Visite du président dans les structures de santé- La gouvernance des ressources humaines en question !

lundi 9 octobre 2017
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Le président Aziz a repris son bâton de pèlerin pour sillonner certaines structures administratives et sanitaires à Nouakchott. Le président s’est ainsi rendu à la polyclinique, vieille de plus quatre décennies, mais qui semble, pour l’occasion, renaitre de ses cendres.

Ces visites sont censées permettre au président de mieux se renseigner sur l’efficacité des services dispensés. Pourtant, le président devrait être le premier à savoir que ce secteur est miné par la mauvaise gouvernance dont la plus apparente aujourd’hui reste le management des ressources humaines , l’absence de coordination entre les différentes structures et programmes et l’absence de motivation.

Cette réalité tient, en fait, du déficit de coordination au niveau du département central mais aussi du peu de culture organisationnelle dans ce secteur fourre-tout. Dans un récent communiqué, le ministère de la santé évoque le recrutement attendu de 50 médecins.

Pendant, ce temps les docteurs en formation dans les pays de la sous-région font état de leur désarroi face à la négligence dont ils sont la victime (http://cridem.org/C_Info.php?article=702234). Nul besoin d’aller loin pour comprendre les travers de ce secteur où des dizaines de médecins dont le ministre lui-même, un excellent chirurgien, n’officient plus pour la mission pour laquelle ils ont été formés.

Combien sont-ils claustrés derrière un bureau, la tête dans les finances, au lieu d’apporter le réconfort aux patients ? Plusieurs dizaines, au bas mot. L’organisation administrative en Mauritanie est telle que les spécialités (gestion, management et médecine) sont confondues.

Et le plus souvent certains médecins optent pour la gestion administrative et financière plutôt que de servir comme praticiens de santé. Plus question donc d’ausculter ou d’examiner les patients. Leur mission première est celle de gérer les structures (postes, centres, hôpitaux, directions au ministère…).

Un luxe qu’un pays comme le nôtre ne peut se permettre. Le déficit en médecins est aggravé par cet état de fait. Une confusion à laquelle se grève l’amalgame dans les rôles des structures de pilotage (CD et Conap…).

Même si l’on peut reconnaitre que l’Etat a mobilisé beaucoup de ressources pour ce secteur, la gestion, l’organisation et la sélection des cadres posent toujours problème dans un environnement marqué par la raréfaction des ressources et l’exigence de performance.

JD
Mauriweb





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