Caricatures du Prophète Muhammad (SAWS)

dimanche 1er novembre 2020
popularité : 0%

Vous avez bien dit « liberté ? »De nos jours, nous allons trop loin en définissant la liberté comme la capacité de faire et de dire ce que l’on veut, comme et quand on le veut, sans restriction ni entrave. Une telle définition ne fait que rendre impossible la liberté, dans la mesure où si chaque individu peut faire ce qu’il veut sans limitation aucune, il va nécessairement rencontrer la volonté d’autrui qui pourrait faire de lui ce qu’il veut selon ce même principe de la liberté absolue. Une telle société serait juste invivable et se désagrègerait parce que chaotique et désorganisée.
Pour vivre en liberté, l’une des meilleures options consiste à considérer que la liberté de chaque individu s’arrête là où commence celle de l’autre. Cette option est même meilleure que celle de Montesquieu qui dit que "la liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent." (L’Esprit des lois (1748)). Cette conception de la liberté est problématique pour au moins trois raisons : d’abord, il faut que ces lois soient justes et raisonnables ; ensuite, nous savons tous que dans une certaine mesure les lois sont loin d’être justes et parfaites ; et enfin, illustration de ce qui précède, parce qu’une loi peut permettre l’offense et la violence envers autrui. Par exemple, le droit au blasphème et aux caricatures des symboles de la foi des autres est légal pour certaines sociétés, pour la société française, par exemple.
Dès lors, pour habiter le monde ensemble, en paix et en liberté, il faut cesser de considérer que notre liberté nous donne le droit d’offenser et de bafouer autrui en piétinant sa foi et les symboles de ses croyances. Nous posons le principe que chaque liberté est circonscrite dans un cadre, hors duquel elle n’est plus opératoire. Et les limites de ce cadre sont le respect mutuel, la tolérance et l’acceptation de la différence.
Maintenant, si une partie de l’élite politique et du peuple français refuse de concevoir que la liberté de chaque individu s’arrête là où commence celle des autres, lequel refus les pousse, au nom de leur droit consacré par leurs lois, au blasphème et aux caricatures du Messager Muhammad (SAWS), que doivent être les réponses des musulmans ? Ces derniers doivent-ils laisser faire ceux qui bafouent l’image de la personne la plus importante à leurs yeux ou est-ce qu’il faut mobiliser des réactions à la hauteur des offenses ?
En réalité, des caricatures du Prophète de l’islam, il y en a eu. Elles ont commencé au moment où il était désigné pour exécuter la charge qui consistait à implanter et à propager la religion musulmane, à partir de la Mecque. Des arabes, mecquois d’abord médinois ensuite, bien ancrés dans leurs traditions soit polythéistes ou juives ou chrétiennes, se sont levés contre le Prophète de la "nouvelle" religion monothéiste, pour composer des satires à son encontre. Ces satires étaient composées par des poètes. A l’époque, la poésie et les poètes étaient plus respectés que tout. Les poètes étaient célébrés, chantés et surtout écoutés. Leurs paroles étaient prises comme de la prophétie. Chaque tribu arabe avait son poète dont la mission était double : défendre l’honneur de sa tribu et garder la mémoire collective.
Que furent les réactions du Prophète (SAWS) face à ces satires ?
Il ne pouvait pas lui-même s’adonner à la poésie parce que le Coran le présente comme n’étant pas un poète. Par exemple ce verset dit : "Nous ne lui (Muhammad (SAWS)) avons pas enseigné la poésie ; cela ne lui convient pas non plus. Ceci n’est qu’un rappel et une lecture (Coran) claire." (Surat YASIN, verset 69)
Par ailleurs, certaines sources disent que le Prophète, pendant l’étape médinoise de l’islam, recommandait des actions violentes envers les poètes qui faisaient sa satire et dénigraient l’islam. Certains étaient alors forcés à l’exil ou au silence ou mis à mort.
Alors, que formuler comme réponse, aujourd’hui ?
Ce qu’il convient de faire, certains pays musulmans l’ont compris. Le Qatar et le Koweït ainsi que la Turquie mènent une guerre économique contre la France. Si celle-ci revendique la liberté et le droit de bafouer l’Icône de l’islam, les musulmans ont également la totale liberté de ne plus commercialiser les produits français. Ce qui peut être un coup très dur sur les activités commerciales françaises. Certains pays musulmans qui n’ont ni les moyens ni la force de boycotter les produits français, parce que trop dépendants de ces produits ou ayant peur d’éventuelles représailles de la part de la puissante France, se sont juste tus ou se sont limités à produire de petits communiqués pour fustiger timidement l’exagération de Charlie Hebdo. D’ailleurs, l’Organisation de la Conférence Islamique n’est pas allée plus loin qu’un communiqué. Nous disons que tout ceci est déjà bien. Si le tort est causé par quelqu’un, il faut le combattre si on peut. A défaut, il faut le fustiger.
Au demeurant, en filigrane des caricatures, il y a l’idée que les caricaturistes ne savent pas véritablement qui est le Prophète Muhammad (SAWS). Ils sont ignorants. Et le plus grave c’est qu’ils peuvent embarquer dans leur ignorance des gens innocents, d’où l’importance de toujours rappeler le vrai sens de Muhammad (SAWS), même si cela est une entreprise difficile.
JOB





Commentaires



New Page 1

Le Journal



   Politique  

Libération des espaces publics à Nouakchott : une énième (...)

--------------------------

Ould Ghazouany – Ould Abdel Aziz De mal en pis (...)

--------------------------

Vie politique nationale Mais où est passée l’opposition (...)

--------------------------


   Economie  

Exposition « Terre et Mer », quand le BIT valorise (...)

--------------------------

Phase 2 Projet SWEDD, la Première Dame donne le top à (...)

--------------------------

Comité Régional de Pilotage du Projet SWEDD, la (...)

--------------------------


   Social  

Concours Eloquence 2021, à la rencontre des jeunes de (...)

--------------------------

Dernière Plateforme de lutte contre les violences basées (...)

--------------------------


   Culture  

« Traversées Mauritanides » lance sa 2ème édition « Hiver (...)

--------------------------

« Décolonisation », le film de Karim Miské en avant (...)

--------------------------


   International  

Mali : Le colonel Goïta annonce avoir démis le président (...)

--------------------------

Joe Biden élu président des États-Unis

--------------------------


   Médias  

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

--------------------------

Les journalistes professionnels mauritaniens tiennent (...)

--------------------------


   Sport  

CAN 2021 : Les Mourabitounes fixés sur leur sort

--------------------------

Bras-de-fer entre Taleb Sid’Ahmed et Ahmed Ould Yahya Le (...)

--------------------------