Mauritanie/Devoir de mémoire : Cérémonie commémorative de la déportation des noirs mauritaniens au Sénégal

mardi 11 avril 2017
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9 Avril 1989 – 9 Avril 2017, déjà 28 ans que la communauté noire mauritanienne s’est vu déportée du pays de leurs ancêtres. C’est dans ce cadre que la coordination des associations de réfugiés mauritaniens, les Forces de Libérations Africaines de Mauritanie (FLAM), et l’Initiative pour la Résurgence en Mauritanie (IRA) ont organisé ce dimanche 9 Avril une cérémonie commémorative de la déportation de 1989 à Dakar.

En effet, C’est sous l’assistance de tous les acteurs de la protection des droits de l’Homme (RADDHO, AMNESTY INTERNATIONAL Etc.) que les mauritaniens déportés ont réitéré leur ferme volonté de combattre l’impunité relative aux exactions commises en Mauritanie par le régime de Ould Ahmed Taya et perpétuer par tous les autres gouvernements ayant suivis.

« La précarité que nous réfugiés Mauritaniens vivons au Sénégal implique un règlement juridique de la part de l’État Sénégalais et de tous les acteurs des droits de l’homme » à déclaré Aldjouma Sissokho, Coordinateur des organisations de réfugiés mauritaniens au Sénégal.

En marge de la cérémonie, est ressortie une déclaration relative aux droits des noirs mauritaniens invitant tous les acteurs des droits de l’Homme à manifester leurs soutiens aux populations victimes des évènements de 89.

« Il est temps que vérité et réconciliation soient faites. L’injustice ne peut être réparée que par la justice. L’oppression des uns par les autres, doit ainsi prendre fin. La déshumanisation des noirs et le génocide biométrique ne doivent être qu’un mauvais souvenir en Mauritanie ” s’est exclamé un certain monsieur plongeant la salle dans un silence et une émotion sans fond.

Pour magnifier et donner toute sa valeur à cette journée, Maitre Assane Dioma Ndiaye avocat Sénégalais agrée par la Cour Pénale Internationale (CPI), s’est donner comme mission d’introduire deux requêtes officielles. La première auprès de la CPI dirigée contre l’Etat Mauritanien pour « crime contre l’Humanité » et la deuxième auprès de la CEDEAO contre l’Etat du Sénégal pour « Non assistance à populations en Danger ».
Assurant que tortionnaires, bourreaux, et sympathisants paieront pour leurs crimes, l’éminent avocat a vivement encouragé la perpétuation d’activités de même nature.

Pour les FLAM et IRA représentés par une forte délégation, une seule phrase a suffit à éclaircir l’étendu de leurs intentions, « La Lutte continue ».

Abdoulaye Oumar Sow

Les Mauritanies





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