L’affaire des homosexuels en Mauritanie La traque continue

mardi 4 février 2020
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La traque continue
La police mauritanienne est toujours à la recherche des personnes qui avaient assisté à la soirée festive du 11 janvier dernier à Tevragh Zeina, une soirée qu’elle a qualifiée de « célébration de l’anniversaire d’un homosexuel à laquelle il n’avait invité que ses semblables ». En effet exception faite des dix personnes qui avaient été retrouvées et qui ont été finalement jugées le 20 janvier écopant chacune de « deux ans de prison ferme » à l’issue de leur procès, qui s’est déroulé en toute discrétion devant le tribunal correctionnel de Nouakchott, plusieurs dizaines d’entre elles se sont évaporées dans la nature. De sources dignes de foi, certaines d’entre elles se trouveraient encore à Nouakchott où elles se cachent toujours alors que d’autres auraient quitté le pays. Parmi ces jeunes qui ont réussi à sortir des frontières, on compterait un bon groupe qui se trouverait dans un pays voisin alors qu’un autre groupe serait parvenu à se rendre aux USA, mais aussi et surtout au Canada où il compterait trouver asile (les deux pays étant connus pour leur engagement dans la défense des LGBT).
Forte de cet état de fait, la police a décidé de fermer davantage les frontières pour empêcher les personnes cibles, encore à l’intérieur du territoire national, de s’échapper. Selon ces mêmes sources, la justice mauritanienne a décidé de déployer tous les moyens pour que les jeunes « homosexuels » qui ont quitté le pays soient ramenés en Mauritanie. L’objectif est d’envoyer un message fort à l’occident consacrant la règle de loi islamique qui prévoit d’intenses peines infligées aux LGBT.
Il faut dire que cette histoire qui s’est produite en début du mois de janvier dernier dans le pays est une première. Ce qui pousse l’Autorité judiciaire à prendre des mesures draconiennes, aux fins de circonscrire avec force et immédiatement, le phénomène LGBT.
Faut-il toutefois noter qua cette affaire a suscité la réaction de plusieurs ONG de défense des Droits de l’Homme tels, comme Human Rights Watch qui a soutenu : « Les autorités mauritaniennes n’ont pas à envoyer un individu derrière les barreaux parce qu’il a assisté à une fête d’anniversaire paisible ». Et le directeur de la division LGBT de l’ONG, Graeme Reid, de réclamer la « libération immédiate » des huit condamnés en plus de l’arrêt des poursuites contre les personnes ciblées qui sont parvenues à se sauver.
DB





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