Agression policière sur Birame Dah Abeid, large solidarité nationale

Birame Dah Abeid victime de répression policière

BDA PALAIS2

Après l’agression policière subie par les militants d’IRA, le 1er juillet 2026 devant le Palais de justice de Nouakchott, en particulier le député et président du mouvement IRA, Birame Dah Abeid et son épouse Leïla Ahmed qui auraient été singulièrement ciblés, des partis politiques et des leaders d’opinion ont condamné les faits et exprimé leur solidarité.

Réaction des partis politiques et leaders d’opinion

Le président du parti Union des Forces du Progrès (UFP) Mohamed Ould Maouloud et l’avocat Lô Gourmo, ont rendu visite au président Birame Dah Abeid à son domicile, dès sa sortie de l’hôpital national. Ils lui ont exprimé toute leur compassion avant de publier un communiqué condamnant la répression dont il a été l’objet ainsi que son épouse et ses militants. L’UFP a exhorté les autorités à ouvrir une enquête sur cette répression et les a appelés à plus de retenue.L’Alliance pour la Justice et la Démocratie (AJD.MR) a aussi publié un communiqué où le parti a exprimé sa condamnation contre la répression violente d’un rassemblement pacifique, notamment les violences exercées contre les manifestants d’IRA, en particulier contre le député Birame Dah Abeid. Violences que l’AJD.MR qualifie de dangereuses et que rien ne justifie. Le parti déclare que ces faits constituent des atteintes graves aux libertés protégées par la Constitution et les lois de la République, à savoir la liberté d’expression, la liberté de réunion et le droit de manifester pacifiquement.

Plusieurs personnalités, même certains détracteurs du mouvement IRA et du président Birame Dah Abeid, ont condamné ces répressions, estimant que derrière ces faits et les images qui circulent en boucle, c’est l’image de la Mauritanie qui est écornée. Ils trouvent que même s’ils ne sont pas d’accord avec Birame Dah Abeid, il représente toutefois un grand pan du peuple mauritanien, en se positionnant comme deuxième dans les trois dernières élections présidentielles.

A propos des faits sur Birame et ses militants

Il faut rappeler que Birame Dah Abeid et son épouse s’étaient présentés le 1er juillet 2026 devant le Palais de justice de Nouakchott où étaient massés plusieurs dizaines de militants venufdbftj s soutenir les députés Marième Dieng et Ghamou Achour dont le procès en Appel se tenait le même jour.Selon les informations recueillies, Birame Dah Abeid et son épouse ont été attaqués par la police alors qu’il venait de prendre le micro pour s’adresser à ses militants. Il affirme avoir été attaqué par un inspecteur de police qui lui a aspergé au visage un liquide inconnu qui lui a fait perdre connaissance. Transporté à l’hôpital national avec Leïla Ahmed son épouse et plusieurs autres militants blessés, Birame a soutenu avoir été victime d’une « tentative d’assassinat » ciblée.

Point de presse des avocats de défense des députés

Lors de la conférence de presse qu’ils ont organisée le 2 juillet 2026 au siège du mouvement IRA sis à la Cité Plage de Nouakchott, les, avocats de défense des deux députés Marième Mint Cheikh Dieng et Ghamou Achour ont indiqué avoir introduit auprès de la Chambre pénale de la Cour d’Appel de Nouakchott-Ouest des arguments prouvant la nullité des procédures de poursuit engagées contre leurs clientes. Ils ont rappelé que ces dernières jouissent toujours de leur immunité parlementaire conformément à la Constitution et au règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

La défense a aussi informé la cour de son rejet des conditions de détention des deux députés, Ghamou venant de subir une opération de cathétérisme cardiaque et Marième Mint Cheikh Dieng soumise à un isolement cellulaire elle et son bébé.

Les deux députés ont d’ailleurs gardé le silence tout au long de l’audience, refusant de répondre aux sollicitations de la cour.

Le ministère public a requis une peine encore plus dure envers les députés, réclamant une réclusion de 5 ans ferme et l’interdiction de leurs droits civiques.

La cour a mis l’affaire en délibéré en prenant en compte les réserves et oppositions de la défense. Le rendu du verdict est prévu mercredi 7 juillet 2026.

Cheikh Aïdara

Lors de la conférence de presse qu’ils ont organisée le 2 juillet 2026 au siège du mouvement IRA sis à la Cité Plage de Nouakchott, les, avocats de défense des deux députés Marième Mint Cheikh Dieng et Ghamou Achour ont indiqué avoir introduit auprès de la Chambre pénale de la Cour d’Appel de Nouakchott-Ouest des arguments prouvant la nullité des procédures de poursuit engagées contre leurs clientes. Ils ont rappelé que ces dernières jouissent toujours de leur immunité parlementaire conformément à la Constitution et au règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

La défense a aussi informé la cour de son rejet des conditions de détention des deux députés, Ghamou venant de subir une opération de cathétérisme cardiaque et Marième Mint Cheikh Dieng soumise à un isolement cellulaire elle et son bébé.

Les deux députés ont d’ailleurs gardé le silence tout au long de l’audience, refusant de répondre aux sollicitations de la cour.

Le ministère public a requis une peine encore plus dure envers les députés, réclamant une réclusion de 5 ans ferme et l’interdiction de leurs droits civiques.

La cour a mis l’affaire en délibéré en prenant en compte les réserves et oppositions de la défense. Le rendu du verdict est prévu mercredi 7 juillet 2026.

Cheikh Aïdara