La loupe du Rénovateur : Quand la conscience populaire parle à un Président, de A, ...Z !

lundi 7 août 2017
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Le destin d’une Nation est avant tout déterminé par le niveau de conscience de son peuple. De ses ambitions, ses rêves, ses aspirations à donner du sens à son existence. Avec un peuple fier et valeureux, les changements s’opèrent dans la paix ou dans la douleur… pour enfanter la joie.

Les régimes les plus implacables se refusant à écouter leur peuple finissent imparablement par chuter comme des châteaux de cartes. Le dernier mot reviendra un jour à ce peuple que l’on croyait écervelé, quand retentira dans le sang l’hymne à la liberté. Il arrive qu’un seul citoyen allume l’étincelle du changement.

Par un simple mot, un seul geste, un brin de refus. Et Patatras, tout se précipite comme un feu de brousse. Des peuples réputés être des plus dociles ont envoyé leurs dirigeants paitre ailleurs ou subir le supplice de l’échafaud.

Vouloir prendre son peuple comme un bon à rien, en se surestimant par rapport à tous, c’est en soi manquer de retenue d’élégance et de loyauté envers ce même peuple qui avait consenti à signer un consensus provisoire, le temps de voir plus clair. Le temps d’un test. C’était pour éviter le chaos, l’angoisse d’un vide institutionnel que les forces politiques avaient courageusement concédé ce modus vivendi.

Une fois ce pacte rompu ou sent un mauvais goût, le bon sens voudrait dès lors qu’on accepte humblement de se retirer de la scène une fois le mandat expiré. Sans faire des vagues. Surtout sans regretter d’avoir quitté la tête haute. C’est cela la majestueuse simplicité. Le contraire exposera sans faute à des aventures puériles. Les pouvoirs passent et les peuples restent.

L’histoire a toujours donné des leçons aux dirigeants. Seuls les plus clairvoyants se plient aux appels à la raison. Si le peuple sait pardonner, il a aussi la force de sanctionner ses dirigeants quand le réveil aura sonné .Les plus téméraires résistent pitoyablement, arcboutés à une mauvaise branche avant de rendre les armes. C’est la pire des tragédies qui conclut l’aventure du pseudo-héros.

Pourquoi tant de jeux sans enjeux ni lendemains que se joue le Président Aziz qui, après avoir fait le serment de ne pas toucher à la constitution, de respecter et de faire respecter la loi fondamentale , fait-il machine arrière à dessein d’échafauder un plan d’auto-succession au palais présidentiel. Il a beau démentir cette intention, rares seront ceux qui le croient. Il suffit de faire un retour en arrière sur les multiples déclarations faites d’affirmations et d’infirmations sur cette question et sur bien d’autres où l’homme ne semble pas prêter attention à ses propos tenus antérieurement au cours d’ un meeting ou d’une occasion donnée.

Une étude sur « les dictions et contra/ dictions », ne manqueraient pas de révéler les faillites de la mémoire temporelle devenue autiste et qui ne cesse d’engluer son auteur, dans sa logorrhée. Les événements se répètent. Les échecs s’accumulent. Les mensonges politiques retombent sur les têtes comme du crachat envoyé en l’air. Toutes ces fortunes dépensées, ces énergies perdues au nom d’un prétendu dialogue national inclusif l’ont été pour rien.

Vouloir forcer des amendements dits constitutionnels pour des résultats maigres et au prix fort d’un référendum qui s’est soldé par un fiasco objectif qui de toutes les façons sera renversé par les vieilles recettes démagogiques digne d’une autre époque. Le Président le sait , lui qui a vu de ses propres yeux n’a pas besoin de demander les causes de cet échec qu’il pourra qualifier de réussite triomphale et historique.

Que les laudateurs lui passent le mot – Le peuple a fait entendre sa voix, celle de la désapprobation des manipulations éhontées , des tripatouillages anticonstitutionnels, de la violence dans le discours , des passages à tabac d’opposants pour un oui ou pour un non , des accaparements des domaines publics et tant d’autres impertinences décisionnelles qui ne profitent qu’à ceux qui en sont les promoteurs. En deux semaines de tapages politiques, la scène nationale s’est vidée de toutes les balivernes qui masquaient les échecs d’un système incapable de marquer une pause pour faire son mea culpa.

Quand la conscience populaire parle à son Président, l’heure de l’écoute a sonné. L’horloge a averti. A bon entendeur salut !

CTD

Le Rénovateur Quotidien





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