
Le 4 février 2026, l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) annonce la découverte d’une victime de l’esclavage, une jeune fille de 12 ans employée dans une maison à Nouakchott. Le cas présumé a été dénoncé par le mouvement auprès d’un des commissariats de Police. Aussitôt, la victime et la famille qui l’employait ont été conduites pour alimenter les premiers éléments de l’enquête. Tandis que la jeune présumée victime d’esclavage était conduite au Commissariat des Mineurs situé au quartier Zaatar à Dar-Naïm, les présumés maîtres, un homme et son épouse étaient détenus au commissariat voisin.
Débute alors un sit-in ininterrompu des militants d’IRA devant les lieux pour suivre de loin l’évolution de l’enquête. Rôdés à ce genre d’exercice depuis la création de leur mouvement en 2008, les militants d’IRA sont en effet conscients que tout relâchement dans le suivi d’un cas d’esclavage peut conduire à sa disparition dans les tiroirs obscurs de la justice.
Seulement, le 6 février 2026, après trois jours de sit-in, des ordres auraient été donnés pour rompre le sit-in par la force publique. Des véhicules de plusieurs compagnies de police convergèrent ainsi vers les lieux du rassemblement des militants d’IRA pour les disperser manu militari.
Durant les échauffourées, plusieurs militants d’IRA sont blessés, dont certains gravement. Ce fut le cas de Mohamed Laghdaf Néma, Conseiller régional au Hodh Gharbi. Sa blessure a été jugée de très grave. Un coup à la tête d’une violence qui a failli lui coûter la vie. Enveloppé dans son sang, il a été acheminé à l’Hôpital Cheikh Zayed de Nouakchott, où une opération chirurgicale a été jugée urgente par les médecins.
Les autres blessés sont El Hadj Ould El Id, Coordonnateur national d’IRA, Lehbib Ould Mokhtar et Voulane Ould Mamy. Tous les trois souffraient de contusion et avaient du mal à respirer.
Venu aux nouvelles, le président Birame Dah Abeid qui avait la veille exhorté ses militants à poursuivre leur sit-in jusqu’à ce que l’un des suspects, relâché par la police, en l’occurrence le père de famille, soit ramené au Commissariat.
Devant l’ampleur des dégâts jugés excessifs envers des militants pacifiques exerçant leurs droits constitutionnels et légaux, Birame Dah Abeid, a veillé au chevet des malades. Il a fait plusieurs déclarations, portant la responsabilité aux autorités médicales de l’hôpital si jamais des complications ultérieures survenaient aux blessés. En effet, les médecins avaient affirmé que les malades pouvaient sortir et qu’ils n’avaient plus rien à craindre.
Birame a rappelé à cet égard les faux certificats médicaux délivrés par ce même hôpital lors de la mort de l’activiste Souvi Ould Cheine, à la suite de son assassinat le 9 février 2023 dans les locaux du même commissariat de Dar-Naïm. Il a fallu la forte pression populaire pour que la vérité soit établie.
Le 7 février 2026, une importante manifestation a éclaté à Nouakchott. Des centaines de sympathisants et acteurs sont sortis en effet massivement pour exprimer leur solidarité avec les militants d’IRA, tout en réitérant leur soutien indéfectible au président et député Birame Dah Abeid
Cheikh Aïdara