Balas sur Al Wataniya : « Les amendements constitutionnels retenus ne constituent pas une priorité pour la majorité des Mauritaniens »

mardi 21 février 2017
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Invité, hier soir de l’émission Pulaar « Yo Laab », qu’on pourrait traduire par « Sans détour » ou « Soyons clairs »,

le président du parti PMC, Arc-en-ciel, Alassane Hamady Soma Bâ, dit Balas, a d’abord indiqué que "les amendements constitutionnels que le gouvernement tente de faire adopter, par un congrès du Parlement, ne constituent pas la priorité pour la majorité des Mauritaniens.

Ceux-ci doivent être cependant consultés, par voie référendaire, conformément à la volonté des dialoguistes, parce que lesdits amendements sont loin de faire l’unanimité, au sein même des participants au dialogue". Cela dit, le PMC de Balas voit de plus urgents problèmes à régler : les questions nationales.

"La cohabitation des différentes composantes nationales, l’identité du pays, la question des langues nationales, des terres de la vallée, l’état-civil, la discrimination positive, priment, pour nous, sur des amendements constitutionnels qui n’ont aucune incidence sur le quotidien de nos populations". Et le président d’Arc-en-ciel d’enfoncer le clou : "Dans ce pays, qu’on se le dise clairement, il y a une communauté favorisée et d’autres marginalisées, on doit y remédier, avant qu’il ne soit trop tard".

Le président d’Arc-en-ciel fait ensuite savoir qu’il y a eu trop de supputations, sur la modalité d’adoption des amendements, rappelant, au passage, que la session extraordinaire du Parlement, prévue le 22 Février, n’est pas destinée à les voter mais à accepter ou non la révision de la Constitution ; c’est seulement une fois acquise cette acceptation que le président de la République décide soit d’interroger le peuple ou de convoquer, en congrès, les deux chambres du Parlement qui devront réunir, au moins, les deux tiers de leurs suffrages respectifs, pour entériner la révision.

A la question de savoir si ces questions ont fait l’objet de consensus, au sein des dialoguistes, et si ces derniers ont recommandé leur inscription dans la Constitution, comme les autres amendements constitutionnels, le président Balas explique que ces questions n’ont pas été discutées, dans l’atelier portant sur les réformes constitutionnelles et feront l’objet d’un débat et d’un recours, s’il le faut, auprès du président de la République, garant de la Constitution. Le président Balas regrette, par ailleurs, le boycott de certaines formations politiques, de la Société civile et des syndicats, qui auraient pu peser davantage sur les débats et défendre leur point de vue. « Ce qui ne nous empêchera pas », martèle-t-il, « de nous battre pour ces questions, de rester vigilants, au sein du comité de suivi et de mise en œuvre des résolutions du dialogue ».

Et si le président de la République décide de recourir au congrès du Parlement, pour faire adopter les amendements constitutionnels ? Balas répond : "Il a le pouvoir de le faire mais, ce faisant, il aura quand même violé son engagement, devant les dialoguistes, devant l’opinion nationale et internationale, de faire appliquer, rigoureusement, les résolutions et recommandations du dialogue, sans y soustraire ni modifier un seul iota. Il restera, au peuple, de prendre ses responsabilités".

Relativement au fonctionnement du comité de suivi, le président du PMC a précisé que toutes les décisions se prennent par consensus. Si l’un des douze membres du comité n’est pas d’accord, on suspend la question, on poursuit les discussions, afin d’harmoniser les positions. Ces douze membres se partagent, à part égale, entre le pouvoir (6) et les quatorze partis de l’opposition dialoguiste (6).

Il s’est réuni trois fois. D’abord sur les amendements constitutionnels, ensuite sur les autres points de l’accord. Balas a fait savoir que, désormais, l’opposition disposera de trois places, au sein du Conseil Constitutionnel qui compte neuf membres. La dernière réunion s’est penchée sur les instruments d’organisation et de supervision des élections.

Le Calame





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