Profil de cas : Second mandat pour Ould El Ghazouani, sujet tabou ou prématuré ?

lundi 21 septembre 2020
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Mise en ligne tard dans la nuit puis relayée, l’information a été très vite démentie officiellement au lever du jour. La déclaration prêtée à Ould El Ghazouani de ne pas vouloir « briguer » un second mandat a fait l’effet d’une révélation dont les échos n’ont pas fait grand bruit. Cette information pourtant vite reprise par deux « répétiteurs », a été stoppée nette dans son élan de propagation.

Cela peut s’expliquer par le fait que le sujet n’était pas d’actualité, et donc n’a pas vraiment suscité le débat pour lequel, peut être l’information volontairement ou involontairement a été mise en ligne. Blague de mauvais goût ? Sondage de réaction d’opinion ? Tentative d’incursion dans un débat politique prématuré ? Difficile à savoir. Comme il est difficile à savoir comment il a été mis fin à ce débat qui n’avait même pas commencé.

Aujourd’hui, les échos de cette « désinformation » qui ne tombe pas à pic, résonnent au loin. Victoire pour les services en charge de la communication du gouvernement qui n’ont pas laissé faire les « plaisantins » qui avaient cherché peut être à savoir ce qu’ils ont su maintenant : le sujet est pour le moment « tabou ». Mais cela n’empêche quand même pas de pouvoir se poser la question de savoir si, Ould El Ghazouani, général à la retraite, élu président pour cinq ans dans la conjoncture économique, politique et sociale difficile que connait le pays peut prétendre à un autre mandat.
Pour le moment, il est impossible de donner une réponse à cette question.

1.400 jours pour Ghazouani pour faire ses preuves ou faire ses adieux.

Au moment ou parait cet article, le président Ould El Ghazouani passe le cap de son treizième mois à la tête d’un pays reçu en héritage, ravagé par des dégâts énormes, séquelles du comportement d’un chef d’état qui a laissé derrière lui un passif en sens dessus-dessous créé par la signature de conventions et d’accords qui blessent mortellement notre économie et notre souveraineté nationale. Cette situation se résume par la distribution sélective des biens de l’état à une poignée d’individus qui servaient de socle à la mise en place d’une gabegie que tous les mauritaniens ont du mal à avaler et surtout qu’ils refusent en bloc de pardonner à celui sur lequel ils fondaient pourtant un grand espoir dans la lutte contre le pilage des ressources, le détournement des deniers publics et l’enrichissement illicite.
Ould Ghazouani vient de franchir donc le cap des 390 jours passés à la tête du pays depuis son accession au pouvoir. Malgré tous les signaux positifs donnés pour rassurer les citoyens sur un futur politique, économique et financier qui tranche avec celui de son prédécesseur, le nouveau président n’a vraiment pas obtenu jusqu’à présent la note dont il a besoin pour dessiner le profil de chef d’état qu’il s’est tracé lors de sa campagne électorale. Tous les citoyens de ce pays abusés sans cesse par le passé par les autres chefs d’état avant lui, attendent qu’il rende plus nette son image ternie par son « passif » très « lié » à un chef d’état qui ne force plus l’admiration depuis on départ du pouvoir.

Il reste à Ould El Ghazouani, 1400 jours pour prouver qu’il n’est ni une photocopie de son prédécesseur, ni le verso d’une « pièce » qui a du reste été très mal jouée toutes ces dix dernières années. Les résultats auxquels il va parvenir dans les années avenirs seront donc déterminants pour lui afin de décider de la suite à donner à son entrée « volontaire » ou « imposée » dans la vie politique de la nation. C’est aussi, au vu de ces résultats qu’il pourrait s’il le souhaite, cette fois prétendre officiellement à un second mandat.

Ould Ghazouani, le « Rambo » mauritanien, reviendra t’il en héro en 2024 ?

Dans tous les pays les moins avancés, et en particulier dans certains pays africains, quelques chefs d’états se sont comportés comme des reptiles. Après leur premier mandat ils se sont mus, ont donc changé de peaux et sont devenus venimeux. Et, malheureusement leur venin a été dans la plupart des cas mortel pour l’économie de leur pays.

Dans son livre vert de campagne, qui est aujourd’hui pour ses collaborateurs le « manuel de procédures », Ould El Ghazouani a pris un certain nombre d’engagements. Ce recueil de promesses (dont je ne me sépare jamais), balise les programmes et les objectifs auxquels il a promis de parvenir. Ce recueil-engagement, énumère beaucoup de buts à atteindre, pour lesquels le compte à rebours a commencé le 2 août 2019. Il reste au nouveau président moins de 1400 jours pour accomplir une mission qui rappelle à plusieurs égards celles que les réalisateurs américains confiaient à Rambo, dans des films d’action qui mettent à épreuve cet acteur pour surmonter tous les obstacles et tous les pièges posés sur son chemin.

Au regard des engagements qu’il a pris ou que lui a fait prendre la rédaction de ce document de référence, même s’il parvenait, se ne serait pas tâche facile pour Ould El Ghazouani qui traversera un long chemin semé d’embûches et de pièges (revendication politiques, économiques et sociales) donc d’ici à 2024, c’est-à-dire dans 4 ans. Simplement parce que Ould Ghazouani, a hérité d’un pays en délabrement avancé, par période de Covid-19, et sans moyens véritables. On ne lui demande pas de redresser une barre. On attend de lui de redresser une situation qui résulte d’un pillage des ressources opéré sur une décennie, situation qui prend en compte des passifs de la mauvaise gestion de certains problèmes par ses prédécesseurs, (le système éducatif pour Ould Daddah et le passif humanitaire pour Ould Taya). Ces éléments qui s’ajoutent à ceux qui préoccupent actuellement toute la classe politique (suite de l’enquête parlementaire), rendent le travail du nouveau locataire du palais ocre extrêmement difficile et sa mission d’héro extrêmement compliquée.

Maintenant reste à savoir si El Ghazouani parviendra à accomplir sa mission « périlleuse » parsemée d’obstacles de toutes natures. Lancé au départ sans moyens (financiers) et sans armes (entourage préparé à la mise en exécution de son programme), il s’est battu farouchement pour parcourir les 400 premiers jours de son mandat véritable parcours du combattant. La première étape a été pour certains franchie avec succès.

Sur le plan politique les jeux ont été faits. Son habilité et sa crédibilité morale ont permis de mettre en confiance plusieurs leaders politiques qui sont unanimes à reconnaitre que l’actuel président force l’admiration par sa bonne éducation, son honnêteté et la sincérité de ses propos.
Cette reconnaissance, confirmée par des déclarations des poids lourds de la scène politique comme Biram Ould Dah Ould Abeid « limdjiember » (finalement réconcilié avec lui-même et mis en confiance), Mohamed Ould Maouloud, le rebel (finalement amadoué) et Ahmed Daddah ( « l’épuisé » d’avoir tout essayé pour rentrer au palais mais pas pour une audience), est une affirmation rassurante qui prouve que le nouveau président tranche complètement avec le comportement de son prédécesseur qui a battu ses relations avec l’opposition sur la mise en place d’obstacles infranchissables pour parvenir à un dialogue, mais aussi sur de très nombreux faux bonds et de nombreux faux rendez-vous pour toute décrispation avec celle ci.

Cette ouverture décidée par Ould El Ghazouani et concrétisée par une main tendue à l’opposition politique radicale, fait gagner un point à celui qui lui a créé un environnement politique favorable à un climat de paix et de rapprochement entre les différents acteurs politiques. Mais ce point n’assure pas pour autant le président d’un soutien des citoyens qui ne vont pas se jeter dans ses bras avant d’être assurés que sa venue au pouvoir va réellement changer les choses. Les citoyens, perpétuellement abusés par ceux qui se suivent et se ressemblent sont maintenant de plus en plus remontés contre leurs leaders politiques qui n’ont pas vraiment faits leurs preuves ces dix dernières années ce qui a été la raison pour laquelle d’ailleurs la plupart d’entre eux ont vendus leurs consciences ou leurs affiliations.

Sur un autre plan. La justice rendue pour permettre à des exilés comme Ould Bouamatou, Limam Chaavii, et d’autres victimes de règlements de comptes de revenir dans leur pays, peut être interprétée comme une volonté manifeste du nouveau président de rétablir tous les mauritaniens dans leurs droits lorsqu’il est prouvé que ces droits ont été violés. Cette décrispation favorise évidemment un climat de cohésion nationale qui peut contribuer favorablement à une avancée sur le plan juridique, social et humanitaire.

Ould Ghazouani pris entre une amitié qui « empoisonne » son mandat et un changement de cap difficile.

Sur le plan de la lutte contre la gabegie. Le nouveau président, comme, en appuyant sur un bouton d’alarme de banque (qui fait effet sans faire de bruit), a « lancé », « fait lancer », ou « laissé lancer » une enquête parlementaire pour faire la lumière sur la gestion des dix dernières années de son prédécesseur. Opération de charme ? Séduction ? Ou intimidation ? Ce que certains considèrent comme une « chasse à la sorcière » et que l’ancien chef de l’état visé par l’enquête qualifie lui-même de « règlement de compte », n’aura évidemment aucune signification convaincante si, l’IGE (l’Inspection Générale de l’Etat) croise les bras au moment même où des détournements sont opérés par des enrôlés dans une mafia administrative interactive laissée en place par l’ancien système qui nommait à des postes de responsabilité des spécialistes de la gabegie et du détournement des deniers publics rôdés pour ce genre d’exercice.

C’est bien ce qui semble être le cas depuis le début de la pandémie du Covid-19, où certains responsables indexés dans des « supposés » actes de corruption évoquent les conditions exceptionnelles et contraignantes de la situation dans le monde pour agir sans être inquiétés en gonflant les prix ou en passant des marchés de grès-à-grès à « grès » sous fond de corruption. La curiosité des inspecteurs de l’IGE pour ce qui s’est passé récemment au ministère de la santé pourrait faire de nombreuses victimes.

Un pays qui reforme tout sauf ses ressources humaines.

Sur le plan de la reforme administrative. Dans ce pays tout se reforme : reformes de véhicules, reformes de bâtiments publics, reformes de systèmes éducatifs et autres. Mais ces reformes sont toujours décidées par des personnes qui ne se reforment jamais elles mêmes et que l’état semble incapable de reformer ce qui réduit considérablement les performances d’une administration qui cherche à s’adapter à la lutte contre la corruption, le pillage, le gaspillage, et la complaisance véritables maux qui gangrènent notre système administratif paralysé par des comportements contre-productifs.

C’est ce contingent de fonctionnaires, les mêmes en place depuis 30 ans, tous à la limite de leurs performances, physiques morales et intellectuelles, pour la plupart des incompétents et inconscients qui a « grippé » tous les rouages de l’état en charge de la lutte contre la gabegie, les discriminations raciales et les injustices sociales.

Par rapport à cette situation on a comme l’impression que le nouveau chef de l’état est sous hypnose ou effets de somnifères qui l’empêchent d’aller une bonne fois pour toutes droit au but pour lancer une opération « coup de poing » en vue de reformer toute la classe administrative qui ne sert depuis dix ans qu’à jouer les rôles de concierges d’immeubles obéissant aveuglément au « locataire » comme a pu le constater la commission d’enquête qui a identifié des crimes et des délits donc les reconnus coupables se sont déclarés « innocents ».

L’indépendance de la justice, le maillon faible du progrès démocratique et social.

Sur le plan de la justice. Aucun texte de reforme ou de remise sur selle de cet instrument de régulation de droit n’est venu « extirper » le système de son « empêtrement » dans des activités teintées de corruption, de dépendance, d’ingérence du pouvoir ou des pressions tribales ou parentérales exercées sur les magistrats.

Alors que partout ailleurs dans le monde, les juges font trembler les chefs d’états, les premiers ministres, les ministres, et autres hauts fonctionnaires, dans notre pays c’est le contraire. Le haut de la hiérarchie administrative de la tutelle fait trembler les juges. La reconversion des mentalités sera difficile mais elle doit être une priorité et un impératif pour faire de chaque citoyen un « justiciable » et égal à l’autre devant la loi.

Le chef de l’état dans un audio extrait d’une conférence de presse largement distribué sur les réseaux sociaux et à travers la presse, a dit qu’il « n’interférera pas dans le travail de la commission d’enquête parlementaire et qu’il ne s’ingérera pas dans les affaires de la justice qui est indépendante et souveraine » selon ses propres termes. Espérons que cette position et cet engagement pris ne seront pas appliqués au cas-par-cas.

Quoiqu’il en soit, le temps nous dira. Mais en tous cas, pour le moment si le chef de l’état se déclare décidé à laisser la justice faire son travail en toute indépendance et souveraineté, les échos qui parviennent du Guidimakha et des Hodhs s’ils ne contredisent pas ses propos ne les confirment pas non plus.

En ce qui concerne ce qui « pourrait » être sa prétention pour un second mandat. Les composantes de la classe politique, les citoyens toutes tendances confondues et les observateurs de la société civile savent parfaitement bien que le président Ould El Ghazouani ne sera pas en mesure – dans la limite de temps d’un premier mandat- de tenir l’ensemble des engagements qu’il a pris dans les 1.400 jours qui lui restent à faire au pouvoir.
Son livre vert, véritable fourre-tout de mots clés de campagne alléchants et séduisants par leurs sens, ne convaincra personne par sa littérature qui promet tout ce qui se promet toujours mais qui est difficile à réaliser. Il faut que des actes forts et concrets soient posés.

Le président Ould Ghazouani peut évidemment prétendre à un second mandat. La dynamique qu’il a engagée est certes un facteur déterminant et encourageant qui peut le réconcilier avec des citoyens de ce pays qui l’ont toujours considéré comme le « copilote » de l’appareil dont Ould Abdel Aziz était commandant de bord tout au long du vol qui a mené le pays de 2008 à 2019.

Mais malheureusement pour lui, le commandant de bord, démis de ses fonctions constitutionnellement, a été après son départ, reconnu par des faits avérés inapte à piloter. Certaines de ses manœuvres aux commandes de l’appareil de l’état ont été attribuées, à tort pour certains, et à raison pour d’autres, à Ould Ghazouani qui était pourtant étranger à la gabegie, à la mauvaise gestion et aux pillages opérés ces dix années écoulées. Certains avancent pour preuve qu’à aucun moment, depuis qu’il appartient au cercle du pouvoir, son nom n’a été cité dans une malversation quelconque qui a remué la classe politique.

Ould Ghazouani un président qui a intérêt à se « désinfecter ».

Ould El Ghazouani, dont la réputation est entachée par les qualificatifs de « proche » et d’ « ami » de longues dates de Ould Abdel Aziz, doit se « désinfecter ». Il ne peut y parvenir que s’il emprunte son propre chemin, emploie ses propres méthodes, pose son propre label.

Pour se désinfecter, ce qui pourrait lui permettre de signer une reconduction de contrat avec les citoyens de ce pays meurtris par tant de mensonges des responsables, Ould Ghazouani doit avant tout opérer une dialyse de son administration dont certains « organes » ne filtrent plus les impuretés depuis dix ans.

Mais toutes ces solutions prises ne représenteront que des détails infimes par rapport aux vrais problèmes qui préoccupent les mauritaniens qui sont, on ne cessera de le répéter, l’indépendance de la justice, l’application sans complaisance de la loi, le règlement du « présent » du passif de l’esclavage et le règlement du passif humanitaire des négro-africains des années 80, qui depuis le départ du pouvoir de Sidi Ould Cheikh Abdallahi prend de la toile d’araignée.

Un second mandat pour El Ghazouani, à vendre mais à un prix.

En résumé, à un second mandat Ould Ghazouani peut bien prétendre. Pourquoi pas ! Mais auparavant au lieu de se laisser confondre aux politiciens et les lèches-bottes, il doit chercher à s’approprier la confiance des citoyens de ce pays pour lesquels il est étranger dans la vie politique. Il doit rendre justice aux veuves des soldats négro-africains tués de manière extrajudiciaire pour leur permettre de faire le deuil de leurs maris. Il doit aussi remettre dans leurs droits les négro-africains victimes des événements douloureux des années 80. Il doit pouvoir assurer aux descendants d’esclaves des moyens pour vivre dignement soutenus par des programmes de réhabilitation et de réinsertion. Enfin il doit assurer à tous les citoyens le droit d’être traités sur le même pied d’égalité devant la justice et devant les services administratifs de proximité.

Les slogans, alléchants ont en a tellement entendus. Les slogans criés à très haute voix par Ould Abdel Aziz à El Marbat (quartier pauvre habité par des descendants d’esclaves), pour mendier son élection à la présidence de la république en 2009, résonnent encore dans nos oreilles. Mais aujourd’hui, en 2020, onze après, les cris au scandale de sa gestion catastrophique nous assourdissent.

Si donc Ould Ghazouani rêve déjà d’un second mandat et s’il veut « transformer » son rêve en réalité, il doit faire avant tout et une fois pour toutes de tous les « passifs » sa priorité. C’est seulement à ce prix que la Mauritanie sera réconciliée avec elle-même et c’est seulement à ce prix que les cris des opposants et des activistes radicaux de la société civile mauritanienne négro-africaine et négro-harratine vont cesser. C’est ça aussi la clé de la serrure de la porte qui ouvre sur un second mandat. C’est le peuple qui tournera la clé de la serrure. Mais pour que le peuple fasse ce geste il revient à El Ghazouani de le mériter.

Mohamed Chighali





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