Politique intérieur du pays Le porte parole du gouvernement s’exprime

samedi 17 novembre 2018
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AMI - Le ministre de la Culture, de l’Artisanat et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, MeSidi Mohamed Ould Maham, et la ministre de l’Equipement et des Transports, Mme Amal Mint Maouloud, ont commenté, jeudi soir àNouakchott, les résultats de la réunion du conseil des ministres.

Le ministre de la Culture, de l’Artisanat et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, a déclaré que le conseil a examiné et approuvé un certain nombre de projets de décrets et de communications, dont un projet de décret relatif à l’application des dispositions de la loi n ° 040/2018 du 13 novembre 2018, relative au Code de l’aviation civile.

Il a ajouté que le Premier ministre, M. Mohamed Salem Ould El Bechir, a présenté devant le Conseil des ministres une déclaration relative à la présentation du programme du gouvernement au Parlement.

Le ministre a ajouté, en réponse à une question se rapportant aux protestations relatives à l’eau potable a Oualata, qu’il a été accordé à cette question plus d’intérêt qu’elle ne mérite et que les médias nationaux ont clairement tenté de la politiser.

Il a déclaré que le gouvernement s’attèle à fournir sur l’ensemble du territoire national tous les services nécessaires, notamment l’eau, l’électricité et les autres services de base, notant que la capacité de production d’eau dans la ville de Oualata, s’élève à 148 m3 par jour, tout en soulignant que cette quantité d’eau couvre les besoins quotidiens de cette ville, outre l’existence d’un autre puits à 5 kilomètres et qui produit 5 à 8 m3 par jour.

Il a rappelé que le président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, accorde une grande importance à la ville de Oualata après que celle-ci ait été réellement menacée par la soif et la disparition de ses traits distinctifs, rappelant qu’à l’époque, l’UNESCO avait menacé de lui retirer son statut de patrimoine mondial de l’Humanité du fait de la négligence à laquelle elle faisait l’objet.

Répondant à une question selon laquelle un responsable canadien aurait confirmé à un militant du mouvement IRA qu’il travaillerait en collaboration avec le gouvernement mauritanien en faveur de la libération du député Biram Ould Dah Ould Abeidy, le porte-parole du gouvernement a déclaré que les Canadiens se soucient peu de cela et qu’il ne les concerne pas. Il a déclaré qu’il a lu l’information mais que l’Etat est souverain et qu’il ne permettra jamais qu’une personne, quelle que soit la relation avec elle, intervienne dans les affaires internes, notant que cette question est entre les mains de la justice et que le gouvernement est en mesure de protéger la justice contre les interventions d’autrui, soulignant que le gouvernement n’interfère pas dans les dossiers soumis à la justice.

Il a souligné que tout le monde sait que le gouvernement n’est pas partie prenante dans cette affaire et que la partie civile qui a déposé la plainte est un journaliste.

En réponse à une question sur les élections présidentielles de 2019 et le débat sur les nominations des candidats de l’opposition et de la majorité, Me Ould Maham a affirmé qu’aucun membre de l’opposition ne sera déclaré candidat de la majorité et que son candidat sera révélé au moment opportun et dans les délais prévus par la loi.

Il a indiqué, en réponse à une question se rapportant au problème des travailleurs de l’imprimerie nationale, qu’il s’agit de droits acquis et par conséquent garantis, mais que le problème est surtout de savoir si l’imprimerie nationale continuera a exister, et dans ce cas une stratégie claire sera suivie par le département.

Le ministre a réaffirmé que l’imprimerie nationale exploite un matériel datant des années 60 du siècle dernier et qu’une nouvelle politique dans le domaine de l’imprimerie et de l’édition ayant pour objectif de mettre à jour l’imprimerie nationale et de lui fournir les mécanismes et les moyens à même de la faire fonctionner de manière rentable. Si la politique de privatisation de l’imprimerie sera décidée, l’État lèvera la main, mais les droits des travailleurs resteront garantis.

En réponse à une autre question sur les rumeurs concernant la dévaluation de la monnaie nationale, le ministre de la Culture et de l’Artisanat, a indiqué qu’il n’y a pas de dévaluation substantielle de la monnaie, mais qu’il y aurait des fluctuations sur le marché des devises, fluctuations insignifiantes qui ne sont pas causées par un effondrement de l’économie nationale, notant de telles rumeurs pourraient compromettre la renommée du pays.

À son tour, la ministre de l’Équipement et des Transports a indiqué dans son commentaire sur le projet de décret portant Code de l’aviation civile, que ce décret s’inscrit dans le cadre de la mise à jour permanente du cadre juridique de l’aviation civile pour le mettre en conformité avec la convention internationale régissant l’aviation civile et avec les développements qui pourraient y intervenir.

Elle a ajouté qu’à un certain niveau, les équipes d’inspection et les experts dans le domaine de l’aviation civile ont été édifiés, après leur visite de l’Agence de l’aviation civile sur les conditions relatives à l’aviation civile. Elle a également indiqué que le décret vise à renforcer les compétences des inspecteurs de l’aviation civile afin de leur permettre de s’acquitter de leurs tâches de manière efficace et sans restrictions. Il tient compte de notre politique nationale en matière de protection des passagers, des équipages, des employés, du public, des avions et des services ayant trait à l’aviation civile.

Elle a déclaré que le nouveau projet de décret est composé de sept livres qui traitent de l’Agence nationale de l’aviation civile, des avions, des aéroports, des services aériens, du personnel de l’aviation civile et des enquêtes techniques sur les accidents et les événements de l’aviation civile.

L’Onu s’inquiète du manque de moyens de la force du G5 Sahel
La Franceveut relancer une initiative au Conseil de sécurité pour obtenir un financement pérenne de cette force africaine antiterroriste, alors que la sécurité ne cesse de se dégrader.

Près de deux ans après son lancement, la Force conjointe antiterroriste du G5 Sahel (FC-G5S) fait face à une crise existentielle provoquée par des problèmes de financement et des interrogations sur sa capacité opérationnelle. Sur les 415 millions d’euros promis en 2018 par la communauté internationale, un peu moins de la moitié a été déboursé et 199,5 millions d’euros n’ont toujours pas été versés selon l’ONU.

Dans un rapport remis au Conseil de sécurité, lundi 12 novembre, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s’alarme « des conditions de sécurité (…) qui se sont rapidement détériorées au cours des six derniers mois »dans la zone dite des « trois frontières » entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, avec une extension des menaces à l’est de ce pays. « La Force conjointe continue de se heurter à un manque important de formation, de moyens et de matériel (…) qui constituent des problèmes majeurs qui retardent la reprise des opérations de la Force conjointe », estime M. Guterres.

Face à cette menace terroriste accrue, la France, par la voix de son représentant,François Delattre, a de nouveau appelé, jeudi 15 novembre, à une « matérialisation sans délai » de l’aide promise par la communauté internationale pour rendre pleinement opérationnelle cette force africaine innovante regroupant les cinq pays de la région sahélienne (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) censés combattre les groupes jihadistes.

Par Marie Bourreau





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