Affaire Mohamed Bouamatou : Le ministère des Affaires étrangères marocain s’est-il fait piéger ?

samedi 29 décembre 2018
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Maghreb Intelligence - En cette fin d’année, Rabat vient d’offrir un très joli cadeau au président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz, en interdisant l’accès et le séjour au royaume alaouite à l’homme d’affaires Mohamed Bouamatou, principal opposant à l’homme fort de Nouakchott.

Cette surprenante décision intervient après la circulation sur les réseaux sociaux de passeports marocains dont seraient détenteurs Mohamed Ould Abdelaziz et son fils Badr. De « faux documents » affirme le ministère des Affaires étrangères marocains qui accuse Mohamed Bouamatou d’être à l’origine de leur diffusion.

L’homme d’affaires s’est empressé de démentir être derrière la mise en circulation des images des dits-passeports, tout en affirmant se tenir à la disposition des autorités marocaines, rappelant son profond attachement pour le peuple marocain et sa plus grande considération pour les institutions du Maroc, où il a vécu pendant plusieurs années.

D’ailleurs, selon des sources bien informées, Ould Bouamatou a habité Marrakech pendant de longues années. Quand les autorités marocaines lui avaient demandé, il y a presque deux années, de ne plus séjourner en permanence au royaume, il a quitté le pays pour vivre entre Bruxelles et Londres, sans pour autant perdre ses solides amitiés marocaines.

Le ministère des Affaires étrangères marocain a-t-il donc surréagi dans cette affaire ? Tout pousse à le croire, puisque les images des faux passeports marocains de Mohamed Ould Abdelziz et de son fils circulaient sur les réseaux sociaux depuis 2015. Le ministère dirigé par Nasser Bourita qui a dit avoir diligenté une enquête judiciaire, ce qui n’est absolument pas de son ressort mais de celui du parquet, n’a justement pas attendu que cette enquête soit menée pour sortir un communiqué où il interdit le séjour au Maroc de Mohamed Bouamatou. Tout en sachant que la décision de refouler ou d’interdire l’accès au royaume rentre exclusivement dans le champ de compétence du ministère de l’Intérieur et des services qui en dépendent.

Finalement, pourquoi Nasser Bourita fait tout pour plaire à un président mauritanien sur le départ et qui d’après certains de ses proches n’a pas hésité à moquer Mohamed Bouamatou lui rappelant que les « Chlouh Marocains allaient le lâcher ».

Tout semble indiquer que dans cette affaire, le département de Nasser Bourita a pêché par précipitation sinon par amateurisme, permettant à Mohamed Ould Abdelaziz d’affirmer que le Maroc ne sera jamais un « allié sûr » pour les Mauritaniens, régime comme opposition.





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