Coupe nationale de football : la finale n’a pas eu lieu

lundi 19 juin 2017
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Sans beaucoup de surprise, la finale de la Coupe Nationale de football édition 2016-2017 n’a pas eu lieu. Le FC Tevragh-Zeina a boycotté la cérémonie pour protester contre la violation des textes réglementaires et le triste sort qui a été réservé à l’évocation portée par l’équipe de la Garde Nationale contre le FC Nouadhibou. Un scandale qui secoue le milieu footballistique et qui devrait susciternormalement une enquête de la FIFA et de la CAF.
Coup de tonnerre dans le ciel du stade Cheikha Ould Boidya du Ksar ! La finale prévue dans la soirée du dimanche 18 juin 2017 n’a finalement pas eu lieu. Sur le terrain, seuls les joueurs du FC Nouadhibou caracolaient tandis que leur adversaire du jour, le FC Tevragh-Zeina, était dramatiquement absent.
Quelques éléments de l’équipe déambulaient dans les couloirs du stade. Sur les gradins à demi dégarnis de la tribune officielle, le ministre des Sports et le Wali de Nouakchott-Ouest, en compagnie du président de la Fédération mauritanienne de football (FFRIM) Ahmed Ould Yahya et quelques-uns de ses collaborateurs. Le boycott de l’équipe de FC Tevragh-Zeine était désormais consommé.
Ni la maire Fatimetou Mint Abdel Maleck, présidente d’honneur du club encore moins son président Moussa Ould Khaiy, n’avaient répondu présents.
Le cafouillis était ainsi visible parmi les membres de la fédé présents, à l’image d’Ahmed Yahya qui allait de l’oreille de Pape Amghar, le président de la Ligue nationale de football, à celle de son Secrétaire général, Ould MBeirick.
La moitié du maigre public qui avait fait le déplacement désertera d’ailleurs les lieux, peu avant que le Secrétaire général de la fédération ne constate les faits.
Coup de sifflet de l’arbitre Ould Mgheïvri, puis un but symbolique marqué sans enthousiasme, suivi d’un Ola désuet des joueurs du FC Nouadhibou sacrés vainqueurs de la Coupe nationale de football.
A la place de la finale qui n’aura finalement pas lieu, un match de gala, entre le FC Nouadhibou et l’ASAC Concorde, qui reçut le trophée de champion de la Mauritanie des mains du Ministre des Sports, suivi par celui attribué au vainqueur de la Coupe nationale perdue sur tapis vert par le FC Tevragh-Zeine. Aux vacarmes enthousiastes des supporters du FC Nouadhibou répondaient les sifflets et les huées de l’autre partie du public.
Mais pourquoi le FC Tevragh-Zeina a-t-il boycotté la finale de la Coupe nationale de football ?
Cette question, l’organisation faîtière du football mondial et sa pendante africaine devraient bien se la poser. Pour peu que la FIFA ou la CAF mette à part leurs amitiés avec le président de la FFRIM pour sauvegarder l’image de leurs institutions, une enquête devrait être ouverte suite à ce scandale pour démêler les écheveaux d’une crise qui perdure depuis le 17 mai dernier, suite à la réserve portée par l’équipe de la Garde Nationale contre le FC Nouadhibou et bottée en touche par le bureau fédéral de la FFRIM.

Pour l’honneur du football mauritanien

Du courage, le FC Tevragh-Zeina en a eu pour booster le baromètre de la colère du milieu footballistique à son summum. En refusant de disputer cette finale face à une équipe disqualifiée par les textes de la FFRIM, le FC Tevragh-Zeine refuse tout simplement de cautionner une forfaiture en remettant un chèque en blanc à une fédération qui dépasse de plus en plus toutes les lignes rouges.La colère est d’autant plus grande que le football mauritanien risquera de pâtir des conséquences prévisibles de ce boycott.
En décidant de sécher la finale, le FC Tevragh-Zeine mesure bien les risques immédiats qu’il court, relégation, suspension, amendes... La maire de Tevragh-Zeine en est bien consciente elle qui se sent complètement découragée par la situation de non-droit qui prévaut aujourd’hui au sein du football mauritanien.
« A quoi bon investir de l’argent, perdre son temps et son énergie si aucune règle n’est respectée et si, par un coup de tête, on peut t’arracher indûment tes droits ! A quoi bon continuer alors ? Autant, investir dans la pétanque ou dans tout autre sport qui n’est pas le football » s’est-elle rebiffée.
Cette réaction de la maire était intervenue au cours d’une réunion tenue le 17 juin dernier, juste après l’Assemblée générale de la Fédération.
Autour de la table, pas moins de sept présidents de clubs, celui de la Garde Nationale, de la Police, de Tijikja et d’Aïoun, le nouveau promu à la 1ère Division en plus du président du FC Tevragh-Zeine, ainsi que les présidents de Toujounineet de l’Armée Nationale, tous les deux relégués cette saison en seconde division.
Un pacte de solidarité a été tissé cette nuit, pour soutenir Tevragh-Zeina contre toute répression qui sera jugée illégale, car pour l’ensemble des signataires de ce pacte, ce qui est en jeu, c’est l’avenir du football mauritanien et la transparence du jeu, dans le fair-play et le respect des acteurs. Ce qui ne semble pas être le cas aujourd’hui.

Rien ne va au sein du pouvoir

Mais la grande question qui se pose est de savoir d’où le président de la Fédération Mauritanienne de Football (FFRIM) tient-il tout ce poids au point de tenir tête à trois généraux parmi les plus influents du pays et à une élue du parti-Etat. En effet, Ahmed Ould Yahya défie aujourd’hui le Général Ould Meguett de la Police, le Général Misgharou de la Garde et le Général Ould Ghazwani de l’Armée nationale, sans compter la Maire de Tevragh-Zeina.
Des institutions fortes, dont les équipes ne sont pas sorties indemnes de la gestion chaotique et unilatérale de la FFRIM durant cette saison 2016-2017. Cette grande question, l’opinion publique nationale se la pose encore avec incrédulité, car les généraux cités sont des proches du président de la République, Mohamed Abdel Aziz.
Cela voudrait-il dire finalement, que l’ex-colonel Cheikh Ould Baya, le soutien indéfectible du Président de la FFRIM est plus fort et plus entendu par le président Mohamed Abdel Aziz quetous les généraux en activité réunis ?
Selon un ancien arbitre international, « quelque chose cloche indubitablement au sein de l’appareil de l’Etat, car cette situation dépasse tout entendement ». Fin connaisseur des rouages du football mondial et africain, il semble indubitable quant à une réaction éventuelle de la FIFA ou de la CAF dans cette affaire au vu des amitiés qui les lient au président Ahmed Ould Yahya. Ces deux institutions semblent tout aussi gangréner par les passe-droits que leurs affiliés.
Aujourd’hui, la famille du football mauritanien est profondément divisée. La gestion illégale du dossier de la Garde Nationale semble être la goutte qui a fait déborder le vase. En sus d’avoir frauduleusement délivré une licence trafiquée, en dehors des procédures normales à un joueur étranger, avec un numéro national imaginaire en violation des textes sur l’état-civil mauritanien, le bureau fédéral s’est arrogé le rôle de première instance de jugement, en mettant en berne les compétences de la Commission spécialisée.
Le tout pour les beaux yeux du FC Nouadhibou, le club intouchable du président de la Fédération de football. Un diktat que certains clubs refusent désormais d’entériner.

Cheikh Aïdara
La 4ème édition du Festival « LeyaliMeyadih »qui s’est déroulée du 11 au 15 juin 2017 s’est achevée par des intermèdes musicaux, mais aussi des discours, dont celui du Directeur du Centre TARANIM pour les Arts Populaires, Mohamed Ali Ould Bilal, ainsi que des dizaines de récompenses. Cette soirée a été embellies par la présence des joueurs de l’équipe nationale de football, fraîchement auréolés d’une victoire face au Botswana, dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2019.
« Après d’intenses efforts et une volontaire réelle visant à accompagner l’élan passionnel lié aux louanges du Prophète (PSL), nous voici aux termes de cinq nuits de dévotion, à la fin du festival LeyaliMedh » devait clôre le Directeur du festival, avant de donner rendez-vous au public pour la cinquième édition. Il s’est dit persuadé que le message attaché à ce festival a été bien appréhendé par les Mauritaniens, une passion partagée par tous pour l’amour du Prophète Mohamed (PSL).
Aux autorités publiques et aux sponsors, Mohamed Ali Ould Bilal a tenu à adresser le message suivant : « le festival a été une réussite totale et a permis de faire découvrir des talents, il faut le préserver en tant que patrimoine culturel intangible et mémoire du folklore populaire ».
Déjà, le 9 juin 2017,deux jours avant l’entame du festival, le Centre TARANIM pour les Arts Populaires avait organisé une table-ronde sur l’histoire du « Medh en Mauritanie », avec comme exemple, « Le Medh dans la Wilaya de l’Inchiri ». Cette rencontre intellectuelle a été le prélude du Festival qui mobilisera par la suite des dizaines de groupes folkloriques venus de plusieurs régions du pays, dont les stars du « Medh » de la ville d’Atar.
A noter que cette 4ème édition a été dédiée à la mémoire de l’incontestable « Roi du Medh » le défunt Mohamed Mahmoud dit BROUR, originaire de la Wilaya de l’Adrar.
Plusieurs dizaines de récompenses ont été distribuées lors de la clôture du festival, des mains du Président de l’Association Mauritanienne pour la Francophonie (AMF), Ahmed Ould Hamza, le député-maire de Rosso, le maire de Toujounine et le maire d’El Mina.
La soirée finale a été rehaussée par la présence des joueurs de l’équipe nationale, les Mourabitounes, que les organisateurs ont conviés sur l’estrade pour un hommage au public et des photos de souvenir.
JOB





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