Référendum constitutionnel : Des ouvriers de l’ombre

jeudi 30 mars 2017
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La Mauritanie se prépare à un fastidieux référendum populaire dont la tenue serait prévue, selon plusieurs sources, aux environs de juin-juillet 2017. Budget de l’opération, la bagatelle de 6 milliards d’UM d’après le chiffre avancé par le président Mohamed Abdel Aziz lors de la conférence de presse animée le 22 mars dernier. Le recours à l’article 38 de la Constitution, après l’échec de la procédure prévue par l’article 99, lui serait dicté par des juristes non encore identifiés, et qui restent pour l’instant de sombres ouvriers travaillant au noir, selon les techniciens du droit de l’opposition.
« Rien ne peut empêcher le président de passer par le référendum populaire pour le OUI aux amendements constitutionnels, le NON étant ouvert à tous ! » C’est en ces termes que s’est fendu Yacoub Ould Moine, l’une des nouvelles charrues de la cinquième colonne présidentielle, alors que l’hémicycle de l’Assemblée nationale garde encore en échos les envolées rageuses et irréductibles de cet élégant mathématicien dont l’opposition radicale aux méthodes politiques qu’il défend aujourd’hui était si empreinte de majesté et de charme.
Le ridicule est que Ould Moine, en frais chef de parti de la majorité après des années de radicalité, ose s’aventurer dans un chemin juridique loin de ses platebandes et trouve normal que le président fasse usage de l’article 38 après le refus du Sénat de lui faciliter la tâche de la voie parlementaire.
« Ces amendements constitutionnels comportent des propositions intéressantes pour renforcer l’exercice politique dans le pays » soutient-il, tout en accordant peu d’intérêt au drapeau et à l’hymne national. Et il insiste « le pays n’est jamais arrivé à un tel consensus pour des amendements depuis la Constitution de 1991 à nos jours » s’élève Ould Moine, le nouvel arrivé dans le sérail de la majorité, devenu par la magie de la politique du ventre plus apologique que les plus ancienslaudateurs du pouvoir. De confidence en confidence, l’opinion apprendra ainsi que Mohamed Abdel Aziz ne se contentera pas de proposer et d’imposer les amendements controversés que tout le monde connait, à savoir la modification du drapeau et de l’hymne national, la suppression du Sénat, du Médiateur de la République, du Conseil économique et social, du Haut Conseil Islamique, du Conseil de la Fatwa, de la Haute Cour de Justice, la création de conseils régionaux. Il va ajouter d’autres amendements que personne ne connaît encore.
JOB





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