CRISE GAMBIENNE

lundi 6 février 2017
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Chapeau au Président Mohamed Oul Abdel Aziz de la Mauritanie
Si un bain de sang a pu être évité de justesse en Gambie, c’est grâce au président de la République islamique de Mauritanie et à son homologue de la Guinée Alpha Condé. Mais arrêtons spécifiquement à la partition jouée par le président Abdel Aziz de la Mauritanie. Alors que tout annonçait un affrontement inéluctable entre les forces de la CEDEAO et le régime du président gambien Yaya Jammeh où ce qui en restait après une quasi débandade de nombreux responsables du gouvernement, après la fin de l’ultimatum lancée par la Cedeao qui avait fini par être exaspérée après l’échec de nombreuses médiations, une éclaircie signée du président Abdel Aziz venait de sauver momentanément la situation. Ce dernier contre toute attente puisque n’appartenant pas à la CEDEAO, s’est porté volontaire pour aller jusqu’à Banjul pour négocier avec le dictateur de Kanilaï aux côtés de Alpha Condé. Ce premier acte du dirigeant mauritanien stoppa net la progression des forces de la CEDEAO qui avaient déjà, avec près de 7000 hommes, fini d’encercler la Gambie et s’apprêtaient à entrer sur Banjul.
La sous-région venait d’être sauvée d’un déluge de feu qui au-delà de Yaya Jammeh aurait eu des dégâts collatéraux du côté des populations civiles. Le défi du président Mohamed Ould Abdel Aziz était d’autant titanesque que pour la CEDEAO et l’Union africaine, Yaya Jammeh n’était plus le président de la Gambie. Son mandat est arrivé à terme le 19 janvier à minuit. Les opérations militaires pour le contraindre à quitter le pouvoir étaient prévues à 00 h avait déclaré le Colonel nigérien Saidou Moussa commandant en chef des forces prépositionnées de la CEDEAO. Alors il fallait faire dans l’urgence extrême. Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, prend son avion le 20 janvier pour une médiation de dernière chance avec Yaya Jammeh. Des négociations qui échouèrent. Jammeh campera sur ses positions en refusant toujours de quitter le pouvoir. Une situation qui créée une incertitude sur le lieu de l’investiture du nouveau président Adama Barrow qui se tiendra finalement le 20 janvier à Dakar au niveau de l’ambassade gambienne. Après d’âpres négociations avec Yaya Jammeh, le président Abdel Aziz décolle de Banjul pour atterrir à Dakar à 23h55 à l’aéroport de Dakar, cinq minutes avant la fin du mandat de Yahya Jammeh.Le chef de l’Etat mauritanien est accueilli par le président Macky Sall. Les deux hommes s’entretiennent au salon d’honneur. Quinze minutes plus tard, le tout nouveau président gambien, qui vient de tweeter « une nouvelle ère débute en Gambie », les rejoint. Les trois hommes discutent près d’1h30. Aucune déclaration n’est faite à la sortie. Pourquoi cette étape à Dakar ? Mohamed Ould Abdel Aziz a-t-il débriefé sa négociation avec Yahya Jammeh, est-il venu avec de nouvelles propositions ? Personne ne pouvait cerner le contenu de l’entretien des trois hommes. Toujours est-il que le vendredi 20 janvier, le président Abdel Aziz et son homologue guinée Alpha Condé retournent à Banjul. La Cedeao avait encore donné une nouvelle chance à la médiation des deux hommes puisque l’ultimatum était repoussé au vendredi à midi. Mais au terme d’une longue journée de tractations, le départ du président sortant n’est toujours pas acté. Ce dernier serait en train de négocier les conditions de son départ. Un accord sera finalement trouvé ce samedi matin 21 janvier.
L’ancien président Jammeh accepte de quitter le pouvoir pour la Guinée Équatoriale après une escale à Conakry. Le président Abdel Aziz quittera le samedi Banjul pour Nouakchott. Il venait de réussir aux côtés de son homologue guinéen l’impossible. Il sauve ainsi la sous-région d’un bain de sang. Le président Aziz entre ainsi dans l’histoire. Son engagement donne une autre dimension dans les relations de bon voisinage dans la sous-région, mais surtout entre le Sénégal et la Mauritanie. Surtout qu’il a su obtenir la confiance du président Macky Sall pour mener à bien cette médiation parce que le chef de l’Etat sénégalais était d’une importance capitale dans le dispositif de la crise. Macky Sall a affiché une grandeur à l’endroit de son homologue mauritanien. La crise gambienne inaugure une nouvelle ère dans les relations entre les deux hommes et les deux peuples. Merci au président Abdel Aziz. Vive la coopération entre le Sénégal et la Mauritanie
Pt Baba TANDIAN

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