
Une délégation du comité ministériel chargé du suivi de la mise en œuvre du Plan national d’intervention d’urgence, comprenant le délégué général à la solidarité nationale et à la lutte contre l’exclusion (Taazour), M. Cheikh Ould Bodde, la commissaire à la sécurité alimentaire, Mme Fatimetou Mint Khattry, et le wali du Gorgol, M. Ahmedna Sidebe, a visité, vendredi, la ville de Kaédi pour constater les dégâts causés par les inondations du fleuve, avant de tenir une réunion dans la salle de réunion du Centre national de recherche agricole (CNRA) avec le comité régional d’intervention d’urgence, comprenant des représentants des secteurs concernés par l’intervention dans l’opération.
Au cours de la réunion, le délégué général a expliqué que l’objectif de ces visites est d’évaluer la situation dans les zones touchées et de venir en aide aux habitants.
Il a remercié les autorités régionales pour les efforts considérables qu’elles ont déployés afin de minimiser les effets des dommages causés par les inondations, soulignant la volonté du gouvernement d’être aux côtés des citoyens et de résoudre leurs problèmes, en particulier dans de telles circonstances.
A la fin de la visite, la commissaire à la sécurité alimentaire a expliqué, dans une déclaration à l’Agence mauritanienne d’information, que la réunion comprenait tous les membres du comité régional de suivi de la situation du niveau des eaux du fleuve au niveau de la wilaya, expliquant que l’objectif était d’examiner l’état de préparation de tous les secteurs impliqués dans le domaine pour atténuer les effets de ces inondations sur les populations touchées.
Elle a indiqué que, selon le rapport du comité régional, la moughataa de Maghama nécessite une intervention rapide, notant que l’armée nationale a fourni des véhicules chargés des produits nécessaires pour aider les personnes touchées, et que les entrepôts du CSA dans la moughataa contiennent des denrées alimentaires qui profiteront à toutes les personnes touchées, en plus d’une aide financière fournie par la Délégation générale à la solidarité nationale et à la lutte contre l’exclusion.
L’objectif de cette visite est de rassurer les citoyens et de leur transmettre le message de solidarité du Président de la République, qui a ordonné au gouvernement de se tenir aux côtés des citoyens en cette situation difficile.
D’autre part, le président de la région de Gorgol, M. Ba Amadou, et le maire de sa commune, Demba N’Diaye, ont salué les interventions rapides qui ont bénéficié à des centaines de familles et aidé à atténuer l’impact négatif de ces inondations.
La délégation était accompagnée par les autorités administratives et sécuritaires de la wilaya.
AMI
Des circulaires de l’Organisation de la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) ont circulé sur les réseaux sociaux, alertant la Mauritanie et le Sénégal du risque de débordement du fleuve Manatali cette année.
Dommage que la Mauritanie n’avait pas entrepris des actions concrètes telles que l’évaluation des zones à risque, l’amélioration des infrastructures de drainage, et la sensibilisation des populations locales sur les mesures de sécurité à adopter en cas d’inondation.
Une préparation adéquate et proactive pouvaient grandement aider à réduire les impacts potentiels sur les populations, minimisant ainsi les dévastations causées par cette inondation.
Un petit rappel sur la gestion des risques en cas d’inondation
La gestion des risques en cas d’inondation vise à réduire les impacts négatifs sur les personnes, les biens et l’environnement. Elle se compose généralement de deux plans principaux : la mitigation et la contingence.
Le plan de mitigation fait référence aux mesures prises pour réduire la gravité des inondations et leurs conséquences potentielles. Par exemple, cela peut inclure la construction de digues, l’aménagement des zones riveraines pour absorber les eaux, la conservation des zones humides, et la planification urbaine qui évite le développement dans les zones à risque. L’objectif est de diminuer les risques d’inondation et d’atténuer les dommages en amont.
La Contingence : Ce terme désigne des stratégies et les actions préparées pour réagir efficacement en cas d’inondation. Cela inclut l’élaboration de plans d’évacuation, la mise en place de systèmes d’alerte précoce, et la formation des équipes d’intervention. Le plan de contingence vise à assurer une réponse rapide et coordonnée lors d’une inondation, afin minimiser les pertes humaines et matérielles. Ce cas de figure (réponse rapide et efficace) nous concerne, il y a quasiment cinq jours le département de Ghabou au Guidimagha est touché par des fortes inondations.
« Que la stratégie soit belle est un fait, mais n’oubliez pas de regarder le résultat ».
Dans la wilaya du Guidimakha, les communes de Gouraye, Ghabou, Wompou et Digountouro sont particulièrement touchées par les inondations. De nombreux villages, comme Ghabou, Diaguilly, Sollou, , Gourel Adama, Hel Wadou et Sounatou, sont désormais inaccessibles par voie terrestre.
La situation dans la vallée est affectée par les inondations ; elle nécessite une réponse rapide et organisée face aux catastrophes naturelles. Les dommages causés par la montée des eaux ont eu des conséquences graves pour les agriculteurs dont les champs sont sous l’eau, ainsi que pour les communautés près du fleuve Sénégal, qui ont dû se déplacer à cause de la force de l’eau.
A cet effet, que le gouvernement a déployé une délégation comprenant le ministre concerné, le wali, le directeur de Taazour, ainsi que des représentants de plusieurs multinationales, afin d’évaluer les dégâts causés par les inondations dans des localités ; Cette visite avait pour objectif d’instaurer une réponse coordonnée entre les autorités et les différents acteurs impliqués pour faire face à cette crise humanitaire.
Il est impératif que les autorités mènent une évaluation approfondie des dommages subis, tout en mettant en place des actions immédiates pour venir en aide aux populations touchées. La situation exige la formulation d’un plan de contingence robuste et durable, capable d’adresser les besoins urgents des sinistrés. Un tel plan devrait inclure des mesures de soutien à long terme, favorisant la résilience des communautés face à d’éventuelles catastrophes futures. En unissant les efforts et en mobilisant les ressources de manière efficace, nous pourrons atténuer les impacts des inondations et restaurer la dignité et la sécurité des personnes affectées.
L’effort déployé par les autorités pour soulager les populations sinistrées mérite d’être salué, mais il est essentiel de ne pas s’en contenter. La mise en place d’un comité de pilotage ainsi qu’un comité de suivi pour coordonner ces activités serait une bonne approche pour la pertinence du plan d’action. Ces deux comités devraient être composés de leaders communautaires, de jeunes des associations locales, d’ONG nationales et d’agents du gouvernement, afin d’assurer que toutes les localités touchées par cette catastrophe reçoivent l’aide nécessaire.
Une telle approche collaborative permettra d’optimiser l’efficacité des interventions et d’assurer un suivi rigoureux des actions mises en œuvre. En impliquant tous les acteurs concernés, nous pouvons garantir une réponse adaptée et équitable, répondant ainsi aux besoins urgents des populations affectées et renforçant la résilience des communautés face à de futures calamités.
« Ensemble Soyons solutions »
À nos hommes d’affaires mauritaniens, faites parler vos fibres humaines et faites preuve de solidarité dans cette période de crise sans précédent. La nature dévastatrice de cette catastrophe nous appelle à penser en priorité à la situation des agriculteurs, qui se retrouvent sans rien dans leurs magasins et voient leur avenir menacé.
Les récentes inondations ont frappé durement de nombreuses communautés, laissant de nombreux foyers dans une précarité alarmante. Chaque geste compte, et votre engagement peut transformer cette générosité en espoir réel pour ceux qui souffrent. Ensemble, nous pouvons apporter une aide significative et un réconfort indispensable à ceux qui en ont le plus besoin.
Il est très important d’agir avec la plus grande urgence, car certaines localités sont difficilement accessibles et leurs habitants n’ont reçu aucun soutien jusqu’à présent. Le gouvernement, seul, ne peut pas faire face à cette situation complexe ; c’est pourquoi la collaboration entre les institutions, le secteur privé et les philanthropes est essentielle. Unissons nos forces et nos ressources pour assurer un soutien rapide et efficace aux populations touchées, et rétablir leur dignité et leur capacité de rebondir face à cette tragédie. Votre implication peut faire une véritable différence et redonner espoir à ceux qui en ont tant besoin.
« Proposition d’un plan efficace et solide »
Pour mettre en place un plan de contingence efficace afin de soulager les populations touchées par les inondations, nous proposons quatre axes stratégiques :
- Distribution de kits d’aide : Fournir des kits de première nécessité aux familles affectées, incluant de la nourriture, de l’eau potable, des vêtements et des médicaments, , des moustiquaires , pour les soutenir durant cette période difficile.
- 1.2 En deuxième lieu : faciliter l’accès aux maisons par des sacs remplis de sable remballage des maisons, électricité
- Soutien à l’agriculture : l’agriculture est la principale activité de la vallée, il urge d’allouer des fonds pour reconstituer les stocks, fournir des semences et des outils, ainsi que d’offrir des conseils techniques pour préparer la prochaine saison agricole.
- Création d’un comité de pilotage : Former un comité composé de membres du gouvernement, d’ONG et de leaders communautaires, des associations des jeunes , des volontaires pour orchestrer ce plan d’urgence, coordonner les actions et garantir une distribution rapide de l’aide aux sinistrés.
- Élaboration d’un plan de relèvement à long terme : En parallèle des mesures d’urgence, il est indispensable d’envisager un plan de développement durable pour la vallée, tenant compte des défis environnementaux futurs et des besoins de résilience des communautés rurales.
- Mise en place d’un comité de suivi : Un comité de suivi est très important pour garantir que tous les sinistrés reçoivent l’aide nécessaire. Ce comité devra établir des indicateurs de performance clairs et mettre en place des mécanismes de rétroaction pour évaluer l’impact des actions menées.
- Ces axes stratégiques, en synergie, permettront de maximiser l’efficacité de l’aide et de soutenir durablement les communautés touchées.
Initiative News
Le baromètre des eaux du fleuve Sénégal indiquait en fin de la semaine dernière, une forte probabilité d’ augmentation des précipitations dans toute la région. Ce qui pourrait constituer une menace pour un grand nombre de villages et de villes des deux rives du fleuve en Mauritanie, au Sénégal et au Mali.
Sur la rive mauritanienne, le gouvernement a agi, sous les instructions du Président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, sur plus d’un front, en anticipant le danger et en alertant les habitants des zones susceptibles d’être submergées.
Il a adopté également un plan dont la mise en œuvre a fait l’objet d’un suivi constant de la part d’un comité ministériel dirigé par le Premier ministre Mokhtar Ould Diay, tenant le Président, informé régulièrement des derniers développements de la situation.
Ce plan proactif a permis d’éviter des pertes en vies humaines et contribuant de manière significative à réduire les dégâts matériels.
Plan global
Le Comité ministériel chargé de répondre aux urgences a adopté un plan d’action, immédiat après sa première réunion, après les instructions données par le Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani au Premier ministre Mokhtar Ould Diay, de prendre les mesures idoines pour éviter les effets négatifs de la crue du fleuve et de préparer des alternatives pour les victimes des inondations.
Le plan approuvé prévoyait de répartir les rôles entre les Départements gouvernementaux, dont chacun s’est vu confier une partie du travail à exécuter afin d’atténuer les souffrances des habitants des villages touchés tout en compensant les services affectés par la crue du fleuve.
Ledit comité a décidé de se tenir en veille permanente pour suivre de près la situation et prendre les décisions nécessaires en temps opportun.Le Département de l’Intérieur s’est chargé de surveiller la situation sur le terrain, de recenser les personnes touchées et de préparer des abris alternatifs en cas de besoin, tandis que celui de l’Équipement et des Transports s’est fixé comme mission de désenclaver des endroits isolés par les eaux du fleuve et de restaurer les routes et les passages dans la région.
Le transport des habitants sinistrés, ainsi que l’organisation de patrouilles sur le fleuve via des canots pneumatiques appartenant à l’Armée nationale dans les zones adjacentes aux villages ainsi que le transport des autorités administratives pour visiter les zones sinistrées et s’informer directement de la situation est confié au ministère de la défense.Le Ministère de la Santé s’est engagé à fournir des services de santé dans les abris nouvellement créés et à prendre les précautions nécessaires pour éviter la propagation d’épidémies ou d’infections parmi les déplacés, alors que les questions liées à la fourniture temporaire des services d’eau et d’électricité et de réapprovisionnement des zones touchées ont été attribuées aux deux ministères de l’hydraulique et de l’énergie.
La mission du Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA) dans le plan gouvernemental a consisté à fournir des abris et des vivres au profit des sinistrés sous la supervision d’un sous-comité représentant le Comité Ministériel. Les rations distribuées étaient accompagnées de sommes d’argent versées par la Délégation à la Solidarité Nationale “Taazur”. Le résultat de ce plan s’est matérialisé sur le terrain par la fourniture de services urgents et immédiats à toutes les personnes touchées.
En effet, tous les habitants des zones touchées par les eaux du fleuve Sénégal ont bénéficié de l’aide du gouvernement et d’un accompagnement administratif des populations à différents niveaux, et à toutes les étapes, depuis leurs maisons démolies par les eaux jusqu’aux nouveaux lieux.Interaction diversifiée La nouvelle réponse du gouvernement à la crise a été remarquable par sa célérité, la diversité des chaînons de de sa mise en œuvre stricte.
Ce qui lui a valu la satisfaction et les remerciements de tous les habitants concernés, en particulier des chefs de village et des acteurs de terrain qui ont qualifié la riposte officielle d’exceptionnelle tout en remerciant le Président et le gouvernement ;La montée des eaux cette année étant sans précédent depuis des décennies – selon les habitants locaux – et loin d’être comparée à ce qui s’est passé en 1999.
Cependant, ses conséquences étaient limitées, en raison du soutien du gouvernement, de l’interaction et à la rapidité d’exécution.
Le comité ministériel chargé de répondre aux urgences, et son comité technique, continuent de suivre l’évolution sur le terrain, de pallier les insuffisances qui apparaissent ici et là, tandis qu’une partie de ses membres suit l’évolution sur le terrain, depuis les premières heures de la crue du fleuve.
Ces événements, que la région n’avait pas connus depuis un quart de siècle, ont constitué un défi au premier gouvernement du Président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, qui a réussi à gagner le pari de l’interaction à travers l’accompagnement et la proximité des citoyens dont les besoins urgents ont obtenu des réponses rapides et précises ayant permis de dissiper leurs craintes et aviver leurs espoirs.
LE RENOVATEUR
Les autorités mauritaniennes continuent d’évacuer les habitants des villages situés sur les rives du fleuve Sénégal, alors que celui-ci continue de monter, dans la crainte d’une catastrophe sans précédent.
L’évacuation, qui a eu lieu dans toutes les wilayas de la rive mauritanienne, a impliqué des unités de l’armée et a été supervisée par les autorités locales.
Les autorités de la wilaya du Guidimakha ont distribué des aides à des centaines de familles touchées par la crue du fleuve dans la moughata de Wompou et le village de Diaguili moughata de Gabou.
Une délégation gouvernementale arrivée dans la région il y a deux jours a supervisé la distribution de 400 paniers alimentaires comprenant du riz, du sucre et de l’huile de cuisine, 400 sites d’accueil équipés de matelas, de couvertures et de moustiquaires fournies par le commissariat à la sécurité alimentaire, et 400 familles ont bénéficié de distributions d’argent liquide de 50 000 MRO par famille fournies par Taazour.
Le correspondant de Sahara Media dans la wilaya du Trarza, a indiqué qu’un certain nombre de résidents de la ville de Lexeiba 2 ont été relogés dans un nouveau site dans la zone de « El Bazoul ».
Une délégation ministérielle dirigée par le ministre de l’Agriculture est arrivée dans la wilaya, où elle a visité un certain nombre de villages et de projets agricoles touchés par les inondations causées par le niveau élevé de la rivière au niveau des communes de Rosso et Jedr El Mohguen.
La délégation a tenu une réunion dans le village d’Oum Al-Qoura avec des habitants des villages situés le long du fleuve dans la moughata de N’Tékane, et a été informée de la situation dans les villages d’Ashgara, Akweynine et Baghdad dans la commune de Rosso et dans la localité de Kermour dans l’arrondissement de Jedr El-Mohguen.
Le gouvernement mauritanien a déclaré jeudi qu’il avait pris toutes les mesures nécessaires pour faire face aux inondations.
Le porte-parole du gouvernement mauritanien a déclaré que les autorités ont mis en place tout ce qui est nécessaire pour accueillir les personnes victimes des inondations.
SAHARA MEDIA