Mauritanie – CEDEAO Est-ce le début de la cohabitation ?

lundi 30 octobre 2017
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La Mauritanie et la CEDEAO se sont retrouvées. C’était vendredi lors d’une audience accordée par le président Ould Abdel Aziz, a une délégation de la Communauté Économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ; une réunion qui devrait constituer le Top départ pour l’entame d’échanges commerciaux libres entre les deux parties.

Le président de la République, a reçu en audience vendredi, une délégation de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Il s’agissait de mettre en place une feuille de route dans la perspective de l’exécution des termes de l’accord d’association signé entre les deux parties en mai dernier et des articles portant sur le libre-échange d’août 2017, qui embrassent plusieurs domaines de la vie politique, économique et sociale entre les deux parties : libre circulation des personnes et des biens, levée de barrières douanières, liberté d’établissement et d’investissement...
L’audience de vendredi constitue dans les faits, le top départ pour l’élimination de toutes les contraintes et barrières au plan politique, technique, commercial et humain susceptibles d’entraver les échanges entre les deux parties. Sans réintégrer la CEDEAO, la Mauritanie bénéficie, en grande partie, des avantages acquis par les pays membres au sein de leur ensemble économique, et peut le cas échéant, servir de support commercial à ces pays. C’est dire que les Mauritaniens ont désormais la possibilité de vendre et d’acheter librement dans l’espace CEDEAO et qu’ils sont autorisés sans contraintes, à s’y déplacer. C’est aussi dire que l’inverse est désormais totalement valable pour les citoyens de la CEDEAO qui sont désormais autorisés à travailler sur le sol mauritanien.
Il faut dire que depuis 2001, après que la Mauritanie ait quitté la CEDEAO, expliquant à l’époque « vouloir concentrer ses efforts au sein de l’Union du Maghreb Arabe pour des raisons culturelles et aussi dans l’espoir que ses intérêts seraient mieux protégés », les relations entre les deux parties n’ont cessé de se dégrader au grand dam des populations. C’est sur le plan terrestre que le pire est intervenu avec d’abord des tarifications douanières excessives des deux côtés des frontières entre la Mauritanie et le Sénégal qui ont fini par émousser les échanges commerciaux entre les deux parties, et ensuite avec les énormes difficultés vécues par les ressortissants des deux ensembles, une fois hors de leurs frontières. Cartes de séjour, résidence contrôlée, déplacements limités, difficultés dans le travail, brimades, stigmatisation… Tels sont les termes du traitement réservé de part et d’autre- mais surtout en Mauritanie- aux étrangers qui veulent vivre hors de leur toit.
C’est certainement soucieux de l’impératif d’intégration régionale pour le développement du sous continent que les deux parties ont décidé de revoir leurs relations. Face à une UMA qui peine à surgir bloquée qu’elle est, par les dissensions entre le Maroc et l’Algérie, la Mauritanie décida dans la foulée de signer avec la CEDEAO un accord d’association en mai 2017. En juin, lors du sommet des chefs d’État et de gouvernements de l’organisation, tenu à Monrovia, la CEDEAO demande à la Mauritanie -membre fondatrice de la CEDEAO en 1975- de solliciter une réintégration en bonne et due forme. En vain ! Au mois d’août 2017, les deux parties signent un accord de libre-échange.
Pour nombre d’observateurs, la Mauritanie jouerait aux enchères, consciente qu’elle est, de sa position géographique stratégique, notamment avec la Transsaharienne capable de jouer un « pont » entre le marché européen et celui de la CEDEAO, et le contexte attendu après l’intégration du Maroc à la CEDEAO. Avec les deux accords qu’elle vient de signer, elle devrait profiter du marché de la CEDEAO constitué de 15 états membres, qui devraient bientôt accueillir le Maroc comme 16e membre, et qui serait désormais fort d’un Produit intérieur brut (PIB) de 730 milliards de dollars, soit la vingtième économie du monde et un marché de 330 millions de consommateurs !
Pour certains analystes, cette considération économique pèse très peu dans le choix de la Mauritanie. Il s’agit surtout pour le Pouvoir, voire le Système, dominé par des courants nationalistes étroits d’éviter pour « la Mauritanie arabe », le « péril noir » qui proviendrait des pays de la CEDEAO. La question qui se pose est donc de savoir jusqu’à quand la Mauritanie continuera à garder sa position.

JOB





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