Ahmed Yahya à la CAF : une valeur sûre pour le foot africain

mercredi 18 novembre 2020
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De la même manière qu’il a fait décoller le foot mauritanien en moins d’une décennie, Ahmed Yahya, président de la Fédération mauritanienne de football (FFRIM), ambitionne de prendre les commandes de l’instance africaine, la CAF, pour la porter sur les fonds baptismaux. Candidat à la succession du Malgache, Ahmad Ahmad, Ahmed Yahya dispose d’arguments solides à la hauteur de ses ambitions, selon ses nombreux soutiens.

En Mauritanie, la candidature du président de la FFRIM, Ahmed Ould Yahya, à la présidence de la Confédération Africaine de Football (CAF) est fortement soutenue par les responsables politiques et les acteurs sportifs.

Pour Moussa Ould Khaïry, président du FC Tevragh-Zeina, « en matière de gestion d’une fédération nationale, le bilan de Ahmed Ould Yahya plaide pour lui ». Il a évoqué au passage son rôle de leader qui a su créé une expertise mauritanienne, notamment en matière de gestion reconnue aujourd’hui par les plus hautes instances du football mondial, notamment par la FIFA et son président Gianni Infantino. Sur sa lancée, Moussa Ould Khairy a exhorté « le gouvernement et le peuple mauritanien à renforcer leur appui à cette candidature, d’autant qu’elle est l’une des plus convaincantes selon les premiers pronostics ». Selon lui, Ahmed Ould Yahya, « a su s’allier la majeure partie de l’élite footballistique du continent, grâce à son parcours et ses réalisations au niveau national ».

Une révolution du foot mauritanien à pas de course

En prenant les rennes du football mauritanien en 2011, Ahmed Ould Yahya et son équipe, se sont retrouvés face à un désert aride. Une équipe nationale classée à la dernière place mondiale et plusieurs fois absentes des compétitions internationales, pas d’entraîneurs salariés, pas de joueurs professionnels, un seul stade, pas de championnat organisé et de qualité, pas d’administration réelle.

Partie de zéro, la nouvelle équipe dirigée par Ahmed Ould Yahya entreprendra un véritable travail de Titan. Le résultat est aujourd’hui cité en référence sur le plan africain. De la 200ème place en 2011, la Mauritanie tangue depuis quelques années autour de la 100ème place mondiale.

Cela a été rendu possible par la mise en place de compétitions nationales organisées, régulières et de niveau élevé dans toutes les catégories. Un Super D1 compétitif sur le plan continental, avec pour preuve la performance des clubs dans diverses compétitions africaines, la Ligue des Champions et la Coupe de la Confédération, avec l’exploit de FC Nouadhibou qui a pu atteindre la phase de groupe, ainsi que les belles performances de FC Tevragh-Zeina, ASAC Concorde et Nouakchott king’s. Cela en plus du championnat de la deuxième division (Super D2), le championnat des petites catégories, U-15, U-17 et U-20, le championnat féminin, le Beach Soccer, le futsal, etc. Il faut aussi citer la formation continue des entraîneurs, des arbitres, des gestionnaires de sport. Une foisonnante ruche d’abeilles qui fait que la FFRIM dispose aujourd’hui d’une ossature créé ex-nihilo d’experts à tous les niveaux.

Cette révolution s’était accompagnée de la mise en place d’infrastructures modernes et performantes, avec l’aide de la FIFA. La construction d’un siège pour la FFRIM, à la hauteur du standing qui était désormais celui d’une fédération aux ambitions clairement affichées, celles de bousculer les préséances. Tout le monde se souviendra de quelques exploits, le classement en 2ème position aux termes de la qualification pour la CAN 2017 derrière le Cameroun, et devant l’Afrique du Sud et la Gambie, avec cette belle victoire devant les Bafana Bafana et la difficile victoire des Lions Indomptables (1-0) à Yaoundé et à Nouakchott.

La rénovation du Stade Cheikha Boidiya et l’équipement de trois terrains en gazon synthétique allait impulser la pratique du football, renforcée en cela par la création d’une académie dont la direction a été confiée à un ancien international.
La Mauritanie se donnera aussi les moyens de recruter de grands entraîneurs, à l’image de Patrick Neveu qui porta l’équipe locale à son premier CHAN en 2014, puis Corentin Martins qui amena lui aussi l’équipe locale au CHAN 2018 puis à la CAN 2019. En étoffant son staff par des experts étrangers de haut niveau, avec une Direction technique confiée à l’Espagnol Luis Fuertes, des entraîneurs adjoints (gardiens), des préparateurs physiques, un staff médical, les Mourabitounes rehaussaient leur standing. Avec les exploits, certes en demi-teinte, de l’équipe A et de l’équipe locale, la Mauritanie exportait de plus en plus de joueurs dans différents championnats du monde, en Afrique de l’Ouest et du Nord, dans les pays arabes et en Europe.

Tout ce travail abattu a permis à la Mauritanie de participer à deux CHAN, en Afrique du Sud en 2014 et à Rabat en 2018, plus une qualification historique à la CAN Egypte en 2019.

Une gestion citée en référence continentale

Les performances de la Mauritanie sur le plan du football sont cependant sous-tendues par une gestion rigoureuse des fonds alloués par l’Etat, les sponsors et par la FIFA. A ce titre, il est à rappeler que la Mauritanie reçoit la même subvention accordée par la FIFA à l’ensemble des fédérations. La différence qui a fait sortir la FFRIM du lot est au niveau de la vision et de l’utilisation des fonds. La FFRIM a su rationaliser ses fonds, en faisant l’effort de remplir les conditions dictées par l’instance faîtière du foot mondial. Elle fut la première à obtenir le financement FIFA pour la construction d’un stade, celui de Cheikha Boydya, pour un montant de 1 million et demi de dollars tout en respectant les normes. Un véritable challenge que la FFRIM a su relever.

Ces performances tant sur le plan des résultats au niveau des compétitions qu’au niveau de la bonne gestion de la fédération a suscité l’admiration des dirigeants du football africain et mondial, marqués par trois visites du président de la FIFA à Nouakchott et celle du président de la CAF.

Mieux, la Mauritanie a abrité le Sommet exécutif de la FIFA le 18 février 2018 et s’apprête à accueillir les phases finales de la CAN U-20.

Réélu en 2019 pour un troisième mandat à la tête de la FFRIM, Ahmed Ould Yahya qui est membre du bureau exécutif de la CAF, a été désigné « Dirigeant de l’Année » lors des CAF Awards 2018, alors que l’équipe nationale « Les Mourabitounes » se faisait couronner « Meilleur équipe africaine » au cours de la même occasion.

Cheikh Aïdara





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