
Au cours de la conférence de presse qu’il a animée mercredi 9 septembre 2026 à son siège sis à la Cité Plage à Nouakchott, Birame Dah Abeid, député et président de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), a nommé Dr. Lô Baïdy et Khadijetou Sow à des postes clés au sein de son organisation.
Dr. Lô Baïdy, spécialiste des pathologies et de la chirurgie orale, a été nommé Vice-président du mouvement IRA et son numéro 2. L’annonce a été faite au cours d’une conférence de presse animée par le député Birame Dah Abeid, président d’IRA, mercredi 9 septembre 2026.
Dr. Lô Baïdy a dirigé le service de stomatologie au Centre hospitalier de Kaédi et a exercé comme vice-président et chargé des relations extérieures de l’Association des Médecins Dentistes de Mauritanie. Il participe aussi régulièrement à des caravanes médicales avec l’ONG ACTUME à Tékane.

Selon les informations disponibles, Dr. Lô Bâidy, n’a pas d’expérience dans le domaine politique. Sa nomination a été cependant très appréciée au sein du mouvement IRA. Son entrée dans cette organisation de défense des droits humains est considérée comme du « sang neuf »; incarnant ainsi cette jeune génération de cadres qui a décidé de s’impliquer dans le débat et l’action politique.
La deuxième personnalité qui a intégré IRA est Khadijetou Sow, juriste de formation. Elle a travaillé avec la Coopération allemande (GIZ) puis à l’UNICEF. Elle est spécialiste du droit des enfants et des femmes. Un volet qu’elle sera chargée d’animer au sein du mouvement IRA.
Autre fait marquant de la conférence de presse, le retour d’une ancienne combattante du mouvement IRA, Amy Diop.

Figure emblématique de la jeunesse active du département de Sebkha, elle avait quitté IRA sans tambour ni trompette pour intégrer les structures des jeunes du parti INSAF au pouvoir. En 2023, elle avait soutenu le parti lors des élections législatives, puis a accompagné la campagne présidentielle en soutien au président Ghazouani.
La lourde défaite du président Ghazouani, battu à plate couture à Sebkha par Birame Dah Abeid, lors de la présidentielle de 2024, allait valoir à Amy Diop des accusations graves. Le parti lui fait porter le poids de la défaite, soutenant qu’elle travaillait en douce pour IRA, avant que les militants ne l’accusent de traîtrise.
Ce qu’elle a démenti avec force au cours de la conférence de presse, soutenant qu’elle avait rompu tout contact avec IRA et avec Birame. Ce que ce dernier allait confirmer, soutenant n’avoir pas été au courant de sa défection, car contrairement aux autres transfuges, elle n’a jamais insulté ni jeté l’opprobre sur ses anciens compagnons.
Cette expérience, selon elle, lui a ouvert les yeux, ce qui lui a permis de comprendre que la vérité et la justice ne se trouvent nulle part ailleurs en dehors du mouvement IRA et de son président Birame Dah Abeid.
Plusieurs autres sujets d’actualité ont été abordés au cours de la conférence de presse, dont notamment la solidarité exprimée par Birame Dah Abeid envers la famille de la fillette violée de 7 ans. Il a parlé du démantèlement d’un réseau de trafic d’armes à la frontière malienne, de la détention du général Lebatt Ould Maayouf qu’il a condamnée, du dialogue politique en perspective et par rapport auquel il a lancé un appel à l’opposition pour le boycotter.
Selon lui, les appels à un 3ème mandat, l’impunité accordée aux malfaiteurs en col blanc de la République, l’interdiction faite à l’opposition d’exercer ses droits à manifester et à rencontrer la population en toute liberté, constituent autant d’éléments constitutif d’un régime autoritaire et dictatorial avec qui il est inutile de dialoguer.
Il est allée même jusqu’à fustiger la démission de l’opposition mauritanienne face à ses devoirs de représentants des aspirations du peuple, les appelant à un sursaut face aux dérives qui menacent le pays.
Cheikh Aïdara