Macabres découvertes de squelette humains près de Choum Qui sont les victimes ?

jeudi 5 avril 2018
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Depuis que la gendarmerie mauritanienne a mis à jour, il y a quelques jours, 15 squelettes humains près de la ville de Choum relevant de la région de l’Adrar, les supputations vont bon train sur l’identité desdits corps. Non pas seulement parce que les victimes auraient les mains et les pieds ligotés et présenteraient toutes des traces de balle dans le crane, mais aussi parce qu’elles se trouveraient dans une fosse commune.
Qui sont les 15 personnes dont les squelettes ont été retrouvés il y a quelques jours par la gendarmerie nationale non loin de la ville de Choum ? La question taraude tous les esprits depuis que l’information a été fuitée, par voie de presse. Il s’agit sans nul doute d’un groupe de personnes qui a eu à un moment donné, à partager le même sort. Telle est la conclusion de nombre d’observateurs qui en l’absence d’une quelconque réaction du gouvernement, restent persuadés qu’il s’agit d’une affaire criminelle. Est-ce le produit d’exactions de bandes armées contre de paisibles populations ? S’agit-il plutôt d’un groupe de candidats à l’immigration sauvagement abattus par des passeurs avant d’être enterrés en plein désert ? S’agit au contraire, des restes d’une tribu décimée par une tribu concurrente au terme d’une bataille ? S’agit-il le cas échéant, de combattants de la guerre du Sahara, ou des méfaits d’un chef de bandes de trafiquants contre sa suite ?
Il faut dire que la région cible comme celle de l’ensemble nord du pays, a été les années dernières, le théâtre de nombre de scènes aussi apocalyptiques les unes les autres, mais aussi et surtout, les repaires de trafiquants voire de terroristes de tous ordres. Selon des témoignages dignes de foi, plusieurs indices prouvent en tout cas, que les squelettes humains dateraient de moins de cent ans. Preuves de cet état de fait, les cordes attachées aux bras mais aussi les habits portés par les victimes, qui n’ont pas été encore entièrement détruits par la chaleur du désert et par le temps.
Parmi les rares acteurs politiques qui se sont saisis du dossier, les Flams (Forces de Libération africaines en Mauritanie, basée en France). L’organisation a d’emblée publié un communiqué dans lequel elle s’est posée d’es questions sur l’identité des corps.
Pour elle, les caractéristiques décrites sur ces derniers, rappellent les « circonstances dans lesquelles plusieurs soldats, arrêtés et torturés en raison de leur appartenance raciale, ont été sommairement assassinés durant les années de braise (1987-1991) ».
Les Flams ont ensuite expliqué en substance que de telles exactions s’étaient déroulées principalement dans le nord du pays, non sans préciser que « la découverte macabre des services de la gendarmerie mauritanienne conduisent donc à se demander si la terre ne commencerait pas enfin à révéler ce qu’elle renferme ».
Partant, elles ont exigé le transport des squelettes découverts au sein d’un centre médico-légal indépendant aux fins d’autopsie par des médecins indépendants dans le but de déterminer les circonstances et conditions dans lesquelles les personnes ont trouvé la mort et que des tests ADN et toutes analyses utiles et susceptibles de permettre la remise des corps aux familles et proches soient effectués de manière à offrir aux défunts un enterrement digne et conforme aux prescriptions de notre religion ». Il faut reconnaitre que lors de la période d’exception dans le pays, plusieurs fosses communes auraient été creusées pour cacher des corps de soldats mais aussi de citoyens simples, victimes d’exactions commises au nom de l’État.
Pour l’heure, aucune réaction des Autorités. Pour autant, la question portant sur l’identité des squelettes, continue d’occuper les esprits.
JOB





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