
Selon les informations disponibles, la controverse qui agite la Mauritanie à propos des dons au peuple de Gaza, peut être inscrit dans un contexte particulier. L’avocat Mohamed Ould Moine accuse les Frères musulmans – en particulier des personnalités comme le Cheikh Mohamed El Hassen Ould Deddaw et le député Isselkou Ould Baha – de s’être illicitement approprié les dons pour Gaza, parlant de « vol ». Il déclare que ce vol a été commis avec la complicité de certains membres du Hamas, notamment à Istanbul et au Q
Ould Moine déclare s’appuyer sur de vieux dossiers, notamment une affaire remontant à 2018 concernant la vente de dattes périmées dans un magasin appartenant au député Isselkou Ould Baha. Selon lui, la corruption qui y régnait n’a pas été sanctionnée en raison de l’influence des personnes mises en cause.
De leur côté, certains responsables du Hamas ont rejeté les allégations de l’avocat par l’intermédiaire de leur représentant en Mauritanie, Mohamed Soubhi Abou Sakhr, affirmant qu’il existe des preuves et témoignages (vidéos et photos) attestant que les familles à Gaza ont bien reçu l’aide.
Pour sa part, l’ambassadeur Abou Habta a maintenu sa position initiale, réaffirmant que les fonds ne sont pas passés par les canaux officiels, qDons ualifiant les démentis de mensonges et d’infamies. Il dit toujours attendre toute preuve du contraire.
controverse a profondément divisé l’opinion entre ceux qui ont confiance dans les structures locales pour acheminer l’aide, et ceux qui exigent une enquête urgente sur le sort de l’argent.Un député du parti islamiste « Tawassoul » a adressé une lettre à l’ambassadeur palestinien lui demandant de fournir ses preuves ou de présenter des excuses. Des experts économiques ont également appelé à s’en tenir aux faits et documents.
Le représentant du Hamas à Nouakchott a averti que la mise en cause répétée du sort des dons affecte négativement la confiance des donateurs et risque de faire baisser les contributions à l’avenir.
Il reflète une grave défiance entre le public mauritanien qui a donné et les entités chargées de collecter et distribuer ces dons.
La polémique se résume à une guerre de déclarations médiatiques. Alors que les critiques exigent transparence et divulgation, les responsables des dons refusent d’entrer dans le détail des mécanismes sécuritaires d’acheminement vers une zone assiégée.
Le débat a cessé d’être une discussion sur les modalités de l’aide pour devenir une arène de règlements de comptes politiques entre le courant islamiste et ses adversaires en Mauritanie, tout en étant agité par les divisions palestiniennes internes.
La polémique a éclaté après les déclarations de l’ambassadeur palestinien à Nouakchott, Bachir Abou Habta, affirmant que les dons des Mauritaniens destinés aux habitants de Gaza ne sont pas parvenus à destination. Ces propos ont rouvert la porte à des accusations anciennes et nouvelles sur le sort de cet argent, estimé à environ 400 millions de dollars.
En réaction à ces accusations, le Rassemblement national pour le soutien au peuple palestinien » (proche du courant islamiste) déclare avoir supervisé la collecte des dons. Ses responsables nient fermement toute malversation ou mauvaise gestion, affirmant se conformer aux lois et autorités compéten