- La justice, c’est le moine-général de brigade, chef d’état-major général des armées : Mohamed etcetera. Deux poids, deux mesures /Par le colonel (E/R) Oumar Ould Beibacar

vendredi 16 juin 2017
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Le général de brigade, chef d’état-major général, portait le nom kilométrique de Mohamed ould Cheikh Mohamed Ahmed Ould Cheikh Elghazwany, quand on était au collège de Kiffa, lui en 5ème et moi en 6ème.

Notre brillant professeur de mathématiques Ba Mamadou Bokar originaire de Boghé, l’appelait Mohamed etcetera… Aujourd’hui le général Mohamed etc., ayant accédé au sommet de la hiérarchie militaire plutôt par ruse que par mérite, est malheureusement responsable de beaucoup d’injustices dans l’armée nationale.

Injustice dans les recrutements, injustice dans les avancements, dans les mutations, dans les promotions. Injustices à tous les niveaux de son commandement. Pire, il est devenu un véritable obstacle à la justice, depuis qu’il dirige cette institution, et se comporte comme un despote au point où l’on peut se demander s’il n’a pas perdu sa lucidité. Je vais relater ici, deux de ses nombreuses bavures en matière de justice.

D’abord le cas évident d’une injustice dont a été l’objet un officier de l’armée nationale auteur d’un délit de parenté, à cause de son lien consanguin avec un ancien président du CMSN qui porte le même nom. Jugé et blanchi par la justice, le général, s’était opposé à l’exécution de son jugement, avant de le révoquer arbitrairement.

Puis, une nomination de fait au grade de colonel, en violation des textes en vigueur, par le général, d’un soldat de 2ème classe révoqué pour désertion conformément à un jugement en bonne et due forme.

Le cas du docteur ingénieur capitaine Aflwatt Ould Haidalla, Mle 89 730

Recruté le 23 juillet 1992 comme élève officier et nommé sous-lieutenant le 1er août 1994 à l’issue de sa formation à l’Emia d’Atar, cet officier avait bénéficié d’un stage d’ingénieur en informatique en Allemagne pour une durée de cinq ans, du 1er octobre 1995 au 26 mars 2001. Il a obtenu le diplôme d’ingénieur en informatique, avec mention très bien et a été classé deuxième de sa promotion. A cette occasion le chef d’état major national lui avait adressé une lettre de félicitations N° 575/EMN du 2 août 2001.

Auparavant, cet officier avait demandé et obtenu de son état-major le 18 août 1999, l’autorisation de suivre un stage de doctorat de troisième cycle qui débutait le 31 mars 2001 et qui devait se terminer le 31 mars 2004.

Compte tenu de son importance, la durée initiale de ce stage avait été prolongée jusqu’à juin 2006. L’école en avait informé l’état-major national par lettre en date du 3 mars 2004, par le biais de l’attaché militaire allemand à Rabat, et avait considéré que le gouvernement mauritanien avait donné tacitement une réponse positive.

Le chef d’état-major national, au lieu de donner une suite quelconque à cette correspondance, au profit de ce brillant officier qui a honoré notre pays et notre armée nationale, en obtenant ces succès exceptionnels dans cette prestigieuse école, avait, sans en informer son école, ordonné de bloquer immédiatement ses salaires depuis le 31 mars 2004 et avait déclenché à son encontre, le 3 mars 2005, une procédure pénale on ne peut plus injuste, l’accusant de désertion. Or la désertion ne peut avoir lieu qu’à l’intérieur du pays.

Le commandant du BCS, qui l’avait signalé en position de désertion depuis le 24 décembre 2004 dans son rapport en date du 27 février 2005 et qui l’accuse, sans en donner la preuve, de velléité d’immigration en Allemagne, n’est même pas concerné par la situation de cet officier qu’il avait mis à la disposition du troisième bureau depuis septembre 1995.

C’est le troisième bureau qui est l’unique responsable de la gestion de ce stagiaire, or celui-ci ne s’est jamais manifesté pour exiger la rupture de son stage ou, pour lui demander de rentrer au pays.

Au contraire, lorsqu’il avait été saisi par cet officier à la fin de son stage, avec dans la main un diplôme de doctorat de troisième cycle portant la mention très bien, couronnant un brillant stage qui lui avait coûté plus d’une dizaine d’années de labeur, pour mieux servir l’armée nationale, le colonel Ahmedou Bamba Ould Baya chef du troisième bureau, avait rédigé immédiatement la fiche N° 0090/B3/SSE du 29 décembre 2006 pour le défendre, en vain.

Auparavant, le 28 septembre 2005, le capitaine Aflwatt Haidalla avait adressé une demande au chef d’état major national en vue de régulariser sa situation administrative. Cette demande avait fait l’objet d’une fiche d’étude datée d’octobre 2005, établie par le colonel Tourad Ould Cheikh chef du premier bureau, qui blanchit l’intéressé mais qui n’a pas pu convaincre le chef d’état major national, apparemment décidé à briser la carrière de ce brillant officier.

Si l’état-major national voulait sérieusement inquiéter ce capitaine, il aurait pu ordonner au B3 de mettre fin à son stage par les voies et procédures d’usage et, au besoin le mettre en demeure de rentrer dans un délai au-delà duquel il serait considéré en position d’insoumission, infraction prévue et punie par la loi 62 132 du 29 juin 1962 sur le recrutement dans l’armée, au même titre que la désertion et qui pourrait occasionner d’éventuelles poursuites judiciaires.

Le chef d’état-major national, peu soucieux du respect des procédures judiciaires, avait établi le 3 mars 2005 un ordre de poursuite contre l’intéressé et l’avait envoyé ainsi devant le tribunal militaire. Un premier jugement N° 01/2007 du 11 juillet 2007, rendu en première instance, par contumace, par deux officiers assesseurs conditionnés, disposant de voix délibératives, l’avait culpabilisé, alors qu’un deuxième procès en appel l’avait innocenté.

Ce dernier a fait l’objet d’un pourvoi en cassation devant la cour suprême qui avait confirmé en dernier ressort, par arrêt N°35/08 du 04 novembre 2008, le jugement de la cour d’appel N°04/2008 du 11 février 2008.

Ce jugement définitif ne pouvant plus faire l’objet d’aucune voie de recours, et ayant acquis ainsi l’autorité de la chose jugée, devait être exécuté sans délai.

Malheureusement le ministère de la défense et l’état major national, saisis respectivement par les greffiers des différentes juridictions et par les avocats du capitaine stagiaire depuis novembre 2008, en vue de l’exécution de ce jugement, n’ont manifesté aucune considération pour cette sentence, à cause de leurs réflexes autoritaires hérités des pouvoirs d’exception, et l’avaient classée sans suite.

En juillet 2009, acculé par une énième lettre de l’un des avocats de l’officier victime, le ministère de la défense, sous le timbre du secrétaire général a donné par lettre N° 384/MDN/SG du 27 juillet 2009 une réponse pour le moins confuse dont voici la teneur : « Suite à votre lettre sus référenciée, j’ai l’honneur de porter à votre connaissance que le dossier judiciaire en question est en cours d’exploitation au niveau des services compétents du Ministère de la Défense Nationale. Vous souhaitant bonne réception, je vous prie de croire en mes sentiments de considération. »

A la fin de l’année 2009, le chef d’état-major national, avait enfin répondu à la correspondance N 740/MDN du 27 novembre 2008, lui transmettant le jugement définitif en faveur du capitaine pour lui demander conduite à tenir, envoyée par le ministre de la défense, qu’il considère comme son secrétaire particulier. Dans sa réponse évasive et peu convaincante, le moine général, fait fi du jugement auquel il n’accorde aucune crédibilité et, considère que pour lui le capitaine est en désertion depuis plus de quatre ans, et qu’il est préférable de le révoquer de l’institution militaire pour décourager toute velléité de ce genre.

Le ministre secrétaire particulier avait obéi à la demande du général, sans hésitation ni murmure, en procédant illégalement à la révocation du docteur ingénieur capitaine Aflwatt Ould Haidalla, conformément au décret N 195-2009 du 24-12-2009 au motif de désertion, avec effet rétroactif, pour compter du 27-12-2004, sans informer l’intéressé de cette mesure arbitraire et en contradiction flagrante avec le jugement définitif de la cour suprême. Ainsi, par mépris pour la justice, le général de bataillon, le ministre de la défense et le chef d’état-major général ont opposé un véritable esprit de rébellion face à la décision de la cour suprême.

Cela fait treize ans, que le capitaine Aflwat Haidalla attend ses salaires bloqués depuis le 31 décembre 2004. Cela fait treize ans que cet officier est victime d’un arbitraire évident. Pourtant, le capitaine Aflwatt n’est pas dans le besoin, il n’est pas non plus un immigré clandestin en Allemagne.

Il perçoit un salaire mensuel supérieur au salaire mensuel du Général de division chef d’état-major général des armées. Il fait partie des cadres privilégiés d’une très grande société d’informatique/développement et donne des cours dans l’une des plus grandes universités de Munich en qualité de professeur des techniques informatiques.

Le Docteur Ingénieur Capitaine Aflwatt Haidalla, qui refuse la nationalité allemande, préfère vivre avec dignité et dans la misère chez lui, que dans l’opulence et la frustration en Europe. Il ne demande pas plus que la Justice, rien que la Justice, seulement la justice.

Pour rendre justice à cet officier, il suffit de demander au ministère de la défense nationale d’exécuter immédiatement le jugement cité plus haut et de faire débloquer les salaires de l’intéressé en assainissant sa situation administrative par l’annulation du décret portant sa révocation.

Pour rendre une véritable justice au Docteur Ingénieur Capitaine Aflwatt nommé au grade de capitaine le 1er octobre 2003, il convient de le nommer rétroactivement au grade de commandant pour compter du 1er octobre 2009, au grade de Lieutenant –colonel pour compter du 1er octobre 2013 et au grade de colonel pour compter du 1er octobre 2017 avant de le porter au grade de chevalier de l’ordre du mérite national.

Le retour dans son pays de cet arabisant génie de l’informatique, ne peut qu’être bénéfique pour la Mauritanie. Cet éminent professeur contribuera sans doute à la modernisation et à une meilleure gestion de l’armée nationale, qui manque cruellement de cadres de son niveau. Il fera aussi incontestablement le bonheur des étudiants en informatique dans les universités et instituts de Nouakchott.

Le cas du l’intendant soldat de 2ème classe, Baby Housseinou, MLe 72 014

L’élève officier d’active Baby Housseinou, était le binôme d’Ely ould Mohamed Vall à l’Ecole Militaire Préparatoire Technique (EMPT) du Mans en France depuis l’enfant des troupes jusqu’à leur nomination au grade de sous-lieutenant dans l’armée nationale, conformément au Décret n° 38-77 du 4 avril 1977 pour compter du 1er août 1976. Promus officiers en pleine guerre du Sahara, ils ont été naturellement, envoyés tous les deux sur le champ de bataille.

En 1985, alors qu’il avait le grade de capitaine, son binôme directeur général de la sûreté nationale, l’aurait poussé comme intendant de l’armée, poste qu’il occupa jusqu’au 3 mars 1998, date à laquelle il fut nommé attaché militaire prés de l’ambassade de Mauritanie à Paris. Au début de son séjour parisien, l’ambassadeur avait signalé une activité douteuse de son attaché militaire, avec les milieux de la diaspora négro-mauritanienne dans la capitale française et les services de renseignements français, et avait demandé son affectation hors de la France.

Cette demande avait abouti à la mutation de l’intendant colonel Baby Housseinou comme attaché militaire à Alger pour compter du 1er mai 1999. Informé de sa nouvelle affectation il avait demandé et obtenu de rester en France jusqu’à la fin de l’année scolaire. Après sa mise en position de désertion le 10 juin 1999, il fera parvenir par fax le 20 juillet 1999, à l’état-major national, une demande de démission antidatée du 10 mai 1999. .

Sa réaction, pour le moins incompréhensible, est sans doute motivée par la crainte de subir le même sort que mon frère et ami le lieutenant Ba Abdoulghoudous, à qui il fait allusion dans sa demande de pension ci-dessous, adressée au chef de l’Etat, dans laquelle il évoque des raisons d’honneur et de sécurité ainsi que l’existence d’un danger évident.

En effet le Lt Ba Abdoulghoudous stagiaire à Alger, avait été conduit manu militari en octobre 1987 par le gouvernement algérien et remis aux autorités mauritaniennes à leur demande, avant de finir ses jours dans le mouroir de Walata. Il avait raconté son calvaire devant le tribunal qui le jugeait à Jreida et dont faisait partie le capitaine Baby Housseinou comme assesseur.

Voici le texte virulent et insolent de la démission, pour ne pas dire de la désobéissance et de l’insubordination du Colonel Baby housseinou, avec en moins des noms d’oiseaux et les propos indécents qu’il adresse à l’ambassadeur et au chef d’état-major. « J’ai l’honneur de vous présenter ma démission de l’armée nationale et du corps des officiers à compter de ce jour 10 mai 1999.

Je renonce à tout avantage et privilège liés au statut et à la fonction, et me libère par voie de conséquence de toute obligation qui en découlait et ce, dés la notification de la présente démission. Je me refuse de continuer à servir dans une armée ingrate où, après trente années de loyaux services sans la moindre sanction pour faute, même minime dans mon dossier, l’on m’humilie en donnant raisons aux montages injurieux et calomnieux de Moulaye Ould Boukhreiss et Dah ould Abdy.

Ils m’accusent paradoxalement, d’intelligence avec les services secrets français, et s’octroient le droit de me contester ma nationalité mauritanienne pour faire de moi un ressortissant sénégalais (argument classique des milieux racistes mauritaniens). A tout cela je réponds tout simplement à eux et à ceux qui les soutiennent dans l’ombre que le temps est très proche où chacun répondra de ses faits et abus, l’histoire est une mémoire indélébile qui rappelle tôt ou tard ses acteurs à se justifier devant l’humanité.

Toute autorité fondée sur l’injustice et l’arbitraire est vouée à l’échec inéluctable, l’histoire de l’humanité est pleine d’enseignements dans ce sens. Les raisons de ces montages, je les connais parfaitement, autant que leurs auteurs ; elles s’inscrivent dans la triste stratégie des nationalismes exclusifs étroits, raciaux et tribaux d’esprits puérils et primaires tels Moulaye ould Boukhreiss et d’autres, bien identifiés dont les noms seront dévoilés en temps opportun.

Les tristes manœuvres de ces êtres on ne peut plus détestables appellent des mesures énergiques de sanction de la part de l’autorité, faute de quoi, qu’il nous soit permis d’exprimer notre plus grand étonnement devant cette passivité incompréhensible et d’en déduire qu’ils jouissent d’une caution non équivoque.

Le cycle infernal de la chasse à la sorcière est bel et bien revenu en Mauritanie et les monstres des années 89-90 font leur apparition chez-nous, mais cette fois avec une stratégie beaucoup plus large et plus radicale, en sus des victimes de 89-90 seront atteints haratines et tribus maures jugées peu ou pas collaboratrices, il serait urgent que soient prises de toute urgence les mesures pour isoler ces individus afin d’éviter un autre drame bien plus sanglant que ceux vécus les années passées. Aussi, je me considère dés à présent libre de toute obligation, autant du point de vue statutaire, contractuel que moral. »

Le 10 juin 1999, l’état-major national l’avait porté en désertion par incompétence, alors que dans son cas il s’agit plutôt d’une insoumission en bonne et due forme, et avait établi un ordre de poursuite contre lui devant la juridiction militaire. Le 17 mai 2001, le tribunal de la wilaya de Nouakchott avait rendu un jugement en première instance, par contumace, le rétrogradant au grade de 2ème classe et le rayant des contrôles de l’armée d’active pour compter de la date du jugement.

Le décret N 073-2004 du 7 juin 2004 porte la constatation de sa perte de grade et sa radiation des contrôles de l’armée, ainsi que six autres officiers pour le même motif. Il s’agit des officiers dont les noms et matricules suivent : Pour compter du 15 mai 99 les lieutenants Mangane Abou mle 73 238, Sekou Gandega mle 77 547, et les sous-lieutenants Ely Ould Maayouf mle 86 480 et Cheikh Ould Abdallahi Ould Seyid mle 85 416. Pour compter du 22 mai 2003, le Lieutenant Sid’ahmed Ould Mohamed mle 85 591, et le sous-lieutenant Mohamed Lemine ould Ahmed Salem mle 95 371.

Les démarches du Soldat intendant.

Connaissant bien l’état d’esprit du binôme conspirateur, qu’il avait connu quand il était intendant de l’armée nationale et particulièrement le mécanographe avec qui il partageait beaucoup d’intimités, le soldat intendant avait profité de la campagne des présidentielles en juin/juillet 2009 pour annoncer la couleur, en faisant campagne publiquement pour le commandant du BASEP au sujet duquel il écrivait dans la presse : « Aziz m’a convaincu pour deux raisons, l’une est liée à sa personne et l’autre à son programme.

L’homme que je connais parfaitement est d’une sincérité et d’une franchise rares, il se tuerait pour ne pas faillir à la parole donnée ou à ses engagements, mes compagnons d’armes en témoigneront tous. Il nourrit de grandes et nobles ambitions pour son pays, je l’ai côtoyé, écouté et mis à l’épreuve et croyez-moi ce ne sont pas que des paroles dans le vent.

Il naît, périodiquement dans les sociétés une race d’hommes d’une trempe particulière : des meneurs d’hommes et des bâtisseurs, tous les continents en ont produit à travers leur évolution historique, et je crois, de mon humble avis, qu’Aziz est de ceux-là. »

A la fin de 2009, l’intendant soldat de 2éme classe Baby Housseinou avait été réhabilité tacitement et nommé par le binôme conspirateur au poste juteux de président du comité de coordination des institutions privées de sécurité. Ce comité que préside ce soldat de 2ème classe est composé d’un colonel ancien chef d’état-major national, d’un colonel ancien chef d’état major de la Garde nationale, d’un officier supérieur de la gendarmerie et d’un commissaire de police avec comme secrétaire général le capitaine Breika ould Mbarek. Quoi de plus ridicule.

Ayant désormais pignon sur rue, l’intendant soldat de 2ème classe adressa, le 11 septembre 2011, au général de bataillon, comme si de rien n’était, une demande de régularisation d’une pension de retraite dont voici l’essentiel : « Avant l’expression de toute doléance, je tiens ici et de la manière la plus solennelle à rendre hommage à l’action de son excellence Mr le Président de la République, action qui a permis à bien des filles et fils de ce pays d’être réhabilités dans leur dignité et leurs droits.

Je témoigne devant Dieu et les humains de ma profonde gratitude pour m’avoir réhabilité et de quelle belle manière en me nommant président du comité de coordination des institutions privées de sécurité.

Pour parachever votre action louable et généreuse, je viens vous demander de bien vouloir autoriser la régularisation de ma pension de retraite dont le bénéfice me serait d’un très grand réconfort aussi bien moral que matériel.

En poste comme attaché militaire à Paris, suite à des accusations calomnieuses de mes chefs de l’époque, pour des raisons d’honneur et de sécurité, j’ai décidé de demander à quitter une armée que je ne reconnaissais plus et dont certains chefs avaient par un acte d’injustice rompu le contrat moral qui me liait à elle.

De surcroit, votre courageuse et louable décision de régulariser la situation administrative des militaires victimes de l’arbitraire entre 1981 et 2004 inclut dans son indulgence des hommes qui ont commis des actes hautement répréhensibles contre leur pays et les leurs, chose sans commune mesure avec mon cas qui est la résultante logique d’une atteinte à mon honneur d’homme et d’officier doublée d’une réaction naturelle et humaine face à un danger évident.

Aussi au nom de l’éthique et de la justice, je viens demander au chef juste et bienveillant que vous êtes la cassation de cet acte abusif de certaines personnes dont la pudeur impose de taire les noms. Persuadé de toujours pouvoir compter sur votre profond souci de justice, je vous prie d’accepter, Excellence Monsieur le Président de la République Chef Suprême des Forces Armées, l’expression de mon plus profond respect et de mon entière gratitude ».

La réponse datée du 16 novembre 2011, du chef d’état-major concertée sans doute avec le chef de l’Etat ne s’était pas fait attendre. Bien que dans sa demande, le soldat de 2ème classe se soit présenté comme Monsieur Baby Housseinou, dans sa réponse adressée au ministre de la défense, le Moine général l’appelle illégalement : l’ex intendant colonel. Ignorant le jugement rendu par le tribunal de Nouakchott et son décret d’application dont il relate le processus dans sa lettre qu’il conclut ainsi qu’il suit :

« A priori la décision de révocation est conforme aux dispositions des textes en vigueur, en revanche il existe quelque part un vice peu dévoilé dans la démarche entreprise ; en ce sens que le commandement à l’époque se hâte de rayer un officier de haut rang sans faire le moindre effort pour le ramener à la raison ou avoir le souci de préserver ses droits et ceux de ses enfants. Cet état de fait suscite l’interrogation sur les véritables mobiles d’une telle décision.

C’est pourquoi il est plausible que l’intéressé soit victime d’une connivence traduite par un règlement de compte dissimulé. Ceci s’avère vraisemblable ; d’autant plus qu’il s’agit d’un ancien officier expérimenté et compétent dans son domaine.

Au regard de ce qui précède et pour les services rendus à l’institution militaire pendant 29 ans 09 mois et 09 jours ou il a occupé d’importantes fonctions ; l’Etat major propose : que l’intéressé soit secouru par rapport au préjudice subi. Pour se faire, il serait souhaitable de lui accorder une dérogation spéciale passant par un pourvoi en cassation du jugement précité permettant la régularisation légale du droit à la pension de retraite.

Tel est l’objet de la présente lettre soumise à votre attention pour décision. » Quelle incompétence ! Quel mépris, pour la loi, pour la discipline générale et pour l’institution militaire !

Les choses seraient rentrés dans l’ordre si l’on en croit mon frère et ami le capitaine Ely ould Krombolé qui précisait le 14 octobree2013 dans un article sur Cridem s’adressant à l’intendant soldat de 2ème classe : « Enfin je ne saurais terminer sans évoquer la casserole que nous traînons en commun. Nous avons tous les deux été portés « déserteurs » sur les registres de l’Armée, certes pour des raisons différentes. Pour bénéficier de la retraite, nous avons formulé deux demandes adressées en même temps au chef suprême des Armées, le général Aziz. Vous, avez eu gain de cause. Moi, pas encore. »

Pour rendre une vraie justice à l’intendant soldat de 2ème classe Baby Housseinou, il convient de rétablir sa pension de soldat de 2ème classe, pour compter du 17 mai 2001, date de sa radiation et de sa rétrogradation, puisque le décret portant sa révocation ne le prive pas de ses droits à pension.

Cet homme de troupe, condamné par contumace, n’étant pas dans le besoin, peut prendre un avocat à ses frais, se constituer partie civile et se pourvoir auprès de la juridiction compétente. Il n’est pas du devoir de l’institution militaire qui est la partie plaignante, de se pourvoir contre un jugement rendu en sa faveur. C’est une absurdité.

Fort du soutien indéfectible, pour ne pas dire de la complicité du binôme conspirateur, il lui suffira d’entamer la procédure du pourvoi en cassation, pour obtenir gain de cause. Car le moine général de brigade saisira aussitôt par téléphone, sur instruction du général de bataillon, le chef du peloton des juges, président de la cour suprême, qui se mettra aussitôt au garde-à-vous, avant de prendre toutes les dispositions nécessaires pour réhabiliter ce soldat, qu’il pourra même promouvoir au grade de général de division, à titre rétroactif.

Baby Housseinou était le rapporteur de la fameuse commission désignée par le président du CMSN, pour faire toute la lumière sur les massacres extrajudiciaires des négro-mauritaniens membres des forces armées, perpétrés pour cause de racisme, dans les casernes militaires en 1990-91. Cette commission plurielle était présidée par le colonel Sidiye Ould Yehye chef d’état-major national adjoint, et comprenait en plus du commandant Baby, les commandants Ndiaga Dieng et Elhafedh Ould Elmamy.

Le soldat intendant détient une copie de ce précieux rapport qu’il tient comme une épée de Damoclès, au dessus des têtes des génocidaires et de leurs protecteurs, qu’il connait parfaitement bien et qu’il avait menacés clairement dans sa lettre de démission ci-dessus. Il tire toute sa force de ce document, objet de la discorde avec notre ambassade à Paris, dont il aurait remis copie aux services des renseignements français.

Il ressort de ce qui précède que l’exécution des jugements rendus par la justice dépend exclusivement de la bonne humeur de ces deux généraux de complaisance, qui se moquent de la République, le moine général de brigade Mohamed etcetera… et le mécanographe général de bataillon, Mohamed Ould Eleya alias Doudou Seck. A Dieu la Justice.

Le Calame





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