Une saison politique difficile

jeudi 26 octobre 2017
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La saison politique 2017 s’ouvre sur des chapeaux de roues entre la majorité présidentielle et les partis de l’opposition. Jamais en effet, les deux camps n’ont été aussi distants l’un de l’autre. L’apaisement est désormais un vain mot.
Si le régime a perdu l’élégance et la crédibilité dans les actes, l’opposition, quand à elle, n’est pas forcement le bon ange. Les querelles personnelles continuent de l’emporter sur les principes. Partant, la crise serait le maître mot de la saison politique qui vient de s’ouvrir : le caractère politicien exprès du discours de crispation véhiculé par l’opposition, notamment depuis le dernier referendum et la main mise du régime -qui règne sans partage- sur le pouvoir, constituent des signe de crispation politique sans précédent dans le pays. Ajoutez à cela la situation née du comportement -hautin- du président de la République, qui semble gérer les choses « à la militaire » et qui ne cache plus ses intentions de conserver le pouvoir, même au delà de 2019. Greffez à tout cela cette sècheresse qui menace et qui rappelle celle des années 70. Ajoutez-y encore cette l’indifférence affichée par le gouvernement vis-à-vis des évènements de taille, tels la crise financière, le malaise estudiantin, les grèves décrétées par les professeurs de la faculté de médecine, les instituteurs et les employés des mines, l’infinité des sit-in des chômeurs devant le Palais Ocre… Et vous avez l’image cadrée de la situation qui attend le pays dans les mois à venir.
Heureusement, toutes ces anomalies dans le paysage politique du pays, tant au niveau de l’opposition que de la majorité, ne signifient pas cependant que tous les Mauritaniens ne peuvent pas se retrouver pour une sortie raisonnable de crise. Mais le rôle majeur serait à d’autres forces : la balle est peut être dans le camp de la jeunesse pour exiger, dans la paix, une véritable rupture avec une classe politique obsolète.
Il faut regretter que la multitude des approches et la gestion des divergences, que tout travail politique et civil exige, n’ont pas eu apparemment leur place dans le pays , d’où la déchirure au sein de la fragile coalition de la majorité.
N.H





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