Arrestation de migrants à Nouakchott et à Nouadhibou « Barça ou Barsakh ! »

mardi 16 février 2021
par  gonga
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Les forces de l’ordre ont eu fort à faire, la semaine dernière, face à une subite recrudescence des tentatives de départs de migrants irréguliers vers l’Europe. En l’espace de quatre jours, près de 300 personnes ont été interceptées à Nouakchott et Nouadhibou, alors qu’elles s’apprêtaient à prendre la mer à bord de pirogues de fortune.La tentation de se retrouver en Europe est redevenue très forte ces derniers jours à Nouakchott et Nouadhibou où plusieurs groupes de candidats à la migration clandestine ont été mis aux arrêts.
Tannés par le chômage et la désuétude, et certainement étouffés par la pandémie du covid-19 et ses conséquences, les jeunes croient de plus en plus trouver le salut dans le vieux continent. Partant, les tentatives d’immigration se multiplient… D’abord c’est à une vingtaine de kilomètres, au sud-ouest de Nouakchott, dans un vieux camp de pêcheurs, qu’une première aventure a été étouffée dans l’œuf par les forces de l’ordre. Il y a une semaine, 55 jeunes subsahariens dont 6 femmes et quatre enfants à bas âge (constitués de Sénégalais, de Maliens et de Mauritaniens) ont en effet été arrêtés nuitamment. C’était au moment où ils s’apprêtaient à se rendre à la Plage pour attendre le signal envoyé de la pirogue qui devait les cueillir une fois qu’elle quitterait les eaux sénégalaises. Selon les informations recueillies, les candidats à la migration se seraient déjà acquittés des montants dus pour leur transport qui est de 50 000 NUM par personne.
De sources dignes de foi, les garde-côtes mauritaniens avaient intercepté eu auparavant, une pirogue transportant un groupe de migrants clandestins venant de la Gambie. Ce serait cette embarcation qui devait récupérer les 25 migrants clandestins.
Mardi dernier, ce sont 25 jeunes qui avaient été arrêtés dans une maison à El Mina alors qu’ils se préparaient à se rendre dans un autre camp de pêcheurs situé à l’ouest de la ville de Tiguint. Leur « manège » a été découvert grâce à un boutiquier du coin qui avait mis la Police au courant de moult déplacements « irréguliers » de personnes autour de la maison cible.
Jeudi, 35 migrants clandestins ont été arrêtés à Nouadhibou. L’opération des forces de l’ordre a été menée alors que les migrants avaient entamé leur processus d’embarcation. Cette fois, la gendarmerie aurait été attirée par les aller-et-retours de véhicules chargés de transporter nuitamment les migrants d’une maison en ville où ils étaient cachés vers la plage. Là aussi, les migrants s’étaient acquittés en amont, de leurs tickets de transport fixé à 40 000 NUM/ personne.
On se rappelle, il y a quelques semaines, les garde-côtes mauritaniens avaient arrêté près de 150 migrants clandestins dans les eaux territoriales situées en face de l’arrondissement de Nouamghar relevant de la moughataa de Chami dans la wilaya de Dakhlet Nouadhibou.
Peu auparavant, 85 migrants clandestins avaient été secourus après le naufrage de leur pirogue sur les côtes mauritaniennes alors qu’ils se rendaient en Espagne.

Se faire une raison
Tout compte fait, les candidats à la migration clandestine qui décident de passer par les eaux maritimes mauritaniennes sont d’abord du Sénégal, de la Gambie et de la Guinée, puis du Mali et dans une moindre mesure, de la Mauritanie et du Maghreb. Ce sont en général, des jeunes, femmes et garçons, âgés entre 15 et 40 ans, issus de milieux déshérités, en chômage, s’ils ne pratiquent pas les petits métiers de tailleurs, domestique, manœuvres, ouvriers…
S’ils ont choisi la Mauritanie, notamment Nouakchott et Nouadhibou, c’est d’abord du fait de la position géographique de ces deux villes, proches de l’Afrique sub-saharienne et qui font face aux Iles Canaries dont elles sont distantes de moins de 1000 km (à vol d’oiseau). C’est aussi du fait de la guerre en Libye - jusque-là, passage convoité vers l’Europe- où l’étau s’est resserré autour des réseaux de transport des migrants vers l’Europe et plus, dans les conditions d’asile des étrangers sub-sahariens.
Frappés par la pandémie du covid-19 dont les conséquences s’annoncent des plus fâcheuses et des plus graves dans les milieux déshérités, les jeunes semblent de plus en plus déterminés à se rendre en Europe, persuadés qu’en l’occasion, ils ne perdent pas au change. Meurtris chez eux puisque jetés aux pâtures et sans perspective, ils ont pris pour devise « Barça ou Barsakh », (Rejoindre Barcelone ou périr), une image renforcée par la réussite de certains migrants qui sont passés par la Mauritanie et qui ont fini par se sortir de situation en prenant en charge, le cas échéant, les charges de leurs familles restées au pays.
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