Mauritanie – CEDEAO Le « Oui - Mais » de la Mauritanie

mercredi 16 août 2017
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Finalement, la Mauritanie a eu gain de cause, face à la CEDEAO. Ayant refusé de réintégrer la CEDEAO il y a quelques semaines contre le vœu du directoire de cette communauté des États, la Mauritanie vient de réussir son challenge en obtenant face aux dits partenaires, un accord d’association. En effet, la Mauritanie et la Communauté Économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont fini par signer un accord d’association. C’était en marge du forum Amérique Afrique organisé la semaine dernière à Lomé au Togo.
Ladite convention devrait permettre –selon les textes- la libre circulation des personnes et des biens. Ce qui devrait donner une nouvelle tournure dans les relations entre les deux parties, notamment entre la Mauritanie et la Sénégal. Alors que l’économie mauritanienne bénéficierait désormais du marché de la CEDEAO riche de près de 350 millions de consommateurs, que les opérateurs économiques mauritaniens ainsi que le citoyen lambda circuleront librement dans cet espace qui pèse sur un PIB de plus de 800 milliards de dollars, les ressortissants des pays membres de la CEDEAO seraient libres de circuler sur le territoire mauritanien, et qui pourront y conduire des opérations financières à leur guise, sans jamais être inquiétés. C’est dire que finalement, les deux parties sont parvenues à créer une situation de marché commun tout en gardant chacune son indépendance. C’est surtout le cas pour la Mauritanie qui avait été appelée à réintégrer la CEDEOA en lieu et place d’une demande d’accords d’association formulée par Nouakchott. Membre fondatrice de cette communauté en 1975 avant de la quitter en 2000 pour se consacrer à l’union du Maghreb, qui tarde jusqu’à présent à prendre son envol, la Mauritanie, ferait valoir son avantage géographique depuis que la demande du Maroc d’adhésion à la CEDEAO a été acceptée.
Pour nombre d’observateurs à Nouakchott, la question est de savoir pourquoi le pays s’entête à refuser de regagner la CEDEAO ? Pour d’aucuns, il ne s’agit certainement pas de « quête d’indépendance économique », mais il s’agit plutôt de la crainte du « péril noir » développé par les mouvements nationalistes étroits « hantés » par les ressortissants de l’Afrique de l’ouest qui envahiraient le pays. Et conséquemment, mettraient en péril l’arabité voire le peuple arabe de Mauritanie. En fait, la Mauritanie serait d’accord avec la libre circulation des biens mais non des personnes. C’est ce qui se produit actuellement dans les échanges entre els deux parties et c’est ce qui risquerait de se produire même après la signature des accords entre les deux parties.
MOMS





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