D’Istanbul à Nouadhibou : Le président Aziz et le tout sécuritaire

mardi 31 mai 2016
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La phobie du tout sécuritaire semble marquer le quinquennat de Mohamed Abdel Aziz. Quelques heures avant qu’il ne débarquer à l’aéroport de Nouadhibou, mardi 24 mai 2016, en provenance d’Istanbul en Turquie où il avait participé au sommet humanitaire mondial, c’est la panique. Les moments étaient graves… Seuls, quelques personnalités étaient à l’accueil. Le reste (élus locaux, officiels, journalistes… ) avait été bouté, sans ménagement, hors de l’aéroport.

Après une participation au Sommet humanitaire mondial qui s’est tenu dans la deuxième ville de Turquie, le président de la République a débarqué directement à l’aéroport de Nouadhibou, mardi soir dernier.

Une atmosphère inédite du tout sécuritaire va cependant doucher l’enthousiasme de ses soutiens. A la place des accueils jadis populaires à l’aéroport, des mesures draconiennes vont circonscrire l’accès au tarmac, à seulement une dizaine de personnes, des autorités administratives sélectionnées et quelques élus triés sur le volet. Le reste de la foule, sera contenue loin de l’enceinte de l’aéroport, là où la masse de hauts responsables va ruminer sa déception. Le cérémonial « serrement des mains » si caractéristiques jadis des voyages présidentiels avait été supprimé. Le président avait été isolé des personnalités venues à son accueil. Tout compte fait, l’isolement du président Mohamed Abdel Aziz par rapport à ses soutiens semble être devenu une partie du protocole, car les mêmes restrictions avaient été imposées lors de sa visite à Néma, le 3 mai dernier. Manifestement, le protocole présidentiel est davantage regardant dans sa mission.

Cette attention redoublée à l’endroit du chef de l’État s’était d’abord manifestée la veille dans la capitale économique, avec l’arrestation d’un groupe de gardes côtiers mécontents après leur licenciement qu’ils qualifient d’abusif. Une situation que n’ont pas appréciée les travailleurs de la mer, solidaires de leurs camarades. La colère s’est aussi invitée au niveau de la presse quand in fine, les journalistes des organes de l’État furent autorisés à accéder à l’enceinte de l’aéroport alors que les professionnels de la presse privés étaient repoussés très loin, par les éléments du protocole et les agents des forces de l’ordre.

« Quel que soit le responsable d’une telle mesure draconienne, rien la justifie » estime un journaliste. Un autre considère que l’affront dont ont été victimes les journalistes de la presse indépendante à Nouadhibou n’est qu’une des facettes du mépris qu’accorde le pouvoir actuel à la liberté de la presse dans le pays, lequel s’est manifesté par la guerre « économique » menée contre leurs organes.

Cheikh Aïdara





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