Avec le PUDS, Ould Abdel Aziz veut forcer le passage

jeudi 13 août 2020
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Ould Abdel Aziz refuse de « mour
ir »
« Plus intraitable que l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz, tu meurs ! Evincé de son parti l’UPR, écarté du Pouvoir, ciblé par la Commission d’enquête Parlementaire pour sa gestion des derniers publics ces dix dernières années, menacé de jugement par la Haute cour de justice et conséquemment empêtré à terme dans des ennuis judiciaires, l’homme « refuse » de lâcher prise. Pour davantage marquer sa présence sur la scène politico-sociale, et exprimer à l’occasion, ses ambitions de quête du Pouvoir, le voilà investir le Parti Unioniste Démocratique Socialiste (PUDS).
« Plus intraitable que l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz, tu meurs ! Evincé de son parti l’UPR, écarté du Pouvoir, ciblé par la Commission d’enquête Parlementaire pour sa gestion des derniers publics ces dix dernières années, menacé de jugement par la Haute cour de justice et conséquemment empêtré à terme dans des ennuis judiciaires, l’homme « refuse » de lâcher prise. Pour davantage marquer sa présence sur la scène politico-sociale, et exprimer à l’occasion, ses ambitions de quête du Pouvoir, le voilà investir le Parti Unioniste Démocratique Socialiste (PUDS).
« Je ne perds jamais de bataille. J’ai toujours triomphé ». Cette assurance dans ses forces et cette confiance en soit, l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz vient d’en faire la démonstration. En témoigne la relance mardi, du Parti Unioniste Démocratique Socialiste, une formation politique d’obédience baathiste, reconnue en 1995 et jusque-là moribonde dont le siège central se trouve au quartier périphérique d’Arafat et qui a connu de fortes adhésions, toutes proches de l’ex-chef d’Etat. Il s’agit, (selon Mahfoudh Ould Azizi, l’ancien SG de ce parti, devenu à l’occasion SG adjoint de la formation refondée), de l’ex-président du comité directeur de l’UPR Seydna Ali Ould Mohamed Khouna, nommé secrétaire général du parti, soit le poste le plus élevé. Il s’agit aussi de nombre d’hommes politiques issus de l’UPR dont la particularité est d’être restés proches de l’ex-président malgré sa situation présente et malgré ses démêlés avec la Commission d’enquête Parlementaire : Isselkou Ould Izidbih, ancien ministre des Affaires étrangères qui a annoncé le week-end dernier avoir mis fin à son adhésion au parti présidentiel l’UPR, l’ex secrétaire général du Gouvernement Niang Jibril Hamadi - qui a démenti par voie de presse, cette adhésion-, des hommes d’affaires et des notabilités.

Mettre en place la base
Même si le désormais SG adjoint a nié tout lien de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz avec le parti malgré l’adhésion de certains de ses proches, il est clair que celui-ci est bel et bien derrière cette initiative. En effet, ce serait lui qui a pris langue avec le PUDS ; et ce serait lui qui a acquis le siège du parti avant de lancer ses partisans dans la bataille politique.

D’emblée, ils sont nombreux, ceux-qui ne s’y trompent pas et qui sont persuadés qu’il s’agit bien là d’un projet de tremplin au profit de Ould Aziz. Dans les Réseaux sociaux, l’illustration en est faite avec cette image du tout nouveau siège du PUDS, surmonté d’un « Arr » en référence à l’anecdote d’un Député qui comparait insidieusement l’ancien président au « cochon dévastateur ». "Autant cet animal détruit les mares d’eau et saccage l’environnement quand il s’abreuvait, autant l’ex-président avait ruiné le pays après s’être servi", disait cette anecdote"

Les raisons d’un engagement
Si Ould Abdel Aziz continue de se battre sur la scène sociale, c’est bien parce qu’il reste mû par ses ambitions politiques. L’homme tient manifestement à retrouver un Pouvoir qu’il considère comme sien après les deux coups d’Etat réussis contre Ould Taya et Sidioca, et qu’il avait cru « confier » à son compagnon de lutte et d’armes, persuadé à l’époque que celui-ci jouerait avec lui le tour de passe à la « Poutine- Medvedev ». Partant, Ould Abdel Aziz serait bien motivé par des sentiments de haine et de rancune à l’endroit d’un camarade considéré à présent comme un « traite ».
Ecarté de l’UPR dont il réclamait la présidence au lendemain de son premier retour de voyage après son départ du Pouvoir, Ould Abdel Aziz s’est très vite mis en campagne pour se constituer une base. D’abord auprès des populations de l’Inchiri dont il se réclame, ensuite à l’intérieur du pays et à Nouakchott où il a profité de la pandémie du coronavirus pour organiser des opérations de distribution de vivres.
L’homme n’a jamais mis fin à ses contacts, organisant des entrevues politiques à partir de sa retraite, soit lors de visites de sa partenaires, dont nombreux sont ceux-là qui sont parvenus à s’exfiltrer de Nouakchott, malgré le confinement, soit par télécommunications.
Accusé à tort ou raison d’avoir essayé de reprendre le pouvoir par les armes le 28 novembre dernier, alors fort de ses soutiens au sein des forces armées, c’est à présent sur le terrain politique qu’il semble résolu à s’engager. Ses armes ? Son pouvoir financier, qui serait gigantesque, à la lecture des accusations portées contre lui par la Commission d’enquête Parlementaire, qui le prédestine à la première place des personnes les plus fortunées du pays, voire de la sous-région. La question est de savoir si le challenge voudra à l’homme de mettre ses fonds au service de la politique.
En plus des « mécontents » écartés des rennes du Pouvoir et de l’UPR, Ould Abdel Aziz pourra aussi compter sur tous ceux-là qui pourraient user de la situation politique pour faire monter les enchères auprès du président Ould Ghazouany
En tout état de cause, les ambitions de l’homme pourraient bien fondre comme neige au soleil quand on sait qu’il est la principale personne visée par la Commission d’Enquête Parlementaire pour des malversations commises pendant sa présidence et que partant, ses démêlées attendues avec la justice pourraient avoir raison de lui.

Oumar Moctar.





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