Président de conseil d’administration La planque

lundi 17 décembre 2018
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Ces dernières semaines, il ne s’est pas tenu un conseil de ministres sans que des Présidents de conseil d’administration ne soient nommés. Les choix concernent des personnes bien ciblées : il s’agit d’anciens ministres, d’anciens ambassadeurs, des hommes politiques à la retraite, mais aussi des notables. L’objectif est clair : le président de la République ne veut laisser personne en rade. Tout se passe comme si avant son départ, il compterait pourvoir tous les PSC et placer tous ceux qui ont parcouru avec lui une partie du chemin fait en dix.
Présidents de conseil d’administration d’établissements publics ou parapublics ! L’avantage de ce moyen dont use – et abuse – le pouvoir pour s’assurer des fidélités est qu’il se produit dans la discrétion totale : les médias officiels annoncent certes qu’au conseil des ministres, le PCA de tel établissement public a été nommé mais ça s’arrête là. Le nom n’est pas donné ! Pour ne pas éveiller la curiosité du public ? Pourtant, il suffit de fouiner pour se rendre compte que pratiquement tous ceux qui ont servi peu ou proue, le président de la République sont là, quelque part, tapis dans l’ombre, jouissant des privilèges de ce statut de PCA qui n’est en réalité qu’une sinécure. La liste est tellement longue qu’il devient fastidieux de vouloir l’énumérer ici mais ce qu’il faut dire c’est que la présence de ces hommes et femmes empêche ce renouvellement nécessaire, non seulement au niveau de la classe politique, comme le réclament certains, mais d’abord au niveau de l’administration.
On peut même dire qu’au lieu de chercher une explication, simpliste du trop grand nombre de chômeurs en Mauritanie, dans – et uniquement – le modèle de formation que subissent les jeunes, il fallait aussi penser à cette propension à soumettre, de manière systématique, les nominations de PCA à des considérations claires définies en fonction de la popularité ou de l’utilité de la personne cible. Disons – le clairement : En matière de désignation au poste de PCA, le pouvoir est myope s’il n’est pas aveugle. Il suffit de lister ces derniers et de peser le poids de chacun pour comprendre combien le pouvoir se trompe.
MOM





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