
Un atelier visant à valider le projet de loi sur les procédures civiles, commerciales et administratives a débuté mardi matin à Nouakchott- Ouest.
Cet atelier, qui durera trois jours, a pour objectif de permettre l’échange de points de vue et d’expériences afin d’élaborer un texte juridique complet, équilibré et applicable, en phase avec les mutations que connaît le système judiciaire national.
Le secrétaire général du ministère de la Justice, M. Mohamed Ould Ahmed Aida, a souligné, lors de l’ouverture des travaux de l’atelier, que les textes procéduraux occupent une place centrale dans la construction juridique de l’État, car ils ne se limitent pas à être des règles d’organisation formelles, mais constituent un mécanisme fondamental par lequel les droits passent du stade de simples textes à celui de réalité concrète.
Il a expliqué que cet atelier concrétise les dispositions du document national pour la réforme et le développement de la justice, qui constitue le cadre de référence global pour la réforme du système judiciaire et reflète la volonté politique réelle de construire une justice moderne, efficace et proche des citoyens.
Le secrétaire général a ajouté que ce processus judiciaire intégré ne peut être mené à bien par une seule partie, mais qu’il est le fruit d’un travail collectif coordonné dans lequel se croisent plusieurs rôles, chacun ayant une responsabilité centrale.
Il a déclaré que les réformes discutées aujourd’hui sont le fruit d’un diagnostic précis et d’une accumulation d’expériences sur le terrain, d’observations de praticiens et de recommandations de chercheurs, en plus de l’expérience accumulée par la justice nationale au cours des dernières années, tout en tirant parti des expériences comparatives et des meilleures pratiques internationales.
La cérémonie s’est déroulée en présence du secrétaire général de la Cour suprême, de l’inspecteur général de l’administration judiciaire et pénitentiaire et du bâtonnier de l’Ordre national des avocats.