La carte du monde change grâce à une résolution introduite par le Togo L’ONU corrige enfin la carte du monde : l’Afrique gagne une bataille symbolique face aux grandes puissances
Saturday, 05 Sep 2026 20:00 pm

L'Authentique

L’Assemblée générale des Nations unies a adopté, vendredi, à une large majorité, une résolution historique portée par le Togo et plusieurs pays africains, visant à promouvoir une cartographie mondiale plus fidèle aux réalités géographiques. Une victoire diplomatique éclatante pour l’Afrique, qui a réussi à imposer un débat longtemps dominé par les grandes puissances occidentales.

Le texte a été approuvé par 164 voix contre une seule, celle des États-Unis, et six abstentions. Il a même recueilli le soutien des pays de l’Union européenne, dont la France, contrainte de se ranger derrière la position défendue par le continent africain.

Cette résolution s’attaque à une injustice cartographique héritée de la projection Mercator, conçue au XVIe siècle pour la navigation maritime, mais devenue au fil du temps un outil de déformation du monde. Cette projection grossit les régions proches des pôles et réduit artificiellement celles situées près de l’équateur, notamment l’Afrique, l’Amérique latine et l’Asie du Sud.

Résultat : sur de nombreuses cartes encore utilisées dans les écoles, les administrations et les institutions internationales, l’Afrique apparaît bien plus petite qu’elle ne l’est réellement, tandis que le Groenland, les États-Unis et l’Europe semblent disproportionnés. Or, le continent africain compte en réalité plus de 30 millions de km², soit 13 à 14 fois la superficie du Groenland.

Portée officiellement par le Togo au nom de l’Union africaine, cette initiative est perçue comme une victoire symbolique majeure pour l’Afrique, qui obtient ainsi la reconnaissance d’une revendication ancienne : corriger une représentation du monde jugée biaisée, héritée d’une époque coloniale et eurocentrée.

En soutenant cette réforme, la France et ses partenaires européens ont acté un changement de cap diplomatique, reconnaissant la nécessité d’une cartographie plus juste, plus équilibrée et plus conforme à la réalité des continents.