Pour la restauration des mesures de précaution face au covid -19

jeudi 13 août 2020
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« Le Corona n’est pas un danger public. L’État doit aller au-delà d’un simple assouplissement et lever toutes les mesures de restriction imposées jusque-là ». Cette requête émanait des milieux d’affaires, des professionnels de développement, des acteurs du secteur de l’informel, et surtout des populations, tous soumis à une diète, conséquence du confinement imposé par les services de l’Etat. Nous étions au mois de mai 2020.
La Mauritanie vivait à cette époque, une de ses plus fortes crises économiques et devait faire face aux conséquences du confinement. Arrêt de la demande (baisse du pouvoir d’achat) et de l’offre (fermetures des centres de commerce, des marchés, des usines…) provoquant une cascade de faillites, des pertes d’emplois et de revenus. Un profond malaise s’était installé dans le pays.
Trois mois plus tard, en juillet 202, le gouvernement décide de lever ses mesures de confinement. Les Autorités répondaient ainsi à la pression des populations de crainte de voir ces dernières se soulever. Une perspective d’autant plus plausible qu’elles ne croyaient plus en la pandémie. Y ont –elles d’ailleurs déjà cru ?
Depuis, le pays a commencé à revivre, avec le covid-19, ou plutôt, sans lui. A voir les citoyens vaquer à leurs occupations sans adopter le moindre geste barrière, à les voir revenir à leurs anciennes habitudes sans se soucier de cette maladie, on en conclut que pour les Mauritaniens, le covid-19 relève désormais de l’histoire.
Pourtant, dans les faits, cette pandémie est encore bien présente et fait chaque jour ses lots de contaminés et de décès. Il faut bien le dire, le virus n’est pas encore prêt à nous lâcher… la vie. Et ceci, les Autorités sanitaires le savent bien, elles qui ont constaté qu’à présent, la pandémie est à l’état de métastase. Normal pour une "tumeur maligne" comme le Coronavirus. Entre le Corona et le Cancer, le "C" les rassemble.
Les cas positifs au covid-19 ont augmenté ces derniers jours. Les morts proportionnellement. Et au fond, la peur s’est à nouveau emparée de la Cité alors qu’il nous faut garder toute notre sérénité.
L’explication ne tient pas seulement à la situation qui aurait explosé. Elle est également liée au fait que ce ne sont pas uniquement les personnes âgées qui meurent. La disparition de jeunes citoyens donne l’impression avérée ou non, que la situation est désormais hors de contrôle.
Que ces jeunes tombent de cette façon et presque chaque jour, cela traduit une réalité : le fameux virus tue toutes les catégories de personnes, qu’elles soient vieilles, jeunes, pauvres ou riches. Une vérité qui prend tout son sens en ces temps de pandémie.
Le temps est venu pour L’État de renouer avec sa mission régalienne. Il n’y a pas deux, encore moins mille solutions. Restaurer les mesures de restriction partout où nécessité se fait sentir, avant que le pire ne survienne.
Que le gouvernement décide de frapper au portefeuille de tout récalcitrant semble aller dans le bon sens. Pourvu encore que le bakchich dont sont friands certains agents de l’État ne vienne pas tout compromettre. Le sabre brandi ne doit pas couper que les têtes sans képi. L’autorité de l’État en dépend. Quand la Cité a peur, le rôle du Chef est de rassurer et d’agir. De redonner espoir. Et… vie.

JOB





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