Mauritanie : Déclaration de politique générale du PM

vendredi 23 novembre 2018
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Au nom d’Allah le Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Paix et salut sur le saint Prophète
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés
C’est pour moi un grand honneur de m’adresser à votre auguste Assemblée, conformément aux articles 42(nouveau) et 73 de la Constitution, pour vous exposer le programme duGouvernement et un rapport sur le bilan de l’action Gouvernementale pour les dernières années.
Je voudrai d’abord vous exprimer, Honorables Députés, mes très vives félicitations pour la confiance que le peuple a bien voulue vous témoigner pour légiférer en son nom et contrôler l’action du Gouvernement.
Les efforts duGouvernement porteront sur l’achèvement des chantiers en cours, le lancement de nouveaux chantiers et la mise en place des conditions préalables au lancement des grands projets structurants, programmés dans le cadre de la Stratégie de Croissance Accélérée et de Prospérité Partagée (SCAPP), conformément aux engagements inscrits dans le programme proposé aux mauritaniens en 2014, par Son Excellence le Président de la République Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz.
La présente déclaration comporte un rappel de l’essentiel des réalisations enregistrées au cours des quatre dernières années ainsi qu’un exposé des chantiers qui seront achevés en 2019 et ceux dont les travaux de réalisation continueront au-delà de cet horizon.
Il s’articulera autour des trois axes stratégiques suivants :
1. l’affermissement des fondements de l’Etat et l’amélioration de la gouvernance publique ;
2. l’édification d’une économie compétitive générant une croissance inclusive ;
3. le développement des ressources humaines et l’extension de l’accès aux services de base.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,
Les quatre années écoulées du mandat présidentiel ont été marquées par des progrès considérables en matière de consolidation des fondements de l’Etat de droit et d’amélioration de la gouvernance publique, ce qui a permis à l’Etat de prendre en charge, convenablement et efficacement, ses missions régaliennes et de garantir la sécurité et la stabilité du pays.
C’est ici le lieu d’exprimer la grande fierté que nous ressentons de voir notre cher pays cité comme exemple de réussite dans son approche originale définie par Son Excellence Monsieur le Président de la République, sur la base des principes de tolérance et d’ouverture, prônés par notre sainte religion ; approche qui concilie les impératifs de sécurité avec les exigences du développement.
Le Gouvernement poursuivra, avec vigueur et détermination, la promotion de cette approche multidimensionnelle de développement.
Dans ce cadre, l’Etat poursuivra le renforcement de nos forces armées et de sécurité enmettant à leur disposition,les moyens nécessaires pour la consolidation du niveau d’opérationnalité,leur permettant de remplir,leurs missions traditionnelles et celles qui leur sont dévolues pour la contribution au maintien de la paix aux niveaux régional et international.
Il convient de rappeler que d’importantes réalisations ont été accomplies entre 2014 et 2018 portant sur le recrutement, la formation, l’équipement du personnel, la construction d’infrastructures adéquates ainsi que l’acquisition de parcs automobiles variés et d’équipements spécifiques de défense et de maintien de l’ordre.
Aussi, le Gouvernement continuera à apporter l’appui nécessaire à la protection civile pour lui permettre d’être en mesure de s’acquitter de sa mission vitale dans un contexte caractérisé par l’émergence de nouveaux risques liés à l’urbanisation et au développement industriel de notre pays.
Parallèlement, d’importantes réformes visant la modernisation de l’administration territoriale, son rapprochement des citoyens et l’amélioration de la qualité de ses services, ont été entreprises. Ces réformes ont porté notamment sur la réorganisation des structures, le renforcement des effectifs et des capacités de l’encadrement, la révision du découpage administratif, la création de nouvelles circonscriptions administratives et la mise en place d’un statut particulier des administrateurs.
En outre, des efforts conséquents ont été déployés pour l’amélioration des conditions de travail des autorités administratives à travers la construction d’infrastructures, l’acquisition d’équipements et l’augmentation des crédits de fonctionnement alloués aux circonscriptions administratives.
Concernant l’état civil biométrique, la période 2014-2018 a connu la consolidation des acquis liés à la mise en place du Système Intégré de Gestion des Populations et des Titres Sécurisés (SIGPTS) portant sur l’enrôlement biométrique, la production des titres sécurisés et autres applications.
Dans ce cadre, le programme de construction des 168 centres d’accueil des citoyens dans les chefs-lieux des communes se poursuit. D’ores et déjà,124 d’entre eux ont été réceptionnés contribuant ainsi au rapprochement des citoyens à ce service.
Le Gouvernement continuera à appuyer cette institution vitale qui contribue substantiellement, en plus de son rôle décisif en matière de sécurisation de la gestion des registres des populations, à la modernisation des procédures administratives relatives au pèlerinage, aux affaires sociales, à la santé, à l’habitat, à la communication, à l’éducation, au transport.
En matière de décentralisation et de développement local, l’accent a été mis sur le renforcement des capacités des acteurs, des structures d’encadrement et de pilotage de la décentralisation.
Dans ce cadre, le Programme National Intégré d’appui à la Décentralisation, au Développement Local, à l’Emploi des Jeunes a financé 563 projets de construction d’infrastructures socio-économiques au profit de 100 communes pour un coût global avoisinant 1,4 milliards MRU. Ces projets concernent l’éducation, la santé, les routes, les réseaux d’adduction d’eau, l’électrification, les marchés municipaux et les sièges des communes.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,
Convaincu du rôle de la justice dans la consolidation de l’Etat de droit, la préservation des droits des citoyens et la mise en place des conditions nécessaires pour l’essor économique, l’émancipation sociale et l’épanouissement individuel, le Gouvernement a engagé au cours de la période 2014-2018 d’importantes réformes portant sur le cadre législatif et règlementaire de ce secteur, le renforcement des capacités de ses ressources humaines et l’amélioration de ses infrastructures.
Ces réformes ont permis de renforcer et de mettre à niveau notre arsenal juridique dans les domaines de l’assistance judiciaire, de la prévention de la torture, de la lutte contre les séquelles de l’esclavage et la corruption.
La mise en œuvre de ces réformes, s’est traduite par la mise en place de plusieurs juridictions et pôles spécialisés qui permettent aujourd’hui de lutter efficacement contre la gabegie et toutes les formes de criminalité transfrontalière comme le trafic des stupéfiants et celui des êtres humains, ainsi que l’immigration clandestine, le blanchiment d’argent et le terrorisme.
Dans cette optique, les conditions de détention se sont nettement améliorées, à travers la construction de nouvelles prisons respectant les standards internationaux, la réhabilitation, l’équipement de prisons existantes et de meilleures conditions sanitaires, nutritionnelles et d’insertion des prisonniers.

Par ailleurs, le principe d’amnistie a été consacré dans la politique pénale et les droits et devoirs du détenu largement vulgarisés auprès de la population carcérale à travers la production et la diffusion d’un guide spécialement élaboré à cet effet.

En 2019, le Gouvernement poursuivra les actions en cours, à travers le renforcement de la mise aux normes standards de l’administration pénitentiaire, le lancement du programme de construction de prisons centrales dans tous les chefs-lieux des Wilayas et oeuvrera en particulier à promouvoir l’accès à la justice, en favorisant l’utilisation des Modes Alternatifs de Résolution des Conflits (MARC).

Sur le plan politique, les dernières années ont été marquées par la consolidation de notre démocratie à travers la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et institutionnelles, issues de l’accord politique conclu le 20 octobre 2016 entre la majorité et l’opposition. A cet égard, le référendum du 5 août 2017 et les dernières élections législatives, régionales et locales, qui ont connu une large participation des partis politiques, ont abouti à une recomposition du paysage institutionnel de notre pays dont votre auguste Assemblée constitue une parfaite illustration.
Ces réformes nous permettent aujourd’hui, entre autres, d’avoir un hymne national et un drapeau qui reflètent notre diversité culturelle et notre allégeance à la patrie.
Le Gouvernement prendra les dispositions idoines pour l’organisation dans de bonnes conditions des prochaines échéances électorales. D’ores et déjà, les moyens financiers nécessaires à cet effet ont été programmés dans le cadre du projet de loi des finances initiale 2019.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,
Le Gouvernement s’est attelé au cours des quatre dernières années à mettre en œuvre la politique nationale de promotion et de protection des Droits de l’Homme. Notre pays a activement participé aux différentes rencontres internationales, régionales et sous régionales, présenté les rapports qui lui sont dus, et suivi la mise en œuvre des conventions ratifiées par la Mauritanie.
Par ailleurs, le Gouvernement a parachevé la mise en œuvre des recommandations de la feuille de route sur l’éradication des formes contemporaines de l’esclavage. Cette mise en œuvre a permis la révision du corpus juridique, la promotion et protection des droits économiques et sociaux et la sensibilisation sur les droits humains.
Dans le domaine de promotion d’une politique nationale de l’action humanitaire et de secours d’urgence, le Gouvernement a mené plusieurs actions d’assistance auxpersonnes concernées, à travers les interventions du Fonds National d’Aide et deSecours qui a réalisé des activités génératrices de revenus d’un financement de 69862520MRU et des pôles de développement intégré (PDI) d’un financement de 2440 000MRU, en plus des aides sociales au profit d’indigents, malades et victimes d’incendie.
Au cours de l’année 2019, sera engagé, un plan de modernisation du Commissariat aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile et de ses outils de travail.
Un projet de loi relative à la société civile sera soumis à votre auguste Assemblée. Ce projet vise à encourager l’implication effective des associations dans le contrôle citoyen de l’action publique et la clarification du statut d’utilité publique.
En outre, le Gouvernement poursuivra l’interaction avec les mécanismes des droits de l’Homme, l’élaboration, la présentation des rapports en vertu des engagements régionaux et internationaux et le renforcement des actions humanitaires au profit des populations nécessiteuses.
Monsieur le Président, Honorables Députés
Dans le domaine de la presse et de la communication, les efforts des pouvoirs publics au cours des dernières années se sont traduits par la libéralisation de l’espace audiovisuel, la suppression du délit de presse, l’élaboration d’une stratégie nationale de communication pour le développement, l’adoption d’un code de la publicité, la dotation des médias du service public d’équipements modernes, et la création d’un fonds d’appui aux médias privés.
La libéralisation de l’espace audiovisuel s’est traduite par l’émergence de radios et télévisions privées qui contribuent aujourd’hui à la promotion de la liberté d’expression et du débat public.
Ces efforts ont permis à notre pays de réaliser d’importants progrès et d’être, en conséquence classé parmi les pays où la presse jouit de la plus grande liberté aussi bien en Afrique que dans le monde arabo-islamique.
En termes de perspectives,la création d’une maison de la presse, la mise en place d’une régie de publicité, la restructuration du fonds d’appui à la presse privée et l’élaboration d’une feuille de route pour le secteur des médias publicssont programmées.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,
Dans le domaine diplomatique, notre pays, sous l’impulsion de Son Excellence le Président de la République Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a enregistré ces dernières années des succès considérables grâce à une politique étrangère performante et proactive, soucieuse de préserver les intérêts nationaux.
L’œuvre de redynamisation de l’action diplomatique s’est traduite par une présence accrue sur la scène internationale tant au niveau des organismes et des conférences et forums mondiaux qu’à travers notre éclatante réussite dans l’organisation du 27ème sommet de la ligue arabe et du 31ème sommet de l’Union africaine.

En outre, notre pays a joué un rôle central dans la création du G5 Sahel et l’impulsion de son action en faveur de la paix et de la stabilité dans la région et dans le monde. Il a apporté sa contribution notoire aux efforts de recherche de solutions aux crises régionales et a participé activement aux opérations de maintien de la paix en Centrafrique et en Côte d’Ivoire, sous l’égide des Nations Unies.

S’agissant de nos compatriotes à l’étranger, notre politique s’est attelée à assurer leur sécurité personnelle et celle de leurs biens et à préserver leur dignité dans les pays d’accueil. A cet effet, un centre d’écoute a été créé depuis deux ans au sein du Ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération pour répondre aux besoins de nos ressortissants à l’étranger, en cas de situation de crise.
En matière de gouvernance économique, le Gouvernement est conscient que la croissance économique et le partage équitable de ses fruits constituent des enjeux majeurs pour la stabilité de notre pays et la pérennisation de notre démocratie. C’est entre autres, pour cette raison que nous nous engageons à mettre en place une politique de développement durable portée par une économie ouverte et diversifiée, où le secteur privé joue pleinement le rôle qui lui sied et où les inégalités territoriales seront réduites.
A cet effet, le Gouvernement poursuivra les politiques économiques volontaristes mises en place ces dernières années pour obtenir des taux de croissance élevés afin de réduire la pauvreté et lutter efficacement contre le chômage, en particulier celui des jeunes et des femmes. C’est dans ce cadre qu’une stratégie de croissance accélérée et de prospérité partagée pour la période 2016-2030 a été élaborée et mise en œuvre afin de consolider et d’améliorer les résultats obtenus en matière de réduction de la pauvreté et de l’inégalité.
Cette stratégie s’est accompagnée d’une rénovation du cadre légal des finances publiques par l’adoption d’une nouvelle loi organique relative aux lois de finances promulguée cette année. Ce nouveau cadre garantira plus de modernité, de sincérité budgétaire et comptable, d’efficacité des contrôles sur l’exécution du budget de l’Etat et de reddition des comptes de la part des gestionnaires. Il instaure l’obligationde mettre l’information budgétaire et financière à la disposition du parlement et des citoyens. C’est ainsi que le projet de loi de finances doit désormais être porté à la connaissance du public dès son adoption en Conseil des Ministres.
En matière de lutte contre la corruption, d’importantes avancées ont été enregistrées sur la voie de la mise en œuvre de la stratégie nationale y afférente. C’est ainsi qu’un ensemble de dispositions et d’actions concrètes de lutte contre la corruption ont été entreprises dont la redynamisation des organes de contrôle, la réforme des marchés publics qui a permis la séparation des fonctions de passation, de contrôle et de régulation en vue d’une plus grande transparence dans la gestion de la commande publique, l’adoption en 2015 d’une loi d’orientation sur la lutte contre la corruption, l’adoption en 2016 d’une loi de lutte contre la corruption, l’adoption de mesures énergiques contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme et enfin la création d’un tribunal spécialisé dans le domaine de la lutte contre la corruption et d’un pôle financier (parquet et tribunal d’instruction).
Dans le cadre de ses plans d’action sur les quatre dernières années, l’IGE a procédé à l’exécution de 107 missions 18 missions achevées et 9 en cours d’exécution ou en phase de contradiction. Ces missions ont permis de constater des préjudices financiers pour un montant total de 719 262 822 MRU, dont 120 millions en 2018.
Par ailleurs, l’édification d’une économie compétitive, entreprise depuis l’arrivée au pouvoir du Président Mohamed Ould Abdel Aziz, a permis d’obtenir au cours des quatre dernières années un taux moyen de croissance de 2,9%, grâce notamment au maintien des grands équilibres macroéconomiques, à la lutte contre l’inflation, à l’augmentation de l’investissement public et à l’encouragement de l’investissement privé. C’est ainsi qu’au cours des quatre dernières années, 126 conventions de financement ont été signées pour un montant avoisinant 90 milliards MRU, dont près de 70% sous forme de dons. Ces financements ont été orientés vers des secteurs clés de l’économie tels que le pastoralisme, la pêche, l’agriculture, l’énergie, la protection sociale, la gouvernance, et les NTIC.
Dans le domaine du climat des affaires, les grandes réformes de ces dernières années ont permis à notre pays de gagner, entre 2015 et 2018, 28 places dans le classement du« Doing business », ce qui reflète d’une manière générale l’élan réformateur entrepris par notre pays. Ce progrès a été accompagné, entre autres, par l’adoption du code des droits réels, de la résolution des petits litiges, de la suppression des droits d’enregistrement pour les PME/PMI, du nouveau code des douanes et de la loi bancaire. Les succès enregistrés ouvrent le chemin vers l’objectif à court terme de notre pays qui est de figurer parmi les 100 premiers Etats au niveau du classement de cet indicateur.
Convaincu que la promotion du secteur privé ne pourra donner les résultats escomptés que dans un environnement de justice forte, rapide, égalitaire et proche des justiciables, le Gouvernement s’engage à adopter et soumettre à votre auguste assemblée un Code de l’arbitrage révisé et une réforme de la loi sur les procédures collectives d’apurement des passifs.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,
Les questions d’environnement sont au cœur de l’action du Gouvernement. Durant les quatre dernières années, les efforts ont porté sur la protection de nos ressources naturelles, la sauvegarde des pâturages, la lutte contre la pollution, la désertification et la préservation de la biodiversité. La politique du Gouvernement s’est inscrite durant cette période dans le cadre des plans quinquennaux couvrant les périodes 2012 à 2016, et 2017 à 2021.
Dans ce cadre, le Gouvernement engage, chaque année, d’octobre à mars, une campagne nationale de protection des pâturages contre les feux de brousse à travers l’entretien du réseau national de pare-feux long de 13 000 km.Par ailleurs, la restauration du milieu naturel se poursuit à travers la production de plus de 3 millions de plants au niveau des différentes wilayas, la réalisation de 494 000 m linéaires de clayonnage, la mise en défens de 550 ha au niveau de 8 Wilayas. Dans le cadre de la Stratégie Nationale de la mise en œuvre de la Grande Muraille Verte, nous avons d’ores et déjà réalisé la fixation des dunes pour huit sites et les sites pilotes de production maraîchère et de plants sont opérationnels au niveau des localités de Boutalhaya, Mouftah El kheir et Naim au Trarza et Baghdad au Brakna.
Dans le domaine de la préservation de la diversité biologique, les parcs de Diawling et d’Awleigatt ont bénéficié de travaux d’aménagement portant notamment sur l’amélioration de l’accessibilité pour le premier et de meilleures fonctionnalités pour le second. Par ailleurs, deux aires protégées de 10000 km2 chacune ont été créées à Yaghref et Tichit et bénéficieront de la réintroduction des outardes.
La lutte contre la pollution a permis la saisie de plus de 44 tonnes de sacs et sachets plastiques souples ainsi que l’exportation, pour traitement, de plus de 11 000 tonnes de déchets contenant des substances dangereuses.
Dans le cadre des travaux pour la protection de la ville de Nouakchott contre l’érosion côtière et les incursions marines, les fixations mécanique et biologique d’une brèche de 461 m de longueur et de 10 m de largeur sur le cordon dunaire du littoral ont été achevées et une deuxième brèche sera fixée avant la fin de l’année.
Le Gouvernement a élaboré et validé plusieurs stratégies visant la protection et la préservation de nos ressources naturelles. C’est ainsi qu’ont été validés la Stratégie Nationale pour les Aires Marines Protégées (AMP), la Stratégie Nationale pour les Zones Humides Terrestres, la Stratégie Nationale sur la Diversité Biologique et son Plan d’Action 2011-2020(NBSAP) et la Stratégie Nationale pour l’Environnement et le Développement Durable (SNEDD) à l’horizon 2030 et son plan d’action pour la période 2017-2021.

Dans les prochaines années, le Gouvernement continuera à mettre en œuvre ces stratégies en s’appuyant sur ses ressources propres et celles provenant de ses partenaires au développement. Le programme de protection des pâturages, les travaux de restauration du milieu naturel, la production et la plantation d’arbres et la campagne de reboisement de l’Agence Nationale de mise en œuvre de la Grande Muraille Verte seront poursuivis. Enfin, le Gouvernement présentera au Parlement en 2019, un projet de loi sur les réserves maritimes, côtières et continentales et un projet de loi consacrant le principe pollueur-payeur.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,
La modernisation de notre administration publique a fait l’objet ces quatre dernières années d’une attention particulière de la part des pouvoirs publics, soucieux d’améliorer son efficacité à travers, notamment, le renforcement des capacités institutionnelles de ses ressources humaines et l’amélioration de la qualité de ses services publics.
Dans ce cadre, la gestion statutaire des agents de l’Etat a été renforcée et un nouveau système d’information pour leur gestion administrative et financière est actuellement dans sa phase de test et d’expérimentation par les administrations concernées et sera opérationnel au cours de l’année 2019.
Les différents secteurs de l’Etat ont contribué à l’engagement de centaines de jeunes sortants de l’Ecole Nationale d’Administration, de Journalisme et de Magistrature et d’autres écoles professionnelles ou institutions académiques.
C’est ainsi que le nombre global des recrutements a atteint plus de 6.020 cadres au profit des secteurs Gouvernementaux dont 1420 en 2018.
Par ailleurs, un statut particulier des agents contractuels de l’Etat sera adopté au cours de l’année 2019 et consacrera la réforme entreprise pour l’assainissement de la gestion des ressources humaines de l’Etat.
Les textes d’application du code de travail ont été révisés et seront adoptés au cours de l’année 2019. Dans le souci de protéger les droits des travailleurs à travers une meilleure mise en œuvre de la législation du travail et de la protection sociale, une campagne d’application de la réglementationa été lancée sur toute l’étendue du territoire national et sera renouvelée en cas de besoin.
En matière de sécurité sociale, le système d’exploitation de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale a été informatisé, ses résultats financiers ont été améliorés et toutes les wilayas ont été couvertes par ses représentations régionales.
Par ailleurs, l’application de la décision de retenue à la source des cotisations a permis d’améliorer le recouvrement auprès des établissements publics, permettant ainsi aux personnels de ces établissements de bénéficier d’une protection sociale adéquate.
Les efforts du Gouvernement continueront à être orientés vers la facilitation de l’accès aux services de cette institution et l’amélioration de ses finances.
La réforme visant l’assainissement de la situation des dockers du Port de Nouakchott, est arrivée à sa phase finale. L’incitation financière et le paiement des droits permettant aux intéressés de bénéficier d’une pension au niveau de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, ont coûté à l’Etat plus de 100.000.000 MRU.
Le plan national d’éradication du travail des enfants et le programme de lutte contre le travail forcé continuent d’être mis en œuvre. Pour garantir une prise en charge appropriée de la problématique du travail des enfants dans le milieu agro-pastoral, une étude a été lancée en 2018. Elle permettra en 2019, une meilleure connaissance de la situation et dégagera les solutions les plus adaptées à son traitement.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,
Dans le cadre de la mise en œuvre du programme du Président de la République, le Gouvernement a jeté les bases d’une économie ouverte, compétitive et inclusive. Les efforts du Gouvernement se sont focalisés depuis 2014 sur la réduction de l’impact négatif des chocs exogènes sur l’économie nationale, la lutte contre l’inflation et l’encouragement de l’investissement privé.
En matière de politique monétaire et de change, les efforts ces dernières années ont porté d’une part, sur la rénovation de son cadre, à travers la mise en place d’une panoplie d’instruments permettant à la Banque Centrale de mieux réguler la liquidité bancaire, et d’autre part sur la mise en place d’une politique de change flexible, ce qui a contribué à l’amortissement des chocs extérieurs, à la préservation de la compétitivité extérieure et au renforcement des réserves de change de la BCM dont le niveau a atteint 900 millions USD fin octobre 2018, soit près de 6 mois d’importation de biens et services.
Dans le cadre des activités de financement de l’économie, la CDD a accordé des prêts d’un montant plus de 1 milliard MRU à 400 PME opérant dans différents secteurs d’activité de l’économie nationale, concourant ainsi à la création de plus de 3000 emplois temporaires et permanents.
Par ailleurs, le fonds de soutien à l’emploi, lancé en 2012 par Son Excellence Monsieur le Président de la République, en réponse à la problématique de l’emploi en général, et celui des jeunes en particulier, a permis le financement de plus de 7600 projets d’auto-emplois pour un montant de 713 Millions MRU.
Les réformes et politiques économiques engagées, ces dernières années, seront poursuivies et approfondies pour permettre à notre pays d’atteindre les objectifs qu’il s’est fixé en matière de réduction de la pauvreté et d’inégalité. Le Gouvernementtable sur un taux de croissance moyen de plus de 5% pour les cinq prochaines années et sur un excédent budgétaire moyen de 0,6% du PIB sur la même période. En 2019, l’économie connaitra un taux de croissance du PIB d’environ 4,6 %, un excédent budgétaire de 0,2% du PIB et une inflation de moins de 4%. Le Gouvernement continuera également les efforts visant à garantir la stabilité et la solidité du système financier.

Dans cette optique, Le Gouvernement maintiendra un bon niveau d’investissement (41% des dépenses de l’Etat) en dépit d’un contexte international défavorable (hausse des prix des hydrocarbures, faible niveau et volatilité des prix des minerais). Ainsi les dépenses d’investissement, notamment sur financement intérieur seront quasiment maintenues à leur niveau en 2018 (13,29 milliards de MRU, soit -0,6%) et celles sur ressources extérieures augmenteront légèrement (14,75 milliards de MRU, soit +1,75%).

Les prochaines années connaitront aussi l’amélioration des conditions de financement de l’économie notamment par la réduction du coût du crédit et l’élargissement de l’accès aux services financiers, ainsi que l’accroissement de l’inclusion financière à travers la préparation dès 2019 d’un nouveau cadre juridique et réglementaire plus adapté à l’innovation, en particulier le « Mobile Paiement » dont le potentiel est encore inexploité dans notre pays en dépit de l’important usage du téléphone portable parmi la population. Le marché des titres islamiques, lancé en 2017, sera développé et étendu pour qu’il puisse jouer, à l’horizon 2020, le rôle qui doit être le sien dans le financement de l’économie.
Les actions permettant de promouvoir l’émergence d’industries de transformation, notamment dans l’agroalimentaire et l’intégration des secteurs de la pêche, de l’élevage et des mines à l’économie, seront poursuivies.
Pour que les objectifs de croissance durable et inclusive, tels que définis dans le premier plan d’action de la SCAPP (2016-2020), soient atteints, le programme de développement et d’entretien des infrastructures structurantes sera poursuivi.
Dans le domaine des infrastructures routières, en plus des 1486 km construits et les 209 réhabilités ces quatre dernières années, l’année 2019 verra le lancement ou la poursuite de la construction et de la réhabilitation des routes Benichab-RN4 et RN1-Benichab, Zravia-Tamchekett, Néma-Bangou-Basseknou-Vassala, Kiffa-Boumdeid, Néma-NbeiketLehwache, les lots 1 et 2 de la route Atar-Tijikja, Nouakchott-Rosso, Aweinatt-Z’Bill-Djiguenni, Kaédi-Maghama, R’Kiz-Mederdra et PK58-PK108 de la route Nouakchott-Boutilimitt, ainsi que le lancement des travaux du Pont de Rosso et de l’échangeur du carrefour Madrid dit « Echangeur de l’Amitié ».

En matière de transport terrestre, la Société de Transport Public a été restructurée et sa flotte renforcée.

Par ailleurs, au cours de l’année 2019, le Gouvernement procèdera à la révision du Code de la Route et à l’actualisation de la Stratégie Nationale de la Sécurité Routière.

En matière de transport maritime, le Gouvernement continuera les efforts visant à augmenter les capacités portuaires de notre pays. Les travaux de construction des ports de Tanit et de N’Diago se poursuivent. En outre, un port en eau profonde sera construit à Nouadhibou, un terminal à conteneurs et une jetée pétrolière seront construits à Nouakchott dans le cadre d’une approche de Partenariat Public-Privé. Ces infrastructures, dont les travaux seront lancés en 2019 devraient être opérationnelles au plus tard en 2022.

Dans le domaine du transport aérien, les réalisations ont porté sur la construction des aéroports de Nouakchott « Oum-Tounsi », de Teyarett El Wassaa et de Bir OumGrein ainsi que sur la réhabilitation des aéroports de Zouératt, Nouadhibou, Atar et Néma. Par ailleurs, pour préserver et rentabiliser l’Aéroport International d’Oum Tounsy,sa gestion sera confiée, dès 2019, à un opérateur international spécialisé. Enfin, la flotte de Mauritania Air lines sera renforcée par l’acquisition de deux nouveaux appareils, ce qui lui permettra d’élargir son réseau vers de nouvelles destinations.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,
Les principales réalisations en matière d’électricité ont portésur la construction d’une centrale éolienne de Nouakchott de 30 MW en 2015, d’une centrale duale àNouakchott Nord de 180 MW en 2016, et d’une centrale solaire à Nouakchott de 50 MW en 2017. Hors réseau, huit localités desservies par des centrales thermiques ont été hybridées grâce à des unités solaires pour un total de 16,6 MW (Atar, Aioun, Aleg, Boutilimit, Akjoujt, Chami Boulanouar et Benichab) et sept nouvelles centrales hybrides thermiques/solaires ont été construites (Kiffa, Néma, Adel Bagrou, Birette, Ndiago, Boustaila, Tendakmadjek). Ce sont ainsi près de 290 MW de capacités additionnelles qui ont été installées au cours de cette période.
Dans le domaine du Transport et de la Distribution, des programmes d’extension et de renforcement de réseaux ont été réalisés à Nouakchott, Nouadhibou, ainsi que dans les principales villes du pays. De plus, des projets de développement des réseaux de répartition et de distribution ont été mis en œuvre à l’intérieur du pays (lignes moyenne tension Aleg-Boghé, Boghé-Kaédi, Echram-Kamour, Guerrou-Kiffa, Timberdra-Néma-NbeiketLahwache, Néma-Adel Bagrou) ainsi qu’à Nouakchott, avec la densification du réseau, le renforcement du système d’évacuation par cinq nouveaux postes sources et de 12 nouvelles liaisons 33 KV entre lesdits postes sources pour une longueur totale de près de 120 km.
Enfin, le Centre National de Conduite, en cours d’essai, permettra d’offrir une gestion moderne, optimale et efficace du système électrique et d’améliorer significativement la qualité du service public. Par ailleurs, la part des énergies renouvelables dans la production de la SOMELEC est estimée à environ 50% en 2018, ce qui fait de notre pays un des leaders en Afrique en matière de pénétration des énergies propres.

Les efforts visant l’augmentation de l’offre, l’amélioration de l’accès, la diversification du mix énergétique et la réduction des coûts, vont se poursuivre en 2019 et au-delà.
Au niveau de la production du réseau interconnecté, les travaux de construction du parc éolien de Boulanouar de 100 MW et de la centrale hydroélectrique de Gouina de 144 MW (quote-part 48 MW) vont se poursuivre.
S’agissant de la répartition et de la distribution, le Plan d’Investissement comprend l’étude d’un ensemble de projets de lignes moyenne et basse tensions réparties sur l’ensemble du pays. Parmi ces projets, le financement de la boucle Kaédi-Selibaby-Mbout est déjà acquis et l’appel d’offres y afférent sera lancé début 2019. En outre, les travaux d’électrification du triangle de l’espoir (AftoutEchergui) débutés il y a peu,vont se poursuivre en 2019 ainsi que l’alimentation électrique des périmètres agricoles sur l’axe Rosso-Boghé. Par ailleurs, le projet d’Interconnexion avec le réseau de l’OMVS (ligne 33 kV Boutilimit-Sangrava, et 90 kV Boghé-Aleg) sera finalisé au cours de l’année 2019.

Concernant le Transport, l’objectif visé est de doter le pays, à l’horizon 2022, d’un système moderne de transmission, en mesure de favoriser le transport de l’électricité dans les principaux centres de consommation du pays et de permettre les échanges d’énergie avec les pays limitrophes. Dans ce cadre, les lignes ci-après sont en cours de construction ou de passation de marchés :
- Une ligne haute tension Nord reliant Nouakchott à Nouadhibou ;
- Une ligne haute tension Nord Est reliant Nouakchott à Zouératt en passant par Akjoujt et Atar ;
- Une ligne haute tension Sud reliant Nouakchott à Dakar ;
- Une ligne haute tension Est reliant Kiffa à Tintane avec un raccordement Tintane-Kayes.
Par ailleurs, les études de faisabilité des lignes Chami-Akjoujt et Nouakchott-Kiffa seront finalisées en 2019.

Dans le domaine des Technologies de l’Information et de la Communication (TICs), le Gouvernement s’est attelé à étendre les réseaux de télécommunication aux zones non couvertes. Ainsi, un projet a été lancé en 2016, afin de couvrir, dans le cadre du programme d’accès universel aux services de communications électroniques, les zones nord sur l’axe routier Zouerate-BirOumgrein-Ain Bintily et toutes les villes et localités situées sur cet axe. Cette couverture est maintenant complètement réalisée.
Concernant le développement des réseaux haut débit, le marché pour la construction des tronçons de réseaux en fibre optique du projet WARCIP a été signé et mis en vigueur le 13 juin 2018. Ce réseau, dont le lancement des travaux de construction sera effectué incessamment, permettra de rendre disponible l’internet haut débit dans les capitales des wilayas du HodhCharghi, Hodh El Gharbi, Assaba, Guidimagha, Gorgol, Trarza, Brakna, Adrar et Inchiri.
Pour permettre l’accès au haut débit transporté par réseaux en fibre optique, un appel d’offres, pour l’introduction de la technologie de l’internet mobile de grande capacité (LTE-4G) a été lancé. Il devrait permettre de réduire les coûts et d’améliorer la qualité des services.
Le Gouvernement prendra en 2019, les mesures qui s’imposent pour accroître le niveau de concurrence et d’investissement privé sur le marché de gros et de détail du haut débit. Dans ce cadre, il adoptera une stratégie de Service Universel (SU) orientée vers le haut débit et le désenclavement numérique du territoire.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,
Le développement des secteurs porteurs de croissance s’est fait au cours des quatre dernières années dans le cadre d’une politique de gestion durable à travers la mise en œuvre de stratégies sectorielles visant à valoriser les potentiels et à maximiser l’impact positif sur l’ensemble de l’économie.
C’est ainsi qu’au niveau du secteur des hydrocarbures amont, la stratégie de promotion de nos ressources pétrolières, basée sur la clarté, la transparence et l’attractivité du cadre légal et règlementaire, a permis à notre pays de devenir une destination privilégiée des grands opérateurs, comme BP, ExxonMobil, Shell et Total. Par ailleurs, des améliorations notables ont été introduites au niveau des termes économiques des Contrats Exploration Partage (CEPs) permettant d’en renforcer le contenu local.

La préparation du développement de la première phase du champ Grand Tortue Ahmeyim(GTA) se poursuit avec la signature de l’Accord de Coopération Inter-états, la décision finale d’investissement est attendue avant la fin de l’année et le démarrage de la production de gaz prévu en 2021.

Concernant le secteur aval, les actions ont été recentrées autour de la sécurisation et de l’amélioration du système d’approvisionnement du pays en hydrocarbures, la réhabilitation des infrastructures et la rénovation du cadre légal et règlementaire.

Les perspectives dans ce domaine, porteront sur la construction de nouvelles installations de réception (chargement/déchargement) ainsi que l’extension des capacités de stockage au niveau de la zone sud et la réhabilitation des capacités de stockage de la zone nord, ce qui permettra l’amélioration des conditions d’approvisionnement du pays.

Dans le secteur minier, les efforts ont porté sur la diversification de la production. Dans ce cadre, de nouveaux permis d’exploitation ont été octroyés pour des substances variées (Or, Phosphate, Quartz et Sables noirs).Ces permis intègrent le principe de la participation de l’Etat à hauteur de 10% à 20%. A cela s’ajoute l’amélioration de la gestion du cadastre minier par la mise en place d’un système d’information et de numérisation des données et d’un Portail Géo-scientifique.

Enfin, pour encourager et encadrer la petite exploitation minière, un cadre légal a été défini, adopté et mis en œuvre. Les prochaines années verront la poursuite des efforts visant à améliorer l’attractivité du secteur minier et à augmenter ses retombées économiques. Dans ce cadre, la refonte globale du code minier sera poursuivie et la nouvelle stratégie minière sera finalisée en 2019. L’encadrement de l’activité d’exploitation artisanale de l’or sera renforcé et de nouvelles zones, dédiées à l’orpaillage, seront créées ainsi que la mise en place de comptoirs pour la commercialisation des productions artisanales.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,
La mise en œuvre de la stratégie du secteur de la pêche pour la période 2015-2019 a permis une nette augmentation du produit des exportations de ce secteur. Les exportations globales des produits de la pêche sont en augmentation et ont atteint en 2018, en valeur, 30 milliards MRU, contre 14,6 milliards en 2014. En 2018, le chiffre d’affaires du secteur est estimé à plus de 900 millions de dollars US, contre 450 millions en 2014 ; il génère actuellement environ 60 000 emplois dans toutes les filières des pêches maritimes (marins, industries et activités connexes).
Par ailleurs, le plan de développement de la pêche continentale et le cadre juridique ont été élaborés et des bassins de pisciculture ont été installés à Mbout pour la production des alevins pour l’ensemencement des lacs et autres points d’eau permanents. Dans le domaine du développement de la pêche artisanale, le rythme de production du bateau type a été augmenté (4 à 5 par mois), une procédure de vente transparente a été mise en place et un nouveau modèle de bateau destiné à la pêche pélagique sera commercialisé avant la fin de l’année.
La politique de valorisation de nos produits de pêche sera poursuivie dans les prochaines années à travers l’achèvement du port de Tanit, la viabilisation des pôles du Pk 144, Pk 93 et Pk 28 (Routes, adduction d’eau et électrification), l’extension de la société des Chantiers Navals de Mauritanie (CNM), la construction d’un débarcadère et d’un centre de développement de la pêche continentale à Kaédi, le développement de la pêche au niveau du lac de Mahmouda et la construction d’une écloserie artisanale au niveau du barrage de FoumGleita.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,
Le développement de l’agriculture et de l’élevage a toujours été au centre de l’activité Gouvernementale depuis 2009. Cettepréoccupation s’est matérialisée par la mise en œuvre effective de la stratégie de développement du secteur qui a mis l’accent sur l’augmentation des superficies cultivables, la diversification agricole, la maitrise des eaux, l’amélioration de la santé du cheptel, le développement de la productivité animale, le renforcement des capacités des acteurs et la définition d’un mécanisme de financement de l’agriculture.
Les travaux d’aménagement, de réhabilitation et d’amélioration du système d’irrigation et de drainage ont porté sur plus de 10 825 ha au cours des quatre dernières années au profit de 16185 ménages et de 185 diplômés producteurs. A cela s’ajoutentdes superficies devenues potentiellement irrigables suite à la construction du chenal de l’AftoutEssahili(55km) qui sont de l’ordre de 27.000 ha. Par ailleurs, les systèmes de cultures pluviales ont fait l’objet d’une attention particulière, notamment la maîtrise des eaux de surface à travers la mise en œuvre d’un programme annuel d’entretien courant de barrages ainsi que la construction et la réhabilitation de 9 barrages, de 456 digues, diguettes et seuils permettant ainsi la mise en valeur de 12 940 ha et la restauration et la conservation de 3340 ha de terres agricoles en zones pluviales.
En matière de diversification agricole, des efforts ont été consentis pour le développement des cultures maraichères et la poursuite de l’introduction de la culture du blé. En outre, un ambitieux projet de développement des cultures fourragères sera lancé à NbeikettLehwache.
Les efforts dans le domaine oasien ont porté sur la réalisation de 917 unités d’irrigation avec pompage en énergie solaire pour les palmeraies au niveau des wilayas de l’Adrar, du Tagant, de l’Assaba, du Hodh El-Gharbi et du HodhEcharghi pour irriguer 212 000 palmiers dont 65 000 nouvellement plantés ainsi que sur la lutte contre le charançon rouge et autres ennemis de cultures.
Des efforts substantiels ont été entrepris ces dernières années à tous les niveaux de la filière rizicole, ce qui a contribué, entre autres, à la nette amélioration de sa qualité, à son écoulement et à la forte baisse du volume des importations de ce produit qui sont passées de 165 230 tonnes en 2014 à 46 778 tonnes en 2017.
Les efforts consentis en matière de diversification agricole seront poursuivis dans le cadre de la mise en œuvre du Plan National de Développement Agricole-PNDA (2016-2025). Ainsi en 2019, les travaux d’aménagement de 3500 ha et le curage de Laouija à R’Kiz au Trarza sur 42,5 km seront poursuivis pour un coût total de 900 millions MRU. Seront lancés aussi les travaux visant l’approfondissement du marigot de Koundi sur une longueur de 36 km et le drainage de l’AftoutEssahli pour un coût total de 345 millions MRU. En outre, le programme de construction et de réhabilitation des barrages, des digues, diguettes, seuils et cordons sera poursuivi, notamment les barrages de Seguellil et Oum Echenad en Adrar, de Kourouray et Brouda en Assaba, de Tweimirit au Hodh Gharbi et de Bethingul au Gorgol ainsi que la réalisation de 8 seuils en Adrar et au Tagant. Il est prévu aussi la réhabilitation des ouvrages de Maghama pour permettre la mise en culture d’importantes superficies en décrue améliorée.
En matière d’élevage, les efforts se sont focalisés ces dernières années sur la mise en œuvre de politiques et de programmes tendant, d’une part, à moderniser ce secteur et à l’intégrer à l’économie et, d’autre part, à préserver le cheptel en cas de situation d’urgence (épidémies et sécheresses).
Dans ce cadre, la modernisation des infrastructures techniques a été poursuivie à travers la construction et l’équipement du Centre National de Développement des Camelins, du Centre National de Formation sur les Techniques de l’Elevage, de trois fermes expérimentales d’amélioration génétique (Sélibaby, Maghama, Gounguel) et de la bergerie pilote de Bénichab.
Aussi, l’amélioration de la santé et de la productivité animales ont été recherchées à travers l’introduction des techniques d’insémination artificielle et l’organisation de campagnes de vaccination annuelles. A titre d’illustration, 7,6 millions de doses de vaccin ont été administrées en 2018 contre 5 millions en 2014.
En outre, face au déficit pluviométrique enregistré, notamment en 2014 et 2017, le Gouvernement a mis en place un programme d’urgence qui a permis entre autres la vente à prix subventionné de 72. 000 tonnes d’aliment bétail.
Par ailleurs, les efforts visant à améliorer la production et la transformation des produits de l’Elevage ont connu un essor important avec le démarrage effectif de l’usine de lait de Néma, et la signature d’accords avec plusieurs investisseurs dans le domaine de l’industrie laitière et de viande.
Cette politique sera poursuivie, à travers l’amélioration de l’efficience des services vétérinaires, le développement des services adaptés, l’intensification des productions. Dans ce cadre, une nouvelle ferme bovine intensive sera construite à NbeikettLahwache, les bergeries de Benichab et Kankossa bénéficieront de l’importation de caprins de race, une unité de contrôle de qualité des médicaments sera installée, 20 forages pastoraux, cinq postes vétérinaires frontaliers et 25 parcs de vaccination seront construits en 2019.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,
En matière de gouvernance territoriale, les quatre dernières années ont connu la mise en œuvre d’actions visant le parachèvement du Programme d’Eradication des Quartiers Précaires à Nouakchott, la correction des plans de lotissement à Nouakchott, le lotissement de la zone d’Aghnowdert et la mise en place d’une brigade de contrôle urbain.
Dans le cadre du Programme d’Extension et de Modernisation des Villes, les actions du Gouvernement ont concerné la poursuite et le lancement des travaux d’extension et de modernisation des villes de Boutilimit, Aleg, Boulenoir, Benichab, Sélibaby, Ouad Naga, Sangrava, BirMogrein et N’Beika.
En matière d’aménagement du territoire, la politique de regroupement a permis, au cours de la même période, de réaliser 7 pôles à Boulehrath en Assaba, àSabhallaet à Evedjarau Gorgol, à Oum Sveya au HodhCharghi, et àBourat au Brakna et le lancement de 2 autres regroupements Tounewemend en Adrar et Magha en Assaba. Les pôles achevés ont été entièrement équipés en infrastructures de base (mosquées, mahadras, écoles, centres de santé et équipements commerciaux).
Le Gouvernement a aussi réalisé les monographies des wilayas du pays afin de doter les nouveaux conseils régionaux d’un référentiel indispensable pour l’élaboration des politiques de développement local.
Concernant les Bâtiments et Equipements publics, en plus de la construction du Palais International des Congrès El Mourabitoune, ces quatre dernières années ont également vu la construction, sur le budget de l’Etat, de 21 mosquées et mahadras, de 69 hôpitaux, centres et postes de santé, de 20 stades et maisons des jeunes, de 27 structures commerciales (marchés dont le nouveau marché central de Nouakchott, abattoirs, marchés de bétail), 103 unités de bureaux et résidences administratives, 7 ambassades et résidences diplomatiques, 10 structures de base pour la justice (palais, prisons) et 5 autres pour les services de sécurité.
Dans le cadre du Programme d’Accès et d’Amélioration de la Qualité de l’Education (PAAQE), le Gouvernement a construit au titre du programme de l’année de l’Education en 2015, 40 écoles fondamentales, 19 collèges, 11 lycées et 2 Ecoles Normales des Instituteurs. S’y ajoutent d’autres projets de réhabilitation/construction d’écoles, collèges et lycées sur toute l’étendue du territoire national pour un montant global de 1,4 milliards d’ouguiya.
En 2019, le programme de construction de Bâtiments et Equipements Publics sera poursuivi et intensifié. Dans ce cadre, il est prévu le lancement et l’achèvement de plus de 37 projets, l’aménagement du Centre-Ville de Nouakchott et la construction du Centre Commercial d’Arafat.
En outre, le Gouvernement a lancé les concours architecturaux du siège de l’Assemblée Nationale et d’un stade de 30 000 places à Nouakchott





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