Abdallah Ould Nem : la dernière mue d’une vieille vipère

samedi 9 novembre 2019
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Abderrahmane Ould Sidi - Beaucoup se sont étonnés de la rapidité avec laquelle Abdallah O Nem, sinistre directeur politique de l’UPR finissant, vient de se démarquer, soudainement et sans état d’âme, de Ould Abdel Aziz, lui dont il a chanté les louanges, à coup d’articles lèches-bottes et flagorneurs, tout au long de ses années de pouvoir dictatorial et corrompu.

Dans un article en arabe au titre alambiqué "Parti au pouvoir et pouvoir du parti", Ould Nem vient, en effet, de tourner avec insolence la page de Ould Abdel Aziz en disant, sans ambages, qu’il « ne faut plus regarder en arrière » et qu’”il n’y a pas de place au gouvernail pour deux chefs “, déclarant ainsi son allégeance totale et exclusive à Mohamed Ould Ghazouani qu’il qualifiait pourtant, il y a quelques semaines seulement, d’homme subalterne et dénué de charisme.

Mais, pour qui connaît Abdallah Ould Nem, il n’y a rien d’étonnant à cette nouvelle volte-face.

Le serpent change de peau à chaque fois qu’il sent la fin imminente et certaine d’un régime. Les présidents Maaouiya, Ely et Sidi en savent quelque chose. Il faut dire que la mue du vieux reptile a été, cette fois, particulièrement rapide. Les herpétologistes notent le même phénomène chez les vieilles vipères dont la mue se produit d’un seul coup.

Scientifiquement, on parle d’exuvie. La vieille peau se détache du corps en restant sur l’animal dont tous les efforts visent à s’en extraire au plus vite. Avis aux camarades de l’Upr et, en particulier, Khalil Ould Tayeb : durant cette opération, la vipère devient stressée et agressive mais elle est également vulnérable, atteinte d’une quasi cécité et de problèmes cardiaques qui troublent sa perception des choses.

Un conseil toutefois : laissez le vieux reptile s’échiner à se débarrasser, tout seul, de la peau nauséeuse de Aziz devenue subitement si encombrante.

Tenez-vous cependant bien à l’écart. Les herpétologistes expliquent, en effet, que le serpent commence à se frotter sur une pierre ou une surface rugueuse pour déchirer cette peau devenue trop étroite. Il commence par la tête avec le déchirement effroyable qui s’effectue au niveau des lèvres supérieures et inférieures. Puis l’animal se frotte frénétiquement et fait glisser cette peau le long de son corps dans la contrition et la douleur.

Espérons qu’à l’image du dernier envasement de notre phacochère national, nous soyons entrain d’assister, là encore, à la dernière mue du docteur tétrapode et à la fin des espèces prédatrices qui ont tant dépravé cette dernière décennie...

Abderrahmane Ould Sidi





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