
Nouadhibou a abrité lundi 13 juillet 2026 l’ouverture d’un atelier de trois jours sur la nutrition, avec en particulier la mise en place d’un réseau de journalistes amis de la nutrition.

L’ouverture officielle a été marquée par un échange de discours entre Fodé Niang, Chef du projet SYSALEM de la coopération belge Enabel, et Mohamed Mokhtar Mohamed Lemine, Directeur des Relations avec le Parlement au sein du Ministère de l’Artisanat, de la Culture et de la Communication.
Tous les deux ont souhaité la bienvenue aux journalistes venus de Nouadhibou, de Nouakchott et de l’intérieur du pays, en particulier de l’Assaba et du Hodh. Ils ont insisté sur la nécessité d’une couverture médiatique diversifiée sur la malnutrition, devenue un sérieux problème de santé publique, avec des taux alarmants dépassant les seuils d’urgence, en matière de malnutrition aiguë sévère, de malnutrition aiguë grave ou de malnutrition modérée.
L’accent a été mis sur les efforts de l’Etat pour faire face à ce fléau qui met en danger l’avenir et la santé de milliers d’enfants mauritaniens et de femmes enceintes ou allaitantes.

Par la suite, Mohamed Béchir, Expert en nutrition au sein d’Enabel a présenté plusieurs communications où il a abordé des définitions, celles de la nutrition et de la malnutrition, la relation entre alimentation et nutrition, les catégories vulnérables, les causes de la malnutrition et ses effets sur le développement économique et social du pays.
Les échanges ont été interactifs entre l’expert et les journalistes. Ces derniers ont ainsi contribué à enrichir le débat par leurs expériences et leurs questions pertinentes, telles que celles soulevant l’absence de toute politique de prévention, l’essentiel des efforts aussi bien de la part de l’Etat comme de ses partenaires s’étant concentrés jusque-là sur le préventif. D’où, selon eux, le maintien des taux de malnutrition à des niveaux élevés, sans aucune amélioration majeure entre 2008 à nos jours.
L’accent a été mis, au cours de l’atelier d’ouverture, sur la nécessaire implication des journalistes dans la prise de conscience des populations sur les méfaits de la malnutrition à travers des campagnes ciblées et accessibles. L’aspect plaidoyer a été aussi mis en exergue, notamment en direction des autorités pour la traduction des discours et des intentions sur le terrain de la lutte réelle contre la malnutrition.
L’atelier se poursuivra pendant trois jours et devra aboutir à la mise en place d’un réseau de journalistes amis de la nutrition.
Cheikh Aïdara