Élection présidentielle Ould Abdel Aziz ne...

mercredi 28 mars 2018
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Élection présidentielle
Ould Abdel Aziz ne s’opposerait plus à un Troisième mandat
Malgré sa dernière interview à l’Hebdomadaire Jeune Afrique où il s’est engagé à se conformer à la constitution qui a limité le nombre de mandats présidentiels à deux, Ould Abdel Aziz n’aurait pas encore pris une décision définitive sur son futur. L’audience qu’il a accordée par la suite, à Ahmedou Ould Iyahi, leader de la pétition « un million de signatures de soutien du 3ème mandat » en dit long sur son état d’esprit.

A un an de la future présidentielle 2019 consacrant la fin du second mandat du président Ould Abdel Aziz, la Mauritanie ne vit plus qu’aux sons et aux rythmes du statut qui attend du président actuel. Si tout le monde est d’avis que Ould Abdel Aziz ne s’effacera point de la scène publique, nombreux sont ceux qui poussent plus loin en affirmant qu’il ne lâcherait jamais le Pouvoir. L’homme qui « souffle le chaud et le froid » à propos de la question de son troisième mandat, s’est prononcé la semaine dernière dans une interview à Jeune Afrique où il s’est engagé à respecter la constitution. « Nous avons certes révisé la constitution mais nous n’avons pas touché à l’article sur la limitation des mandats. Et je n’y toucherai pas », a-t-il relevé.
Surprise et branle bas de combat au sein de la majorité, mais aussi et surtout, au sein de sa famille et de ses proches qui ont ensemble et simultanément remobilisé les foules pour amener voire contraindre le maitre de céans à se rectifier. En effet, aussitôt l’interview publiée, des réunions ont été tenues dans les hautes sphères de l’État, à l’UPR, au sein de la majorité présidentielle, dans les milieux tribaux, des hommes d’affaires qui lui sont affiliés, pour l’amener à se rétracter. Pour tous, Ould Abdel Aziz est « l’homme providentiel dont le départ entrainerait le déluge en Mauritanie ».
S’il y a une certitude assez bien partagée au sein de ses soutiens c’est bien celle qui consiste à constater que malgré ses déclarations publiques, l’homme est attaché à son pouvoir. Et c’est forts de cet état de fait que ces soutiens ont lancé une campagne de sensibilisation à l’endroit de l’homme d’abord et en direction de l’opinion publique ensuite. Il s’est agi d’expliquer à Ould Abdel Aziz la nécessité de « conduire à terme, les chantiers de construction entamés », de « poursuivre le processus démocratique », et surtout, de « préserver le pays des dangers de toutes sortes qui le menacent et dont il serait l’unique personne capable de réaliser ces défis ». Il s’est agi aussi de lui rappeler le cas de Sidioca qui l’aurait trahi après qu’il l’eût porté au pouvoir. Il s’est agi encore de l’amener à méditer le cas du président angolais Do Santos qui a légué son fauteuil à son dauphin, Joao Lourenço, lequel mène depuis ue opération de trac de biens qui vise pour l’essentiel, la famille mais surtout, les enfants de son prédécesseur.
En direction de Ould Abdel Aziz qui penserait soutenir un dauphin qu’il conduirait à la victoire lors de la prochaine présidentielle, ses soutiens ont rappelé « la voracité des Mauritaniens particulièrement attachés au pouvoir et prêts à trahir »
Les messages adressés à l’opinion furent d’une toute autre facture : stabilité du pays, réussite du « président des pauvres », dans la lutte contre l’éradication du fléau de la pauvreté. L’occasion de relever les réalisations de celui-ci tels, les routes, le nouvel aéroport, les centrales thermiques…. A l’adresse de la communauté internationale, la campagne a consisté à rappeler le rôle joué par Ould Abdel Aziz dans la lutte contre le terrorisme, le règlement de différends au Nord Mali, la stabilité de la sous région, la lutte contre l’immigration clandestine …
Acculé par ses soutiens, ses proches et sa famille, qui ne lui ont pas laissé de répit depuis sa dernière sortie, le président Ould Abdel Aziz serait revenu à de nouveaux »meilleurs » sentiments. C’est ce qui explique l’audience qu’il a accordée la semaine dernière au président de l’Initiative « un million de signatures pour un 3ème mandat ». Un geste fort qui a conduit à la reconnaissance tacite de ce mouvement qui depuis, enregistre un succès sans précédent. En effet, ce sont des milliers de cadres qui y ont afflué, chacun s’efforçant d’inscrire son nom en gros caractères, pour plus de visibilité. De nombruses autres signatures seraient en gestation, alors qu’en parallèle, les tribus comptent jouer leur partition.
Faut-il noter que l’Initiative « Un million de signatures » compte traduire ses ambitions dans les faits, en organisant très tôt, un sit in de... un million de personnes à Nouakchott.
JOB





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