problèmes du citoyen. Si une crise perturbe le fonctionnement de l’Etat ce sont les populations qui en subissent les conséquences. Que le gouvernement cherche à se donner les moyens de sa politique, en augmentant les impôts et taxes sur les entreprises est chose normale mais qu’il prenne le malin plaisir à continuer à regarder les rangs de chômeurs grossir, créant par ricochet des dysfonctionnements énormes au sein des familles d’employés mis au chômage, doit pousser à réagir.
Il n‘y a pas de doute, pendant les semaines qui nous séparent du futur dialogue national inclusif, la classe politique va mettre de côté les choses essentielles de la vie qui portent sur le bien être des populations, pour s’adonner à son sport favori, les querelles politiques.
Les vrais démocrates ont le devoir de lutter pour un combat aux fins de faire taire les revendications essentielles qui assurent la survie de l’espèce.
Après près d’une décennie de crises multiformes, le temps est venu de jeter un regard attentionné sur le quotidien des familles laissées pour compte. Cela compte beaucoup pour les populations. Cela compte autant pour le pays.

MOM





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