Voilà pourquoi Horizons et Chaab ne paraissent plus

jeudi 12 juillet 2018
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Depuis l’arrêt la semaine dernière de l’édition des Quotidiens publics Chaab et Horizons sur décision du Premier ministre qui en a fait part à la directrice de l’AMI et ministre en charge de la Communication, c’est silence Radio.
Aujourd’hui, nous sommes en mesure de donner une version des faits. De sources dignes de foi, la question est d’ordre financier : l’Agence Mauritanienne d’Informations (AMI) ne dispose pas de moyens qui lui permettent de supporter les coûts d’impression des deux supports médiatiques ! En réaction à la grève de l’Imprimerie nationale jusque-là en charge de l’impression de ses journaux publics, l’AMI avait décidé d’éditer ceux-ci dans le privé. Mal lui en prit, non seulement, la qualité du produit laissait à désirer -l’expertise n’y étant pas- mais plus, les coûts d’impression étaient gigantesques : en l’espace d’une semaine, l’AMI aurait décaissé près de 250.000 N-UM pour ses publications quotidiennes ! Avec ce même montant, l’Imprimerie nationale lui offrait un service meilleur et lui assurait un mois de régularité ! Par ailleurs, dans le privé, il faut payer cash alors qu’auprès de l’Imprimerie nationale, il suffisait de lui faire parvenir la matière et dans le pire des cas, faire valoir la « raison d’Etat »
Ne disposant pas de fonds lui permettant de maintenir le rythme dans le privé, la Directrice de l’AMI a sollicité son ministre de tutelle qui a présenté la situation au Premier ministre. Le ministre des Finances saisi, se serait tantôt emparé de sa calculette constatant que le gouvernement n’était pas à mesure de maintenir le rythme imposé par le privé. Les coûts d’impression pendant un trimestre, équivalent au prix d’achat d’une Imprimerie, aurait-il lancé en substance.
C’est ainsi que décision fut prise de surseoir à la parution de Chaab et Horizons, d’autant qu’en amont, le même ministre avait constaté la faillite de l’Imprimerie nationale.
Peu importe que le droit des populations à l’information soit étouffé, peu importe que des centaines de travailleurs de l’Imprimerie nationale et de l’AMI, soient dans la rue, restreindre la liberté d’expression, serait le but ultime du gouvernement quand on sait que par voie de conséquence, la presse privée, -« dérangeante »- garante de cette liberté et de la démocratie, est indirectement touchée par la situation de l’Imprimerie nationale qui assurait jusque-là l’essentiel de ses publications.
JOB





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