Référendum constitutionnel Rendez-vous est pris pour le 15 juillet 2017

lundi 24 avril 2017
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La date du référendum sur la réforme de la constitution a été fixée au 15 juillet 2017. La décision est du gouvernement qui l’a rendue publique jeudi dernier à l’issue du conseil des ministres hebdomadaire qui a précisé que « le vote sera organisé sur la base de la liste électorale ayant servi aux élections présidentielles de 2014, révisée pour des besoins du référendum 2017 dans le cadre d’un recensement administratif à vocation électorale complémentaire », indique la même source.
Le projet de révision constitutionnelle en Mauritanie approuvé par l’Assemblée nationale mais rejeté par le Sénat, en mars, aura lieu le 15 juillet selon un communiqué du gouvernement. En effet, après un revers cinglant au Sénat, Mohamed Ould Abdelaziz avait décidé de soumettre l’avenir de son projet de révision constitutionnelle au verdict des urnes. En conseil des ministres, l’échéance tant attendue, a été fixée au terme des rois prochains mois. Le président jouera sa survie politique et celle de son parti.
Ainsi, le président Ould Abdel Aziz est décidé à faire oublier son revers du 18 mars lorsque les sénateurs, majoritairement issus de l’UPR, chef de file de la majorité présidentielle, ont opposé un « niet » au projet validée neuf jours plus tôt par l’Assemblée nationale. Rouge de colère face à cette « trahison » issue de son propre camp, le président avait demandé l’arbitrage du peuple en annonçant l’organisation d’un référendum. La consultation populaire sera organisée sur « la base de la liste électorale ayant servi aux élections présidentielles de 20.
Il faut dire que depuis la tenue du dialogue politique inclusif national en septembre dernier qui a souhaité des amendements constitutionnels, la situation politique nationale reste focalisée sur le referendum en gestation. D’abord la parole avait été donnée à l’assemblée nationale qui a voté en masse en faveur du « Oui ». Ensuite, ce fut au tour du Sénat de se prononcer. A la surprise générale, la réponse fut des plus cinglantes avec 33 voix pour le « Non » et 22 pour le « Oui ». S’ensuivit une colère noire du président de la République qui a décidé d’aller jusqu’au bout de son chantier. En fait, l’homme tient à « sa » constitution.
Et depuis, la scène politique, n’a pas cessé d’être éclaboussée. D’un côté, le président et son parti, de l’autre l’opposition qui dénonce à l’occasion, « la préparation d’un coup d’Etat constitutionnel par le président Ould Abdel Aziz
. Des réunions de soutien meublent, déjà, les programmes squelettiques de la TVM et de Radio Mauritanie avec chaque soir, d’indigestes reportages, fardés de cadres, notables et même ministres, avec, tous, des têtes d’enterrement. Déjà vue et revue, c’est la course pour se mettre devant et capter l’objectif de la caméra balayant le public. Aussi, les « initiatives » poussent comme des champignons. Et d’ici le referendum, les uns et les autres rivalisent en ardeur, zèle et exhibitionnisme.
Du côté de l’opposition dite « radicale », on bouge également. En dénonçant d’abord le recours à l’article « 38 de la constitution », contrairement à ce que développe l’autre camp, ne permet pas au président de saisir le peuple dans un référendum. Ensuite, en menant campagne commune et surtout en sollicitant les sénateurs de la majorité pour les amener à plus de cohésion dans la bataille qui les attend en juillet prochain. Il s’agit pour cet ensemble ainsi constitué, d’acculer le président de la République aux fins de le pousser à renoncer à son projet de référendum, le cas ultime, s’engager contre lui lors de la prochaine campagne référendaire et s’employer à faire triompher le « Non ». Forte du fait que dans certaines régions, des hostilités populaires au referendum sont nettement perceptibles, l’opposition fédérée, semble aujourd’hui assez combative. Elle envisage de mener une campagne massive de vote en défaveur du projet qui prévoit un changement de drapeau, un remplacement du Sénat par des conseils régionaux et la suppression de la Haute Cour de Justice, du médiateur de la République et du Haut Conseil islamique.
Il faut dire qu’au sein de l’opinion, encore divisée, on comprend moins l’insistance de vouloir conduire un projet de révision de la constitution de 1990 alors que le pays, plombé au niveau économique, vit au ralenti. C’est sur ce mécontentement que l’opposition entend surfer pour que le projet présidentiel n’obtienne pas la carte blanche du peuple.
Le référendum est en fait une jauge de popularité pour le président de la République. Dans le cas où le « oui » l’emporterait, cela signifierait qu’il va consommer son second et « dernier » mandat. Ce sera également une porte dérobée à un projet plus sibyllin de remettre à zéro, le compteur du nombre de mandats.
Cependant, si le « non » venait à l’emporter, ce serait un désaveu populaire au même titre que le veto sénatorial et qui pourrait même le contraindre à la démission.
JOB





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